Ils demandent une augmentation des effectifs et l'embauche de jeunes :

Les pompiers de Saint-Denis appellent au secours


Publié / Actualisé
Les pompiers du Sdis de Saint-Denis font entendre leur mécontentement depuis mercredi matin 10 février. Si les opérations de secours sont assurées normalement, les sapeurs pompiers ont interrompu les activités parallèles : le sport, les manoeuvres, les vérifications de matériel... Hier, près d'une trentaine de sapeurs-pompiers participaient au mouvement, auquel s'est associé le syndicat autonome du personnel du Sdis (SapSdis). Les revendications transmises à la hiérarchie, le mouvement se poursuivra jusqu'à obtention d'une réponse, attendue la semaine prochaine. Si tel n'est pas le cas, les sapeurs-pompiers avertissent se tenir prêts à déposer un préavis de grève.
Les pompiers du Sdis de Saint-Denis font entendre leur mécontentement depuis mercredi matin 10 février. Si les opérations de secours sont assurées normalement, les sapeurs pompiers ont interrompu les activités parallèles : le sport, les manoeuvres, les vérifications de matériel... Hier, près d'une trentaine de sapeurs-pompiers participaient au mouvement, auquel s'est associé le syndicat autonome du personnel du Sdis (SapSdis). Les revendications transmises à la hiérarchie, le mouvement se poursuivra jusqu'à obtention d'une réponse, attendue la semaine prochaine. Si tel n'est pas le cas, les sapeurs-pompiers avertissent se tenir prêts à déposer un préavis de grève.

Une trentaine de personnes de toutes les équipes de Saint-Denis ont exprimé leur mécontentement ce mercredi 10 février. "Symboliquement, on a fermé le portail de la caserne", affirme Alain*, sapeur-pompier. "C'est un petit mouvement d'humeur, relativise Norman Ingar, chargé de la communication du Sdis. Mais ça n'empêche pas les secours d'intervenir. C'est normal, c'est un service public. Même si vous avez seulement mal à la jambe, ils interviendront." Si les opérations sont assurées normalement, les activités parallèles (vérification du matériel, sport, manoeuvres...) sont mise de côté pour quelques jours.

Le principal problème rencontré par les agents : le manque d'effectif qui rend la sécurité incertaine au cours des interventions. Un point que soulignaient également les pompiers de Saint-Paul fin janvier. "Souvent, le camion n'est pas suffisamment rempli, au lieu d'avoir six personnes, on est trois... explique Alain. Avant l'an 2000, on avait 30 personnes à la caserne, aujourd'hui nous ne sommes plus que 20. Le nombre d'interventions a été multiplié par deux ou trois, on est aujourd'hui à plus de 10 000 par an, on a plus de camions, mais ça ne remplace pas le personnel. Si on n'a pas d'effectif on ne peut plus rien faire."

A la caserne, on s'interroge sur le renouvellement du personnel. Actuellement, l'âge moyen des pompiers y est de 50 ans. "A cet âge là, le rendement n'est plus pareil, note Alain. Nous n'avons aucun relai derrière nous, comment allons-nous assurer la suite après les départs en retraite?" Des recrutements ont été effectués au sein du Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) mais pas directement dans les équipes qui se rendent sur le terrain.

Si les sapeurs-pompiers se mobilisent aujourd'hui, c'est aussi pour défendre un collègue, "muté abusivement". "Il était là depuis environ 25 ans et maintenant ils veulent l'écarter, s'indigne Alain. Il est en ce moment en arrêt maladie depuis deux semaines. Nous avons besoin d'une explication. Lorsqu'on a posé la question, on nous a répondu que le chef de centre ne voudrait plus de lui à la caserne." Arrivé il y a deux ans, le chef de centre est loin de faire l'unanimité à la caserne. Les sapeurs-pompiers soulignent au cours de ce mouvement "un problème de management" et veulent pouvoir entamer des discussions et obtenir des explications sur les problématiques actuelles du centre.

Reçus mercredi par le chef de groupement de l'unité de Saint-Denis qui a fait remonter les raisons du mécontentement à la direction du Sdis, les sapeurs-pompiers attendent désormais une réponse qui devrait arriver courant de la semaine prochaine. Jusqu'à cette date, ils poursuivront leur mouvement. "Si nous n'avons pas obtenu de reponse d'ici là, nous déposerons un préavis de grève", prévient Alain.

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