Une saison "catastrophique" :

La campagne sucrière se conclut avec 1,550 million de tonnes réceptionnées


Publié / Actualisé
La campagne sucrière de 2020 se terminera officiellement ce samedi 5 décembre avec les dernières livraisons de canne attendues à l'usine du Gol. La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) déplore d'ores et déjà une saison "catastrophique", alors qu'environ 1,550 million de tonnes de cannes ont été récoltées. En 2019, c'est 1,7 million de tonnes qui avaient été réceptionnées, un chiffre qui n'avait déjà pas été à la hauteur des espérances des acteurs de la filière. Seul point positif : la richesse de la canne a augmenté de 0,75%. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
La campagne sucrière de 2020 se terminera officiellement ce samedi 5 décembre avec les dernières livraisons de canne attendues à l'usine du Gol. La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) déplore d'ores et déjà une saison "catastrophique", alors qu'environ 1,550 million de tonnes de cannes ont été récoltées. En 2019, c'est 1,7 million de tonnes qui avaient été réceptionnées, un chiffre qui n'avait déjà pas été à la hauteur des espérances des acteurs de la filière. Seul point positif : la richesse de la canne a augmenté de 0,75%. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

"C'est catastrophique, on n'avait pas vu ça depuis longtemps" se plaint Floris Carpaye, secrétaire général de la FDSEA. Cela fait plusieurs années maintenant que les campagnes sucrières sont décevantes. "Le climat n'a pas été en notre faveur encore une fois, entre la sécheresse et un hiver qui a été anormalement long" continue-t-il.

A l'usine du Gol, qui clotûrera officiellement la saison ce samedi aux alentours de 15 heures, ce sont 750.000 tonnes de canne qui ont été réceptionnées, contre les 800.000 attendues. "Depuis trois ans, le monde agricole dans son entièreté est en difficulté, on ne sait plus comment faire pour garder la tête hors de l'eau alors que certains n'ont plus aucune trésorerie" alerte Floris Carpaye.

Il réclame désormais une table ronde avec les planteurs, les usiniers et l'Etat pour faire le point sur la situation de la filière. "Il existe des aides, mais elles ne sont pas suffisantes, il faut que nous discutions sérieusement du protocole d'échantillonage, mais aussi de la problématique de l'irrigation qui risque de s'empirer avec les sécheresses à répétition" souligne-t-il.

as / www.ipreunion.com / [email protected]

   

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