2.500 jeunes concernés :

Décrochage scolaire : une convention et un appel à projet pour la formation des 16-18 ans


Publié / Actualisé
A La Réunion, on estime à 2.500 le nombre de jeunes ayant décroché et étant sortis du système de formation initiale à 16 ans. Parmi les jeunes décrocheurs, environ 55% sont des mineurs. "Ils rencontrent de grandes difficultés pour s'insérer dans le marché du travail et sont les premières victimes de la pauvreté" alerte la préfecture. Le 10 septembre dernier, le Comité de Pilotage " Décrochage en formation initiale et obligation de formation des 16-18 ans " s'est réuni pour fixer les modalités de mise en oeuvre de l'obligation de formation des 16-18 ans et à la prise en charge des jeunes sortants du système de formation initiale sans diplôme national ou certificat professionnel à compter de 16 ans. Un appel à projet a par ailleurs été publié le 8 septembre pour la mise en place de parcours personnalisés pour les jeunes de 16 à 18 ans. La date limite de candidature est fixée au 4 octobre 2021. Nous publions le communiqué complet ci-dessous (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
A La Réunion, on estime à 2.500 le nombre de jeunes ayant décroché et étant sortis du système de formation initiale à 16 ans. Parmi les jeunes décrocheurs, environ 55% sont des mineurs. "Ils rencontrent de grandes difficultés pour s'insérer dans le marché du travail et sont les premières victimes de la pauvreté" alerte la préfecture. Le 10 septembre dernier, le Comité de Pilotage " Décrochage en formation initiale et obligation de formation des 16-18 ans " s'est réuni pour fixer les modalités de mise en oeuvre de l'obligation de formation des 16-18 ans et à la prise en charge des jeunes sortants du système de formation initiale sans diplôme national ou certificat professionnel à compter de 16 ans. Un appel à projet a par ailleurs été publié le 8 septembre pour la mise en place de parcours personnalisés pour les jeunes de 16 à 18 ans. La date limite de candidature est fixée au 4 octobre 2021. Nous publions le communiqué complet ci-dessous (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

- Obligation de se former jusqu’à 18 ans -

Afin qu'aucun jeune ne soit laissé dans une situation de décrochage scolaire, l'obligation de se former jusqu'à l'âge de 18 ans a été mise en place à l’issue de la scolarité obligatoire*.
 
Cette obligation de formation prévoit que le jeune puisse :

- poursuivre sa scolarité dans un établissement d’enseignement,
- être apprenti ou stagiaire de la formation professionnelle,
- occuper un emploi,
- effectuer un service civique,
- bénéficier d’un dispositif d’accompagnement ou d’insertion sociale et professionnelle.
 
- Une mesure pilotée par l’Etat dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté -
 
Le 10 septembre dernier, le Comité de Pilotage " Décrochage en formation initiale et obligation de formation des 16-18 ans " s’est réuni sous la coprésidence de Camille Dagorne, Sous-préfète chargée de mission la Cohésion sociale et jeunesse, et de Karine Nabenesa, Vice-Présidente du Conseil Régional en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
 
Cette instance rassemble notamment les représentants du Conseil Départemental, les autorités académiques du territoire, Rectorat de l’Académie et Direction de l’agriculture, de l’alimentation et  de la forêt (DAAF), ainsi que la Direction de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DEETS) et l’Association Régionale des missions locales. Y participent aussi des partenaires comme le Comité Régional de l’Emploi de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CREFOP) et le Conseil de la Culture, de l’Éducation et de l’Environnement (CCEE).
 
Les représentants de plusieurs administrations centrales (délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle, délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté et direction générale de l’enseignement scolaire du Ministère de l’Éducation nationale) ont également participé en visioconférence aux échanges.
 
Lors de ce comité de pilotage, une nouvelle convention de partenariat entre l’État, la Région, le Département et l’Association régionale des missions locales a été adoptée. Elle fixe les modalités de mise en œuvre de l’obligation de formation des 16-18 ans et à la prise en charge des jeunes sortants du système de formation initiale sans diplôme national ou certificat professionnel à compter de 16 ans.
 
Cette réunion a également permis de présenter aux partenaires les dispositifs de prévention, de repérage et prise en charge des jeunes en formation initiale et les actions mises sur le territoire.
 
- Les mesures mises en œuvre à La Réunion -
 
Les autorités académiques et les missions locales, notamment par l’intermédiaire des Plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD), sont mobilisées pour accompagner ces jeunes en difficulté de façon personnalisée. Des solutions de retour en formation sous statut scolaire, d’accès à la qualification et à l’emploi adapté à leur situation leur sont ainsi proposées.

L’obligation de formation est une réelle opportunité car elle offre la possibilité aux jeunes décrocheurs de se réinsérer dans la société, de se qualifier et de valoriser leurs compétences. En ce sens, cette mesure permet de lutter contre la pauvreté et la précarité.

Un numéro vert dédié à l’information des jeunes en situation de décrochage scolaire et de leurs proches a été créé : le 0 800 122 500. Ce numéro est gratuit. Les professionnels des 4 Missions locales du territoire et du Centre d’information et d’orientation (CIO) y pour accompagner les jeunes et leurs parents.
 
Un appel à projet a par ailleurs été publié le 8 septembre pour la mise en place de parcours personnalisés pour les jeunes de 16 à 18 ans. La date limite de candidature est fixée au 4 octobre 2021. Toutes les informations sont disponibles sur le site internet de la DEETS.
 
La mise en œuvre de l’obligation de formation se poursuivra dans les semaines à venir avec un approfondissement des partenariats entre acteurs de terrain, la formalisation d’une cartographie des solutions et une communication ciblée vis-à-vis des jeunes et de leurs familles.

 

   

1 Commentaire(s)

Missouk, Posté
Encore un plan de p^lus qui ne va servir à pas grand chose. La seule solution : des CP et des CE1 à 14 partout. Tous les enfants sauront lire et on aura supprimé les problèmes liés à la lecture qui restent la calamité des calamités. Mais bon, ça coûterait cher à l'Etat et Mr BLANQUER a dit : nou la poin larzan!