Certains établissements sont encore ouverts ce jeudi matin :

Les stations en grève illimitée, les gérants se rassemblent devant la SRPP


Publié / Actualisé
Alors que la grève "illimitée" a débuté ce jeudi 30 janvier 2014, quelques stations étaient encore ouvertes ce matin. Elles devraient toutefois fermer après avoir écoulé leur stock. Une quinzaine de gérants se sont rassemblés au Port devant la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers), à l'appel du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (SRESS), le président Gérard Lebon étant attendu en fin de matinée pour la tenue d'une réunion. Si les stations ne sont plus alimentées par la SRPP, aucun blocage n'est à signaler, le ravitaillement en kérosène de l'aéroport Roland-Garros s'effectuant normalement. Les discussions avec le gouvernement sur l'application du décret Lurel étant au point mort, le mouvement de grève pourrait s'inscrire dans la durée.
Alors que la grève "illimitée" a débuté ce jeudi 30 janvier 2014, quelques stations étaient encore ouvertes ce matin. Elles devraient toutefois fermer après avoir écoulé leur stock. Une quinzaine de gérants se sont rassemblés au Port devant la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers), à l'appel du Syndicat réunionnais des exploitants de stations-service (SRESS), le président Gérard Lebon étant attendu en fin de matinée pour la tenue d'une réunion. Si les stations ne sont plus alimentées par la SRPP, aucun blocage n'est à signaler, le ravitaillement en kérosène de l'aéroport Roland-Garros s'effectuant normalement. Les discussions avec le gouvernement sur l'application du décret Lurel étant au point mort, le mouvement de grève pourrait s'inscrire dans la durée.

Après l'échec des négociations sur l'application du décret Lurel - visant à réguler les prix des carburants dans les DOM -, les gérants de stations ont décidé de déclencher ce jeudi un mouvement de grève "illimitée". Une annonce ayant provoqué ce mercredi une véritable ruée vers les stations, une pagaille touchant également la Martinique, la Guadeloupe et la Guyane. À Mayotte, où Total possède le monopole des importations, du stockage et de la distribution, toutes les stations sont également en grève. À La Réunion, certaines stations étaient encore ouvertes ce jeudi matin, le temps de vider leurs cuves ou d’écouler une partie de leur stock, certaines ayant été ravitaillées hier soir.

À l’appel du SRESS, une quinzaine de gérants de stations-service se sont rassemblés depuis 5h30 au Port devant la SRPP (Société réunionnaise de produits pétroliers), unique importateur de carburant sur l’île. "Le but de ce rassemblement est de mener une action symbolique vis-à-vis du mépris auquel on fait face avec ce gouvernement et ce ministère", affirme le secrétaire du SRESS Goulamraza Akbaraly.

"On est censé bloquer les camions qui sortent, mais il n’y en a pas qui sortent pour le moment à part les Jet, c’est-à-dire le kérosène pour alimenter l’aéroport", poursuit-il. Selon lui, "ça veut dire que le mot d’ordre est passé dans notre profession et qu’aucune commande n’a été passée par les gérants". Il semble surtout que les pétroliers soient solidaires de ce mouvement, les gérants de stations étant parfois accusés d'être leur "bras armé". "On se bat simplement pour sauver nos emplois et nos entreprises", répond Goulamraza Akbaraly.

À noter qu'un camion Engen a pu ravitailler une entreprise de BTP ce matin. La raison avancée est qu’il aurait été chargé hier soir et qu’il n’est pas possible de remettre le carburant dans les cuves.

Furieux devant l’attitude du gouvernement lors de la réunion de mardi à Bercy, les exploitants semblent décidés à se lancer dans un mouvement "dur". "Nous nous excusons auprès de la population pour la gêne occasionnée, mais visiblement c’est le passage obligé pour se faire entendre", déclarait ainsi ce mercredi Gérard Lebon, président du SRESS, interrogé par Radio Festival. "On nous traite avec mépris, ce genre de méthode est inacceptable. On ne peut pas traiter des chefs d’entreprise de la sorte et on ne peut pas traiter les Réunionnais et les Antillais de la sorte", a-t-il ajouté.

C’est toujours le fameux décret Lurel visant à réguler les prix des carburants dans les DOM qui est en cause. Ou plutôt son mode d’application - les "arrêtés de méthode" -, le gouvernement étant toujours décidé à le faire entrer en vigueur le 1er février, les gérants réclamant eux un calendrier de négociations. Or ce mercredi, les positions des uns et des autres semblaient bien figées, aucune nouvelle discussion n’étant visiblement programmée. "Pour l’instant le dialogue est interrompu et nous rentrons dans une grève illimitée", a confirmé Gérard Lebon.

Par ailleurs, Goulamraza Akbaraly a démenti la rumeur faisant état d’un canular de Manu Payet qui serait à l’origine de la grève (l’humoriste se serait fait passer pour Victorin Lurel en appelant Gérard Lebon).

Ce mouvement de grève "illimité" des stations menace l’île de pénurie de carburant et donc de paralysie s’il devait s’inscrire dans la durée. Dans ce cas, les autorités pourraient être amenées à prendre des dispositions et décider de réquisitions de certaines stations, notamment pour les véhicules d’urgence. Si la situation se présente, "nous exigerons la présence de policiers ou de gendarmes sur place car il y aura un problème d’insécurité", a confié à l’AFP Goulamraza Akbaraly.

Ce mercredi, 24 parlementaires ultramarins ont appelé le gouvernement à "ne pas céder à ce chantage organisé par quelques compagnies pétrolières". Selon eux, "les gérants de stations-services doivent donc cesser de se laisser manipuler par les compagnies pétrolières qui les utilisent pour défendre leur seule rente de situation Outre-mer au détriment du consommateur et des économies ultramarines".

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Ronny, Posté
vaut mieux negocier avec un mur que la forteresse bercy. c perdu d avance les gars. petroliers ou pas; milliardaire ou pas, meme pas le ministre lui meme n'a pas son mot a dire; ou plutot , il a interet a suivre l'avis des hauts fonctionnaire qui font tourner l'usine; plus vous insistez, plus vous etes dans le collimateur. regardez bernard tapie ; il a osé dire qu'on lui devait 400millions euro (argent public) et il a osé critiké les fonctionnaires de bercy; resultat;: on en entend plus parler.
et
bloquer l economie comme fait la srpp, c pas bien; le petrole , c comme l electricite, c indispensable. il y va du maintien de l'ordre public ds les jours a venir , c evident.
La filière des carburants dans les DOM, Posté
Bonjour nous vous invitons à prendre connaissance de l'actualité et des positions de la filière carburants dans les DOM sur le blog : www.carburantdom.com