Trafic de stupéfiants à Mayotte :

Affaire Roukia : un procès attendu d'ici la fin de l'année


Publié / Actualisé
L'affaire Roukia, du nom de la Mahoraise retrouvée morte d'une overdose en janvier 2011, sera bien jugée dans un tribunal de Mayotte d'ici la fin de cette année 2015, annonce France Mayotte Matin. Le dossier met en cause deux fonctionnaires du GIR (Groupe d'intervention régional).
L'affaire Roukia, du nom de la Mahoraise retrouvée morte d'une overdose en janvier 2011, sera bien jugée dans un tribunal de Mayotte d'ici la fin de cette année 2015, annonce France Mayotte Matin. Le dossier met en cause deux fonctionnaires du GIR (Groupe d'intervention régional).

Joël Garrigue, le procureur de la République, a rendu ses réquisitions définitives. L'ancien petit ami de la victime, qui avait découvert le corps de Roukia au lendemain d'une soirée avant de s'en débarrasser - devrait être poursuivi pour homicide involontaire, dissimulation de corps et recel de cadavre.

Sa complice, qui l'avait aidé dans sa tâche en emballant la dépouille dans un film plastique avant de le placer dans son véhicule, devrait être inquiétée pour les chefs d'accusation de dissimulation de corps et recel de cadavre.

Deux fonctionnaires du GIR (Groupe d'intervention régional) ainsi que leur indicateur figureront au rang de prévenu. Car très rapidement, la mort de Roukia s’est retrouvée lié à un trafic de stupéfiants dans lequel seraient impliqués plusieurs gendarmes, dont l’ex-patron du GIR, Gérard Gautier.

Ce dernier pourra également être appelé à la barre en tant que témoin. "Ce qui n’empêche pas qu’il puisse un jour être condamné, les débats contradictoires durant le procès pourront délier les langues et convaincre les magistrats", souligne Samuel Boscher, rédacteur en chef de France Mayotte Matin.
 
"Le dossier dont tout le monde pensait qu’il ne serait jamais jugé ou qu’il serait un jour dépaysé, prend aujourd’hui un nouveau virage", souligne le journaliste qui ne peut en révéler davantage au risque de briser le secret de l'instruction. La date précise du procès n'est pas encore connue.

Pour rappel, l'instruction de l'affaire avait été menée par le juge Hakim Karki qui a notamment mené des auditions au tribunal de grande instance de Saint-Denis. Suite à la révélation de l'affaire, de nombreux témoignages de gendarmes ont dénoncé les "opérations télécommandées" du GIR. Dernièrement, ce sont des policiers mahorais qui ont fait l'objet d'une enquête de IGPN (l'Inspection générale de la police nationale) sur une autre affaire de drogue.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Gloseur sensE, Posté
Après le récent procès aux Assises de Mayotte du gendarme qui le 7 octobre 2011 avec son flash-ball a rendu infirme à vie d'un oeil l'enfant mahorais Nassuir Oili ; ce prochain procès aux Assises de Mayotte concernant la mort non naturelle de la jeune mahoraise Roukia, retrouvée morte le 15 janvier 2011 sur la plage de Trévani, sur la commune de Koungou à Mayotte, ainsi que sur le trafic de produits stupéfiants (supprimé pour prise à partie - webmaster ipreunion.com), s'avère être très important pour la manifestation de la vérité, et pour l'exercice de la justice et du droit à Mayotte.