Une décharge géante existe au coeur de l'archipel :

Maldives : l'île poubelle refait parler d'elle


Publié / Actualisé
Cela fait quelques années que l'on entend parler de Thilafushi, "l'île poubelle" des Maldives. À quelques encablures des lagons et des plages de sables fins, le pays a en effet sacrifié l'une de ses îles afin de stocker tous les déchets générés par les habitants et surtout par l'activité touristique. Une horreur environnementale de nouveau placée sous les feux des projecteurs par la surfeuse américaine et militante écologiste Alison Teal après sa participation à une émission de télé-réalité sur l'archipel. Elle y est retournée quelque temps après pour en ramener quelques clichés édifiants, nouvelle tâche sur la carte postale d'un pays adepte de la charia et déjà pointé du doigt pour le rétablissement de la peine de mort pour les mineurs.
Cela fait quelques années que l'on entend parler de Thilafushi, "l'île poubelle" des Maldives. À quelques encablures des lagons et des plages de sables fins, le pays a en effet sacrifié l'une de ses îles afin de stocker tous les déchets générés par les habitants et surtout par l'activité touristique. Une horreur environnementale de nouveau placée sous les feux des projecteurs par la surfeuse américaine et militante écologiste Alison Teal après sa participation à une émission de télé-réalité sur l'archipel. Elle y est retournée quelque temps après pour en ramener quelques clichés édifiants, nouvelle tâche sur la carte postale d'un pays adepte de la charia et déjà pointé du doigt pour le rétablissement de la peine de mort pour les mineurs.

C’est au début des années 1990 que l’île de Thilafushi a été transformée en décharge par les autorités des Maldives, débordées par les déchets générés par l’afflux des touristes. Des déchets tout d’abord enfouis, mais à présent déposés à même le sol au point de donner naissance à des montagnes d’ordures au coeur de l’archipel "paradisiaque" vanté par les agences touristiques. Plus de 300 tonnes de déchets y sont déversés quotidiennement.

C’est cette situation qu’a découverte Alison Teal lors de sa participation en 2013 à l’émission de télé-réalité intitulée "Naked and Afraid", sorte de "Koh Lanta" dénudé. Après l'émission, "je me suis dit que je devais revenir (...) je voulais voir ce que je pouvais faire pour un pays qui m'a aidée à survivre pendant presque un mois", a-t-elle raconté au HuffPost américain.

La jeune surfeuse a donc repris la direction des Maldives il y a quelques mois, en compagnie d’un photographe et d’un cinéaste afin de témoigner d’une catastrophe écologique ignorée par les caméras de télévision. "Quand je suis revenue, je ne savais pas à quoi m'attendre", confie Alison Teal. "C'était comme entrer dans votre maison pour constater qu'elle avait été saccagée. Vous ne pouviez pas faire un pas sans trouver une bouteille d'eau. C'était encore bien pire que lorsque je suis venue pour la première fois", ajoute l’Américaine, qui s’est ensuite lancée dans un grand nettoyage de la plage avec des bénévoles locaux.

Elle a ramené  de ce séjour des photos et  quelques vidéos consultables sur son site Alison’s Adventures. "J'ai choisi de mettre en évidence (l'île de Thilafushi) comme un problème mondial et pas seulement propre aux Maldives", affirme Alison Teal.

Son témoignage vient en tout cas remettre au premier plan de ce problème environnemental dans un des pays les plus touristiques de la planète, qui avait déjà fait parler de lui en mai dernier en rétablissant la peine de mort, un châtiment pouvant s’appliquer aux enfants dès l’âge de 7 ans. S’en étaient suivis de nombreux appels au boycott de la destination, de Johnny Hallyday au fondateur de Nouvelles Frontières, Jacques Maillot.

Le ministère des Affaires étrangères indiquait par ailleurs il y a peu qu'une manifestation de soutien à l'État islamique avait eu lieu dans la capitale, Malé, et qu'il étaient possible que d'autres aient lieu dans les semaines à venir.

Pour rappel, les îles Maldives sont toujours un partenaire touristique de La Réunion dans le cadre du groupement des îles Vanille présidé par le président du conseil régional Didier Robert.

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Rosanna benuszak, Posté
no comment
Danyboy, Posté
Kourou, la ville spatiale et sa décharge à ciel ouvert...qui a en 40 ans entièrement comblé une dépression de terrain dans la belle forêt de Guyane : incinérateur ? Connais pas !
St Martin une de ces perles des Caraïbes :
Côté français une décharge qui se déverse sur une colline en direction de la mer en face de l'ilot Tintamarre.
Côté ex hollandais : un lagon transformé en poubelle sur lequel s'accumule les déchets depuis des décennies; c'est maintenant une "colline" artificielle.
Il y a 60 ans, les emballage plastique n'existaient pas et les bouteilles en verre qu'on jetait alors négligemment dans la nature ont aujourd'hui totalement disparues, elles sont retournées à la nature de même les papiers et cartons.
Les plastiques, eux restent , partout : mer, montagne, déserts, himalaya, antarctique etc.
Cette pollution à long terme est la conséquence de tous les comportements et d'abord des citoyens qui n'en font pas cas.
Des politiques qui sollicite les suffrages mais une fois en place n'engage aucun combat dans ce domaines.
Des lobbies qui eux combattent pour vendre leurs produits en laissant de côté les conséquences pour les temps futurs.
Un espoir toutefois : les conséquences commencent à être très sensibles sur le présent, on peut donc espérer qu'à ce stade les élus et les responsables des industries productrices prennent des initiatives pour réduire au strict indispensable l'emploi des emballages plastiques, favoriser l'emploi du verre et son recyclage et surtout supprimer les emballages non indispensables (les blisters par exmple!).
Question : l'eau en bouteille doit-elle nécessairement venir de l'extérieur à la Réunion ?
Et si la Réunion embouteillait son eau sur place dans des bouteilles en verre recyclées sur place ?
Et si on interdisait une bonne fois les sacs plastiques pour les remplacer par des sacs en papier recyclé comme aux USA ?
Allons, c'est bien de regarder ce qui se passe aux Maldives, aux Comores etc. mais il y a tant à faire chez nous ...
Marie, Posté
Monsieur Éric, oú est la critique dans cet article ? Il est dénoncé un fait....l'information n'est ce pas le rôle d'un journaliste ? Nous sommes tous concernés par les problèmes de pollution ou atteintes aux droits de l'homme et nous réagissons, intervenons grâce à l'information. Merci IPR pour cet article !
Eric, Posté
Vous ne savez que critiquer. Il vaut mieux les aider à gérer leurs déchets, aider les maldives mais aussi les autres pays comme les comores, Madagascar... Pourquoi ne faites vous pas la même chose sur La Réunion? A mon avis votre côté politique vous aveugle.
Chez IPR je suppose que vous triez tout, que vous valorisez tout... Il serait intéressant que les internautes aillent regarder vos propres poubelles...