Alors que de nouvelles actions sont prévues cette semaine :

Mayotte : la grève des fonctionnaires de plus en plus impopulaire


Publié / Actualisé
Ce mardi 12 novembre 2013, les fonctionnaires mahorais entament leur huitième jour de grève, bloquant les établissements scolaires et perturbant une très grande partie des services de l'Etat. Au sein d'une population en proie à de profonds problèmes de chômage et de pauvreté, ce mouvement de protestation contre l'imposition des primes passe de plus en plus mal. Alors que les fonctionnaires menacent de quitter l'île aux parfums, "les Mahorais disent chiche !", écrit le journal France Mayotte Matin. Du côté des manifestants, de nouvelles actions sont prévues cette semaine.
Ce mardi 12 novembre 2013, les fonctionnaires mahorais entament leur huitième jour de grève, bloquant les établissements scolaires et perturbant une très grande partie des services de l'Etat. Au sein d'une population en proie à de profonds problèmes de chômage et de pauvreté, ce mouvement de protestation contre l'imposition des primes passe de plus en plus mal. Alors que les fonctionnaires menacent de quitter l'île aux parfums, "les Mahorais disent chiche !", écrit le journal France Mayotte Matin. Du côté des manifestants, de nouvelles actions sont prévues cette semaine.

Cela fait maintenant plus d’une semaine que l’île de Mayotte se trouve paralysée par la grève des fonctionnaires. Une situation qui irrite de plus en plus la population. "Les choses commencent à tourner au vinaigre et l’impopularité du mouvement monte crescendo à tel point qu’il est répondu en chœur et notamment sur les réseaux sociaux : vous menacez de partir, et bien chiche !", relate France Mayotte Matin.

Le quotidien mahorais cite ainsi l’exemple d’un long courrier publié sur le site Rue89 et intitulé : "Fonctionnaire de Mayotte, ta grève est une insulte à la misère". L’auteur y souligne "l’indécence" de ceux qui ne veulent pas "participer à l’effort du versement des impôts", avant de s’en prendre aux "profs qui ne viennent pour la plupart que pour renflouer leurs caisses, sans intention aucune d’élire résidence ici". "Beaucoup sont comme moi en colère de voir manifester des gens, criant dans la rue, comme s’ils défendaient de véritables causes révolutionnaires alors qu’ils ne défendent que leurs privilèges", écrit-il encore.

Cité par France Mayotte Matin, l’écrivain Madi Abdou N’Tro exprime lui aussi son indignation : "Cette grève a cristallisé et semble révéler une forme d’insulte grave exercée envers la population mahoraise et au jeune Département lorsque je vois que ces fonctionnaires français osent tenir un discours infantilisant envers la population."

Selon le journal mahorais, l’idée d’une contre-manifestation a été évoquée, même si celle-ci ne devrait pas avoir lieu. En revanche, du côté des fonctionnaires, de nouvelles actions sont prévues. Ce mardi, une manifestation symbolique devait être organisée pour simuler le départ des fonctionnaires, avec une marche allant des barges de Dzaoudzi à l’aéroport. Et ce jeudi, une manifestation "monstre" est programmée avec une marche jusqu’à la mairie de Mamoudzou pour remettre au préfet les "demandes symboliques de départ anticipé".

Les fonctionnaires n’ont donc pas l’intention de lâcher du lest, alors que la colère monte du côté de la population. Les parents d’élèves réclament une réouverture des établissements scolaires, où les élèves tentent de s’organiser eux-mêmes pour contourner les blocages. De son côté, le SNPDEN, syndicat majoritaire des chefs d’établissement, vient de quitter l’intersyndicale, condamnant également les blocages des écoles, collèges et lycées.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Lola, Posté
Moi je dis que si les Mahorais étaient à leur place, ils feraient exactement pareil. Chacun défend son bout de gras. Maintenant pour la métropole bonjour ! va falloir les recaser tous ces fonctionnaires. Ensuite concernant les administrations de Mayotte ben tant pis, ce n'est pas de la faute des Mahorais, mais ils se débrouilleront. On ne s'expatrie pas pour le plaisir, c'est souvent un moyen de gagner de l'argent. D'ailleurs en métropole il y a aussi des Mahorais dans la fonction publique et le problème va se poser pour eux aussi.