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Le PCR s'alarme de la situation de la filière canne


Publié / Actualisé
Dans la foulée de la manifestation de la CGPER devant la préfecture il y a trois jours, le parti communiste réunionnais a tenu à faire part, ce jeudi 23 avril 2015, de ses inquiétudes sur l'avenir de la filière canne à l'occasion de la venue de George Pau-Langevin. Le PCR s'alarme de la situation et déplore l'absence de rencontre prévue entre la ministre et les acteurs de la filière.
Dans la foulée de la manifestation de la CGPER devant la préfecture il y a trois jours, le parti communiste réunionnais a tenu à faire part, ce jeudi 23 avril 2015, de ses inquiétudes sur l'avenir de la filière canne à l'occasion de la venue de George Pau-Langevin. Le PCR s'alarme de la situation et déplore l'absence de rencontre prévue entre la ministre et les acteurs de la filière.

"Nous sommes peut-être à la veille de la plus grande crise économique, sociale et environnementale de toute l’histoire de La Réunion" : pour Yvan Dejean et le PCR, l’heure est grave. C’est que le secrétaire général du parti a détaillé, ce jeudi, trois nouveaux éléments venant s’ajouter aux inquiétudes des acteurs de la filière canne, déjà courroucés par les questions de la convention canne et de la suppression des quotas et des prix garantis.

"George Pau-Langevin nous dit que les engagements seront tenus, mais entre l’annonce de François Hollande de 38 millions d’euros d’aide supplémentaire et aujourd’hui, 8 mois se sont écoulés et le dossier n’est toujours pas déposé à Bruxelles !", déplore tout d’abord Yvan Dejean. "Quand on sait que cela devrait se faire au cours du deuxième semestre 2015 et qu’il faut trois ou quatre mois pour que l’Union européenne examine la demande de la France, cela amènerait la décision au mieux en janvier 2016. Ça veut dire que la campagne sucrière serait terminée et que la campagne qui va s’ouvrir dans quelques semaines est bourrée d’incertitudes", souligne-t-il.

Le deuxième élément "découvert" par le PCR est la baisse des crédits européens dédiés à l’agriculture dans le cadre du FEADER (fonds européen agricole pour le développement rural).  "Ces crédits vont passer en réalité de 517 millions d’euros pour 2007-2013 à 479 millions d’euros pour 2014-2020, hors programme "Leader" pour l’aménagement des hauts", explique Yvan Dejean. "Soit une différence de 38 millions d’euros, comme par hasard...", remarque-t-il.

Les dirigeants du PCR s’inquiètent enfin de l’inquiétude des sucriers, après avoir appris que les betteraviers – "dont fait partie Téréos", rappellent-ils – ont dénoncé récemment "l’incertitude compte tenu de l’abolition des quotas et des prix garantis". Et de craindre ainsi la répercussion de la baisse du cours mondial du sucre sur le prix de la tonne de canne.

Prenant en compte tous ces nouveaux éléments, le PCR estime la question aurait méritée davantage d’attention de la part de la ministre lors de son séjour réunionnais ."Il y a une série de problème dans tous les secteurs, le BTP, les problèmes requin... c’est normal que la ministre s’y attache. Mais sur ce problème immédiat, à quelques semaines de l’ouverture de la coupe, nous nous étonnons qu’il n’y ait pas de rencontre prévue avec les acteurs de la filière canne", souligne Yvan Dejean, achevant son exposé en lançant : "Nous voulons des réponses claires !"

www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Pedro, Posté
Mon Dieu, nout zoreilles nana encore pou chauffer ; Dejean i koz de plus en plus comme Vergès avec la plus grande crise... quant à Ary, si baisse la tête somanké li la honte
Ti caf la cour, Posté
quand on voit ces trois la la tete baisser y vé dire baisement y vient pou zot encore