Des engagements insuffisants :

COP26 : le climat change, pourquoi pas nous ?


Publié / Actualisé
15 jours de discussions, 196 pays rassemblés, une planète à sauver. Et pourtant malgré cette forte mobilisation, ce qui ressort (encore) de ce la COP26 qui s'est déroulée en Ecosse à Glasgow c'est un pacte "décevant", "insuffisant", "pas à la hauteur du réchauffement climatique", selon les termes des associations voire même des dirigeants rassemblés lors de ce sommet. Alors combien de "COP" faudra-t-il pour prendre des décisions à la hauteur des dérèglements climatiques qui ne sont aujourd'hui plus à prouver...
15 jours de discussions, 196 pays rassemblés, une planète à sauver. Et pourtant malgré cette forte mobilisation, ce qui ressort (encore) de ce la COP26 qui s'est déroulée en Ecosse à Glasgow c'est un pacte "décevant", "insuffisant", "pas à la hauteur du réchauffement climatique", selon les termes des associations voire même des dirigeants rassemblés lors de ce sommet. Alors combien de "COP" faudra-t-il pour prendre des décisions à la hauteur des dérèglements climatiques qui ne sont aujourd'hui plus à prouver...

"Le climat change, pourquoi pas nous ?" : c'est le message qu'a brandi, banderole en main, un militant parvenu à infiltrer le sommet tenu en Ecosse. Un triste résumé de ces 15 jours de COP26, un événement pourtant attendu de pied ferme alors que les catastrophes climatiques s'enchaînent partout dans le monde.

Inondations en Europe, incendies en Amérique, cyclones plus intenses, montée des eaux… les événements de l'année 2021 auraient pu – auraient dû – entraîner un véritable sursaut du côté des 196 pays rassemblés. Mais le "pacte de Glasgow" n'a rien d'un sursaut.

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A l'heure où la planète se réchauffe à vitesse grand V, les grands dirigeants ont préféré un rétropédalage honteux, acté et signé ce samedi 12 novembre. "Profondément désolé", le président de la COP26 Alok Sharma a présenté ses excuses. En larmes au micro, il a reconnu que le texte était loin d'être suffisant.

Et pour cause. Il faut "poursuivre les efforts" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre… mais des aménagements sont possibles pour "circonstances nationales particulières". Il faut lutter contre les dérèglements climatiques… mais en refusant de compenser financièrement les pays pauvres victimes de la pollution des pays riches. Il faut se passer des énergies fossiles… mais on parle maintenant de "diminution progressive du charbon" et non plus de "disparition". Autant de détails qui ont leur importance et qui montrent que le combat est loin d'être gagné.

Du "blablabla" a fustigé la jeune activiste pro-environnementale Greta Thunberg, une joie "teintée de déception" admet le premier ministre britannique Boris Johnson, "échec et climat" titre Libération… La déception issue de cette COP26 est sur toutes les bouches.

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Mais les grandes puissances ont le dessus. A commencer par la Chine ou l'Inde qui ont fait fléchir le texte portant sur la réduction du charbon. Ou les Etats-Unis qui refusent d'aider les pays pauvres. Des vétos qui bloquent toute avancée et contraignent cesdits pays à céder, pour ne pas perdre les maigres avancés obtenues à la sueur du poignet.

Dans l'océan Indien, les Maldives sont particulièrement exposées au changement climatique. Sur la liste des territoires menacés de submersion en cas de montée des eux, le pays a lancé l'alerte : 1 degré peut tout changer, et le "condamner à mort".

A La Réunion, pourtant française bien qu'à 10.000 km des décideurs, on parle de cyclones potentiellement intenses et destructeurs dans les années à venir, de sécheresses de plus en plus ardues chaque été ou au contraire d'inondations en pleine saison sèche, dévastant les rues et les champs comme on l'a vu récemment dans le Sud de l'île. Des catastrophes qui ne sont plus des spéculations, mais qui ont déjà commencé à se produire.

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"J'ai bien vu le sort que le Nord réserve au Sud, bien compris le mépris. J'étais là pour compter les morts. J'étais là et je n'ai rien fait" chantait Zazie en 2007. Près de 15 ans plus tard le constat est le même. Le Nord et ses pays riches et développés a pollué le Sud, a ravagé ses terres, exploité ses récoltes et ses richesses locales et n'en assume toujours pas les conséquences. Malgré les bilans, les pays riches peuvent eux aussi dire à l'issue de cette COP26 : "j'étais là et je n'ai rien fait".

Peut-être qu'à la COP40, quand il n'y aura plus qu'une poignée de pays pour débattre et voir que le mal est fait, on pourra enfin se décider à avancer.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

4 Commentaire(s)

Joe bar team, Posté
nos élus i changent pas...i volent toujours
Beaucoup de blabla, Posté
Beaucoup de blabla pour des résultats modestes.
..une planète à sauver '', Posté
On "sauve " en général ce qui est plus petit que soi .. l'humain se croit supérieur ' une fois qu'il aura tout détruit, (les richesses ne sont pas inépuisables) l'espèce humaine disparaitra, mais la terre elle, sera toujours là ! Alors arrêtez de dire que l'homme veut veut sauver la planète ...il veut seulement sauver sa peau !
Joseph, Posté
La population mondiale a augmenté de plus de 700% en seulement un siècle. C'est l'emballement de cette démographie qui est la cause de tous nos maux. Cela incité par les politiques et industriels. Et qui sera d'accord d'aller travailler à pied, de couper sa clim, d'éteindre sa TV, son ordi, son tel'''Et n'oubliez pas que tous les pays émergeants n'aspirent qu'à atteindre, égaler, et dépasser notre niveau de vie. L'homme ne comprendra la leçon qu'après la fin de tout. Après moi, le déluge...