Le procureur révèle le contenu de la première boîte noire (Actualisé à 16h) :

Crash de l'A320 : "les agissements du copilote peuvent être analysés comme une volonté de détruire l'avion"


Publié / Actualisé
Deux jours après le crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings, Brice Robin, le procureur de Marseille a révélé ce jeudi 26 mars 2015 les détails de l'examen de la première boîte noire retrouvée dans les Alpes : "le copilote a refusé d'ouvrir la porte au commandant et a actionné le bouton entraînant la perte d'altitude." "Il n'y a à ce jour aucun élément qui correspondrait à un attentat terroriste", a-t-il précisé. Âgé de 28 ans, Andreas Lubitz - le copilote qui comptabilisait 630 heures de vol - était de nationalité allemande. Le commandant de bord, Patrick Sonderheimer, était également Allemand. (photo Gendarmerie Nationale)
Deux jours après le crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings, Brice Robin, le procureur de Marseille a révélé ce jeudi 26 mars 2015 les détails de l'examen de la première boîte noire retrouvée dans les Alpes : "le copilote a refusé d'ouvrir la porte au commandant et a actionné le bouton entraînant la perte d'altitude." "Il n'y a à ce jour aucun élément qui correspondrait à un attentat terroriste", a-t-il précisé. Âgé de 28 ans, Andreas Lubitz - le copilote qui comptabilisait 630 heures de vol - était de nationalité allemande. Le commandant de bord, Patrick Sonderheimer, était également Allemand. (photo Gendarmerie Nationale)

Le récit donné par le procureur de Marseille est édifiant. "La boite noire a parlé. Les échanges entre les deux pilotes sont normaux pendant les 20 premières minutes", a-t-il indiqué au début de la conférence de presse. Puis, le commandant demande au copilote de prendre les commandes. "On entend le commandant de bord demander au copilote de prendre les commandes, et le bruit d'un siège qui recule", relate le procureur. "Quand il est seul, le copilote actionne volontairement les commandes pour faire descendre l'appareil", précise Brice Robin.

Bloqué à l'extérieur du cockpit, le commandant demande d'accèder aux commandes plusieurs fois. Il demande au copilote de lui ouvrir la porte. "On entend les alarmes avant l'impact et le commandant qui tambourine la porte. On entend la respiration du copilote jusqu'au crash. Les appels de la tour de contrôle restent sans réponse", souligne le procureur de la république Marseille. "Les agissements du copilote peuvent être analysés comme une volonté de détruire l'avion", estime Brice Robin. "Le copilote était Andreas Lubitz, inconnu des services anti-terroristes", a-t-il ajouté.

"Les réponses du copilote lors du briefing étaient brèves, avant le dialogue était normal, courtois, enjoué. [...] Il n'a prononcé aucun mot après le départ du commandant de bord de la cabine", a indiqué le procureur, précisant que le bouton déclenchant la descente de l'avion doit nécessité de "nombreux tours" pour être actionné. Aucun message de détresse ou d'urgence n'a été reçu par les contrôleurs aériens. "Les victimes ne se sont rendues compte de la situation qu'au tout dernier moment", a souligné le procureur lors de la conférence presse.

A noter que quelques minutes après la révélation du nom du copilote, une page intitulée "Soutien à Andreas Lubitz, héros de l'Etat Islamique" a été créée avec une photo de l'Allemand posant devant le pont du Golden Gate à San Francisco.

Brice Robin a indiqué les familles des victimes ont été prévenues par les enquêteurs. D'après le général Galtier, les identifications dureront plusieurs semaines "compte tenu de l'étendue de la zone." Deux vice-procureurs du parquet de Marseille sont actuellement à Digne pour mener l'enquête sur place. Plusieurs juges d'instruction seront saisis "pour faire toute la vérité", alors que 700 gendarmes sont mobilisés.

La seconde boîte noire est toujours recherchée. Son "enveloppe" a été retrouvée, mais pas encore la boîte noire elle-même, a précisé François Hollande ce mercredi 25 mars. Cette seconde boîte enregistre, seconde par seconde, tous les paramètres sur une durée de vingt-cinq heures de vol.

L’Airbus A320 de la compagnie allemande Germanwings, filiale low-cost de la Lufthansa, s’est écrasé ce mardi 24 mars dans la région de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec 150 personnes à bord. Il n’y a eu aucun survivant.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Mr turpin, Posté
Pourquoi le New York Times, et pas un media français, espagnol ou allemand ?

la suite de cet article est sur "arret su image" et parle des spéculaltions et hypothèses.