Colgate/Palmolive envisage l'importation de certains de ses produits :

Jocelyn Rivière : "la SIB fait des bénéfices et nous jette dehors"


Publié / Actualisé
Alors que les salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon) ont toujours des doutes sur leur avenir, ces derniers se sont vus remettre dans le courant de cette semaine un courrier, par la direction, les informant de l'éventuelle importation de certains produits, prétextant une "insuffisance des volumes de production". Pour Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR, cela prouve que "l'usine fonctionne bien" et qu'elle "a besoin de ses salariés". "La SIB fait des bénéfices et nous jette dehors", lâche-t-il. Déterminé, ce dernier se dit également prêt à entamer une grève de la faim dans les jours qui viennent. Une tente a été symboliquement installée ce vendredi 7 février dans la cour de l'usine.
Alors que les salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon) ont toujours des doutes sur leur avenir, ces derniers se sont vus remettre dans le courant de cette semaine un courrier, par la direction, les informant de l'éventuelle importation de certains produits, prétextant une "insuffisance des volumes de production". Pour Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR, cela prouve que "l'usine fonctionne bien" et qu'elle "a besoin de ses salariés". "La SIB fait des bénéfices et nous jette dehors", lâche-t-il. Déterminé, ce dernier se dit également prêt à entamer une grève de la faim dans les jours qui viennent. Une tente a été symboliquement installée ce vendredi 7 février dans la cour de l'usine.

Dans ce courrier remis en mains propres aux 29 salariés de l’usine, la SIB dit "constater que les volumes de production sont insuffisants au regard des objectifs mensuels de production, définis d’un commun accord", ayant donc pour conséquence "l’impossibilité d’honorer toutes les commandes" et faisant "peser sur la société, un risque de déréférencement auprès de plusieurs enseignes".

"Nous devons donc envisager l’importation de produits Soupline et Javel afin de satisfaire les besoins immédiats du marché. Cette mesure ponctuelle, d’adaptation aux nécessités du marché, est temporaire par nature et parfaitement indépendante des projets en cours", écrit encore la SIB.

Pour Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR, cette mesure montre avant tout que "la société fait des bénéfices". Rappelons qu’en novembre dernier, la SIB avait justifié "des difficultés économiques durables de l'usine caractérisées par des coûts de fonctionnement élevés", soulignant un outil de production "étant utilisé qu’à moins d’un dixième de sa capacité", pour la cessation d’activités de son usine.

"Avec ce courrier, cela montre qu’on a besoin de nous, salariés. Le travail est là, tout comme l’outil de production. Nous avons tout sous la main. Au lieu de cela, on nous met dehors", lance le délégué syndical. Il commente également: "au vu de notre situation, il est normal que le rendement n’est plus comme avant".

Déterminé, Jocelyn Rivière se dit toujours prêt à entamer une grève de la faim dans les jours qui viennent. Ce vendredi matin, ce dernier a d’ailleurs installé symboliquement une tente dans la cour de l’usine afin, dit-il, de "tirer la sonnette d’alarme". "S’il n’y a pas de déblocage et qu’une solution n’est pas trouvée pour la sauvegarde de nos emplois, la grève de la faim est une alternative. Je suis prêt à me sacrifier pour mes camarades et je n’ai pas le droit de les décevoir", indique-t-il.

"Aujourd’hui, nous avons marre de cogner aux portes, d’autant qu’il n’y a pas eu de résultat avec la préfecture. Concernant les hommes politiques, on voit bien aujourd’hui que ce n’est pas leurs préoccupations premières", conclut-il.

www.ipreunion.com

 

   

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