Vladimir Poutine ne veut plus des produits venant des pays occidentaux :

Embargo russe : peu d'impact mais quelques inquiétudes à La Réunion


Publié / Actualisé
Depuis le 7 août dernier, les produits alimentaires en provenance des pays occidentaux (Union européenne, Etats-Unis, Australie, Canada, Norvège) ne peuvent plus être importés en Russie, en vertu d'un décret signé par Vladimir Poutine en réponse aux sanctions internationales récemment votées à l'encontre de Moscou en raison de son implication dans la crise ukrainienne. Une mesure prévue pour durer un an, mais qui n'a pour le moment pas d'impact sur les exportations réunionnaises. "Mis à part les ananas Victoria, nous n'exportons pratiquement pas en Russie, donc pour l'instant il n'y a pas de répercussions", confie Jean-Bernard Gonthier, président de la chambre d'agriculture. "Mais ça nous inquiète, car on est classés comme Européens et donc ça nous enlève un marché potentiel", souligne-t-il.
Depuis le 7 août dernier, les produits alimentaires en provenance des pays occidentaux (Union européenne, Etats-Unis, Australie, Canada, Norvège) ne peuvent plus être importés en Russie, en vertu d'un décret signé par Vladimir Poutine en réponse aux sanctions internationales récemment votées à l'encontre de Moscou en raison de son implication dans la crise ukrainienne. Une mesure prévue pour durer un an, mais qui n'a pour le moment pas d'impact sur les exportations réunionnaises. "Mis à part les ananas Victoria, nous n'exportons pratiquement pas en Russie, donc pour l'instant il n'y a pas de répercussions", confie Jean-Bernard Gonthier, président de la chambre d'agriculture. "Mais ça nous inquiète, car on est classés comme Européens et donc ça nous enlève un marché potentiel", souligne-t-il.

Bœuf, porc, volaille, poisson, fromage, lait, fruit et légumes : autant de produits alimentaires de l’Union européenne et d’autres pays occidentaux qui ne sont plus les bienvenus en Russie selon la volonté de MM. Poutine et Medvedev. Et parmi eux, les ananas Victoria de La Réunion, dont les Russes seraient de plus en plus friands, même si l’essentiel des exportations de ce produit phare réunionnais part en direction de l’Europe et de la métropole.

L’embargo russe ne constitue donc pas vraiment une menace pour les agriculteurs réunionnais. "Mis à part les ananas Victoria, nous n’exportons pratiquement pas en Russie, donc pour l’instant il n’y a pas de répercussions", explique Jean-Bernard Gonthier. "Notre sucre ne va pas en Russie", assure-t-il notamment, ce qui n’empêche pas les exploitants locaux de demeurer vigilants sur le sujet. "Ça nous inquiète un petit peu, car on est classés comme Européens et donc ça nous enlève un marché potentiel", reprend le président de la chambre d’agriculture.

Mais davantage que l’embargo russe, c’est toujours l’avenir de la filière canne qui préoccupe actuellement les agriculteurs réunionnais. "On craint pour l’avenir", confirme Jean-Bernard Gonthier, qui attend beaucoup de la venue du président de la République François Hollande le 21 août prochain. "On espère qu’on aura un début de piste pour l’avenir et qu’il aura des choses à nous dire. Nous avons des garanties jusqu’en 2017, mais nous ne savons pas comment le gouvernement voit l’après-2017...", souligne le président de la chambre d’agriculture.

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