Mobilisation contre la carrière Piton Defaud :

"Holcim n'a pas gagné la partie"


Publié / Actualisé
Mobilisés depuis de nombreux mois, les riverains contre le projet d'exploitation de la carrière de Piton Defaud ont rencontré ce vendredi 16 janvier 2015 Dominique Sorain, le préfet de La Réunion. Soutenus notamment par Huguette Bello et la mairie de Saint-Paul, les associations ont manifesté de nouveau leur opposition à l'installation d'un site de matériaux alluvionnaire sur une zone de 60 hectares. "On ne peut pas se laisser faire et laisser Holcim détruire l'environnement. Nous sommes dans une zone agricole qui doit être protégée. Il y a des règles qui doivent être respectées", assure Dominique Paulin, président de l'association des riverains de la Plaine.
Mobilisés depuis de nombreux mois, les riverains contre le projet d'exploitation de la carrière de Piton Defaud ont rencontré ce vendredi 16 janvier 2015 Dominique Sorain, le préfet de La Réunion. Soutenus notamment par Huguette Bello et la mairie de Saint-Paul, les associations ont manifesté de nouveau leur opposition à l'installation d'un site de matériaux alluvionnaire sur une zone de 60 hectares. "On ne peut pas se laisser faire et laisser Holcim détruire l'environnement. Nous sommes dans une zone agricole qui doit être protégée. Il y a des règles qui doivent être respectées", assure Dominique Paulin, président de l'association des riverains de la Plaine.

Le 22 juillet dernier, le commissaire enquêteur chargé d'étudier le projet d'ouverture de la carrière Piton Défaud s'était prononcé en faveur de l'exploitation du site par Holcim. La multinationale suisse souhaite exploiter une zone située entre Cambaie et le Grand Pourpier afin d'installer un site de matérieux alluvionnaires de 60 hectares.

Les résultats de l'enquête publique n'ont pas été vus d'un bon oeil par les riverains saint-paulois, opposés au projet. "C'est un dossier extrêmement important dans une zone sensible où il y a de l'agriculture et des établissements de santé. Holcim n'impose pas sa carrière pour la Nouvelle route du littoral, mais bien pour faire du ciment", accuse Huguette Bello. Pour la députée, "l'enquête publique qui a été menée pour que cette carrière se fasse n'est pas celle à laquelle on aurait pu s'attendre. Les panneaux posés pour cette enquête n'étaient pas très visibles, avec un site internet absolument faux."

Les riverains ont rencontré ce vendredi Dominique Sorain afin de lui faire part du mécontentement des habitants et de leur inquiétudes. "Le préfet est évidemment sensible à cet argumentaire. Holcim n'a pas gagné la partie puisque la commission ne s'est pas réunie. Des questions que nous nous posons ont été posées à la société, et aujourd'hui nous n'avons pas encore les réponses", souligne la parlementaire.

"L'avenir de l'avenir de La Réunion se joue ici"

En effet, l'entreprise internationale doit aujourd'hui fournir un certain nombre de réponses concernant l'installation de son exploitation notamment concernant les nuisances provoquées par les rotations de camions et l'exposisition prolongée aux poussières de ciment. Pour rappel, Holcim souhaite acquérir 60 hectares d'une zone agricole proche de plusieurs établissements de santé : l'EPSMR, le centre-médico social Edmond Albius, l'ALEFPA et le futur Pôle sanitaire ouest.

"Nous sommes sur un terrain irrigué en zone agricole. On est sur des terrains où il y a des établissements de santé et il faut que tout le monde se respecte. Ils ne peuvent pas s'installer là. Donc on demande à Holcim de se retirer", indique Dominique Paulin. Le président de l'assocaition des riverains de la Plaine envisage même de se pourvoir devant le tribunal administratif en cas d'avis favorable du préfet.

Avant que le représentant de l'Etat à La Réunion ne se prononce, ce sont les élus locaux qui doivent le faire lors d'une commission. Les riverains peuvent déjà compter sur le soutien d'Huguette Bello, d'élus du TCO et de la municipalité de Saint-Paul. En juillet dernier, Joseph Sinimalé avait annoncé soumettre au conseil municipal le rejet de cette carrière. "Mon opinion est la vôtre !", avait-il déclaré aux riverains opposés au projet.

"Nous sommes sur une zone où se joue l'avenir de l'avenir de La Réunion. On ne peut pas les laisser faire n'importe quoi sur l'une des nappes phréatiques les plus importantes de La Réunion", déclare Huguette Bello qui aimerait que toute La Réunion soit mobilisée. La parlementaire et les riverains doivent encore rencontrer des représentants du conseil général et de la chambre d'agriculture afin de mettre toutes les chances de leur côté.

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

La Rochelle , Posté
le projet Holcim a la Rochelle fait l'objet de plusieurs recours .
Georges de Lourtioux, Posté
la je suis d'acore avec elle enfin j’espère que beaucoup vont enfin prendre conscience de défendre de réel chose