Un marché souterrain qui "prend de l'ampleur" :

Le trafic de métaux gagne Mayotte


Publié / Actualisé
Répandu en France métropolitaine et en Europe, le trafic de métaux (cuivre, aluminium, acier...) alimente également un marché souterrain à Mayotte. Une économie parallèle "qui prend de l'ampleur dans l'île", selon le journal France Mayotte Matin.
Répandu en France métropolitaine et en Europe, le trafic de métaux (cuivre, aluminium, acier...) alimente également un marché souterrain à Mayotte. Une économie parallèle "qui prend de l'ampleur dans l'île", selon le journal France Mayotte Matin.

Il y a quelques jours, la société Sogéa a été victime d’un vol de ses entrepôts lors duquel 2 tonnes d’aluminium se sont "évaporées", relate France Mayotte Matin dans son édition de ce mardi 13 mai 2014. Un nouveau signe, pour le quotidien, que le trafic de métaux "existe bel et bien" sur l’île aux parfums.

"Les départs de containers remplis de matériaux de récupération, à l’instar des métaux, ne sont pas rares à Mayotte et les autorités ne sont d’ailleurs pas mécontentes de voir partir ces encombrants que sont les carcasses de voitures, les tôles rouillées et les canettes en alu qui jonchent les caniveaux", écrit France Mayotte Matin. Mais d’ajouter que "les importations sont sous l’œil des douaniers, les départs de monstres un peu moins".

Le quotidien mahorais évoque ainsi un trafic qui transiterait par les Comores : "Les boîtes destinées à Dubaï sont embarquées sur les bateaux et filent vers Anjouan où elles sont pour certaines débarquées. Sur place, une personne récupère la marchandise qu’il écoulera via sa propre filière, soit aux Comores, soir vers une autre destination." Ainsi, des produits issus de ce trafic "se retrouvent sur le grand marché de Mamoudzou", selon France Mayotte Matin, qui relate également des trafics de moteurs de voiture ou de moteurs de bateaux saisis par les forces de l’ordre.

"Là encore, du côté des Comores, des boîtes seraient récupérées ou reviendraient du continent pour alimenter un marché très florissant, celui de l’immigration clandestine et du trafic de marchandises en tous genres via les barques", raconte le journal mahorais. Et de conclure que "c’est donc une nouvelle forme de marché souterrain qui se met en place".

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