[VIDEO] Deuxième tour de la présidentielle :

Débat : un bras de fer Macron - Le Pen dense et musclé sur fond de profonds désaccords


Publié / Actualisé
C'est ce mercredi 20 avril 2022 que s'est déroulé le traditionnel débat d'entre deux-tours de l'élection présidentielle opposant les deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui s'affronteront au second tour prévu ce dimanche 24 avril. Contrairement à 2017 où le président de la République sortant avait survolé le débat, Marine Le Pen a été davantage pugnace, offrant un véritable bras de fer à Emmanuel Macron durant les 2h45 de l'émission, sans pour autant réussir à affirmer totalement sa stature présidentiable. Face à un Emmanuel Macron précis dans son bilan, ses chiffres et ses propositions, Marine Le Pen a en effet été plus floue, plus confuse. Le premier semble avoir atteint son objectif, celui d'assoir sa stature de président tout en mettant en exergue les désaccords entre son programme et celui de la candidate du Rassemblement National, dans un contexte où l'électorat affirme régulièrement que les deux programmes se valent.
C'est ce mercredi 20 avril 2022 que s'est déroulé le traditionnel débat d'entre deux-tours de l'élection présidentielle opposant les deux finalistes, Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui s'affronteront au second tour prévu ce dimanche 24 avril. Contrairement à 2017 où le président de la République sortant avait survolé le débat, Marine Le Pen a été davantage pugnace, offrant un véritable bras de fer à Emmanuel Macron durant les 2h45 de l'émission, sans pour autant réussir à affirmer totalement sa stature présidentiable. Face à un Emmanuel Macron précis dans son bilan, ses chiffres et ses propositions, Marine Le Pen a en effet été plus floue, plus confuse. Le premier semble avoir atteint son objectif, celui d'assoir sa stature de président tout en mettant en exergue les désaccords entre son programme et celui de la candidate du Rassemblement National, dans un contexte où l'électorat affirme régulièrement que les deux programmes se valent.

 - Pouvoir d’achat : l’énergie de la discorde -

La première thématique abordée a été celle du pouvoir d’achat. Un sujet à très fort enjeu dans un contexte de guerre en Ukraine et de toutes les conséquences en termes de hausse des prix. La question du pouvoir d’achat est d’ailleurs un des sujets de préoccupation majeurs des Français dans le cadre de ce scrutin.

Marine Le Pen a commencé son intervention attaquant les mesures d’Emmanuel Macron contre le pouvoir d’achat, citant notamment la taxe carbone ou encore la baisse de l’aide au logement. " Je veux faire du pouvoir d’achat une priorité de mon prochain quinquennat " a insisté la candidate RN qui propose une baisse de la fiscalité sur les matières premières avec une TVA passant de 20% à 5,5%.

Un point sur lequel Emmanuel Macron affiche son désaccord, préférant le maintien du bouclier énergie mis en place suite à la guerre en Ukraine et à l’augmentation des cours du pétrole et du gaz. " Je ne suis pas opposée au blocage des prix mais il faut sortir du marché européen de l’électricité ", assène son adversaire. " Vous voulez bloquer les prix mais vous avez voté contre le bouclier énergie ", lui rétorque le président sortant, particulièrement offensif.

Même opposition sur le sujet des salaires. Au maintien et à la hausse de la prime Macron, Marine Le Pen préfère une incitation à augmenter de 10% les salaires jusqu’à 3x SMIC par un gel des cotisations patronales subséquentes. " Vous n’allez pas faire les salaires […] vous essayez de faire croire que vous allez augmenter les salaires. Non ! ", insiste Emmanuel Macron.


Autre sujet de discorde, Marine Le Pen propose la création d’un panier de 100 produits de premier nécessité dont la TVA serait supprimée, cela afin d’aider les Français dans ce contexte d’inflation. Opposition du candidat de la République en Marche qui préfère mettre en place un chèque alimentaire, mesure " plus efficace et plus juste car la TVA à 0% aura très peu de répercussion ", estimant que la mesure est " plus injuste " et profitera davantage aux grandes distributions qu’aux consommateurs. " Les chèques sont inflationnistes tandis que la suppression de la TVA est désinflationniste ", estime Marine Le Pen.

Sur les autres sujets relatifs au pouvoir d’achat, pas de réel débat. Marine Le Pen propose la restitution de la demi-part fiscale pour les veufs/veuves, une part pleine à partir du deuxième enfant ou encore une exonération d’impôts sur les revenus pour les moins de 30 ans. Marine Le Pen défend par ailleurs une revalorisation pour les enseignants, le personnel de santé, les apprentis ou encore les alternants. Pour les personnes vulnérables, elle promet de doubler les aides et allocations familiales, de déconjugaliser l’allocation adulte handicapé et l’indexation des retraites sur l’inflation. Il s’agit pour la candidate de " restituer aux Français leur argent ", promettant un gain de 150 à 200 euros par mois.

Emmanuel Macron promet d’aider les Français à rénover leur logement ou à changer de véhiculer. Sur le volet travail, Emmanuel Macron s’est félicité de son bilan en matière de lutte contre le chômage, en ayant " crée 1,2 millions de fiche de paie " tout en réaffirmant les principaux chantiers: hausse du SMIC, augmentation des petites rémunérations dans la fonction publique avant une revalorisation du point d’indice " dès l’été ", le revalorisation des retraites " dès l’été ", la hausse des petites pensions à 1.100 euros, la prolongation et revalorisation de la prime Macron et la déconjugalisation, comme Marine Le Pen, de l’AAH.

- International : Marine Le Pen s’enlise dans le piège russe -

La question de l’international a logiquement et principalement tourné autour de la guerre en Ukraine et de la relation avec la Russie. Sur ce point, Emmanuel Macron s’est montré très à l’aise, étant pleinement engagé dans ce sujet, évoquant un " moment d’extrême gravité " et rappelant que " le rôle de la France et de l’Europe est de soutenir l’Ukraine ", que ce soit sur le plan militaire, financier ou des solidarités en accueillant des réfugiés Ukrainiens. S’il est réélu, il souhaite se tenir dans cette stratégie " en veillant à ce que cette guerre n’aille pas dans l’escalade ". " La Russie choisie une voie funeste. Il faut une Europe forte ", défend le président de la République sortant.

Marine Le Pen commence son propos en assurant sa " solidarité et compassion absolue " envers le peuple ukrainien, évoquant une agression qui " n’est pas admissible " et apportant son soutien aux efforts de l’Europe. Elle estime toutefois que cette aide à ses limites, qui ne doivent pas aller jusqu’au blocage des importations de gaz et de pétrole. " C’est faire mal au peuple français mais pas vraiment à la Russie ", assure-t-elle, tout en évoquant le risque d’une alliance entre la Russie et la Chine qui pourrait crée " une superpuissance économique, monétaire, et  militaire qui pourrait constituer un danger majeur ".

Alors qu’elle avait adouci son positionnement vis-à-vis de l’Ukraine, Emmanuel Macron renvoie Marine Le Pen dans ses cordes, rappelant que cette dernière, en tant que députée, s’était opposée au soutien financier à l’Ukraine, tout en soulignant qu’en 2014, elle fut " la première à reconnaître l’annexion de la Crimée par la Russie ". " Vous dépendez du pouvoir russe de Monsieur Poutine ", lance le candidat de la République en Marche, évoquant notamment un prêt contracté par son parti en 2014 auprès d’une banque russe. " Vous parlez de votre banquier quand vous parlez de la Russie ", ajoute-il face à une candidate qui semble en difficulté pour se justifier : " j’ai fait un prêt à l’étranger car aucune banque française n’a voulu m’en faire ", explique-t-elle, évoquant son " parti pauvre ".


Concernant l’Union Européenne, Emmanuel Macron a là aussi montré ses divergences avec Marine Le Pen. Le premier défendant le " couple franco-allemand " et accusant la candidate du Rassemblement National de vouloir " sortir de l’Europe mais vous ne le dites plus ". " Je souhaite rester dans l’Union Européenne mais profondément modifiée par une alliance européenne des Nations ", répond Marine Le Pen, accusant le président sortant de cautionner le " rabougrissement " de l’influence française dans le monde. " C’est fascinant de voir le cynisme dont vous faites preuve en parlant de rabougrissement. Le projet que vous portez est un projet de rétrécissement et attentatoire à l’universalisme français ", lui rétorque Emmanuel Macron.  

- Retraite : 60 à 62 ans contre 64 ans -

Principal sujet de débat de cette présidentiel, la question de l’âge de départ à la retraite a été évoqué. Marine Le Pen propose un départ en 60 à 62 ans, soit, selon elle, 40 à 42 annuités " pour avoir une retraite pleine ". Rappelant être " profondément attachée au système de protection sociale, la candidate RN estime que " la retraite à 65 ans est une injustice absolument insupportable et absolument pas justifiée sur le plan budgétaire ".

Emmanuel Macron a quant à lui rappelé sa volonté de revaloriser le minimum contributif à 1100 euros (contre 980 euros). Puis a tenté de justifier sa volonté de réformer le système des retraites. " Notre système est déséquilibré " explique-t-il. " Je veux garder ce trésor qu’est notre système de répartition. Je ne veux pas que les impôts augmentent. Je ne veux pas augmenter la dette. Alors il y a une seule manière de financier ", détaille-t-il, d’une part le plein emploi et d’autre part décaler de 4 mois par an l’âge de départ à la retraite, soit 64 ans en 2027 et 65 ans en 2031 (sous réserve d’une clause de revoyure). Emmanuel Macron souhaite par ailleurs garder les critères de pénibilité individualisés et supprimer certains régimes spéciaux.

Ce sujet sera l’occasion d’une joute entre les deux candidats concernant le financement de ce régime. " Vous n’expliquez jamais comment vous financerez vos progrès. C’est malhonnête ", tance Emmanuel Macron. Marine Le Pen évoque quant à elle les 600 milliards de dettes supplémentaires crées durant le quinquennat, contestant les chiffres de la baisse du chômage, affirmant qu’il y a 400.000 pauvres supplémentaires en 5 ans, avançant 85 milliards d’euros de déficit de la balance commerciale. " Vous êtes un Mozart de la finance avec un bilan économique très mauvais et un bilan social encore pire ".

- Hôpitaux : Emmanuel Macron attaqué sur son bilan -

Sur la question relative aux moyens alloués aux hôpitaux publics, Emmanuel Macron a défendu son bilan, évoquant " dès 2018 " la fin de la baisse du tarif hospitalier et la fin du numerus clausus. Il ajoute à cela les 19 milliards d’euros débloqués durant la crise sanitaire dans le cadre du SEGUR pour investir dans les structures et les salaires. " Ce n’est pas suffisant " reconnait-il, promettant " des investissements massifs " notamment pour lutter contre les déserts médicaux.

" Il n’y a que les crises qui arrive à vous faire bouger ", dénonce Marine Le Pen, évoquant le " manque d’empathie " du président de la République sortant qui a, selon elle, licencié 15.000 personnels soignants ayant refusé le pass vaccinal. Elle promet d’ailleurs de leur " restituer les salaires dont ils ont été privés ". Concernant le quinquennat à venir, elle promet d’investir 20 milliards d’euros, pour la revalorisation des salaires et davantage de moyens.

Concernant les EHPAD et les conséquences du scandale ORPEA, Marine Le Pen veut davantage de contrôles, imposer un nombre de personnel minimum par rapport au nombre de résidents, un médecin coordonateur par structure, un infirmier 24h/24 par structure, et la mise en place d’un " modèle mutualiste des EHPAD ".

Emmanuel Macron fixe pour sa part comme priorité le " vieillir chez soi " en proposant d’aménager les logements avec la prime Adapt’ ainsi qu’une revalorisation des heures des soignants. Il propose également davantage de contrôles et de moyens ainsi que 50 000 postes d’infirmiers d’aides soignants.

- Ecologie : climato-sceptique contre climato-hypocrite -

Autre sujet essentiel de ce scrutin, l’écologie qui intéresse notamment les jeunes. Sur ce point, Marine Le Pen estime qu’il faut " arrêter l’hypocrisie de refuser de voir que le modèle économique fondé sur le libre échange est responsable de 50% des gaz à effet de serre ". Parmi ces propositions, il y a la relocalisation des productions et activités, l’arrêt des importations de fruits et légumes et davantage de produits locaux dans la restauration collective. " Votre programme n’a ni queue ni tête " lui rétorque Emmanuel Macron qui l’accuse de pointer du doigt le livre échange " alors que la plus grande part de nos importations c’est les hydrocarbures ", dont Marine Le Pen veut diminuer la taxation.

" Vous êtes une climato sceptique ", va même jusqu’à affirmer le président de la République sortant qui propose quant à lui un Premier ministre en charge directement de cette question, chargé de " décliner une planification énergétique et territoriale, d’accompagner le grand cycle productif et des modes de vie, et la transition industrielle et agricole pour réduire les émissions ".

" Je ne suis pas climato-sceptique mais vous êtes un peu climato-hypocrite ", lui répond Marine Le Pen, dénonçant " l’écologie punitive " du président de la République sortant. Cette dernière promet de renforcer le nucléaire tout en voulant démontant les éoliennes qui sont, pour elle, " une absurdité écologique, économique et une atteinte à la biodiversité ". " Il n’y a pas de stratégie de sortie du fossile par le tout nucléaire ", souligne Emmanuel Macron qui propose un programme de nouvelles tranches d’EPR (centrales nucléaires) combiné à une politique en faveur des énergies renouvelables (éolien, solaire, agrivoltaisme, éolien en mer).



Concernant le retrait de certaines éoliennes, Emmanuel Macron rejoint la proposition de Marine Le Pen de consulter les habitants par voie de référendum. " Sur ce sujet, c’est une très bonne idée " concède-t-il.

- Attractivité de la France : miser sur l’Europe -

Rare sujet où les deux candidats ont plus ou moins été d’accord, celui relatif à l’économie du numérique. Sur ce sujet, ils défendent tous les deux le fait que ce travail doit être mené au niveau européen, Marine Le Pen évoquant un " google européen " et Emmanuel Macron plaidant pour " un vrai marché unique du numérique " tout en taclant son adversaire du soir : " qui n’aime pas l’Europe ne peut pas développer un marché du numérique ".

Le président de la République sortant plaide par ailleurs pour une " Europe 2030 de l’innovation ", misant sur une politique de l’excellence académique, un grand programme de recherche européenne et la régulation des compétiteurs face à l’Europe.

- Formation, éducation, jeunesse : deux visions de l’école -

Sur la question de l’école, chaque candidat a pu décliner sa vision. Emmanuel Macron a d’abord rappelé le dédoublement des classes de CP et CE1, affirmant qu’il souhaitait poursuivre dans cette voie pour les 6ème et les secondes. Il plaide pour l’enseignement des mathématiques jusqu’au baccalauréat, 30 minutes de sport par jour, l’éducation artistique et culturelle, la réforme du lycée professionnel et de l’université et encore la revalorisation des enseignants. Sur ces sujets, le président sortant souhaite proposer une " méthode différente avec des objectifs fixés nationalement mais déclinés localement ".

Marine Le Pen estime quant à elle que " la jeunesse française a tellement souffert " durant ce quinquennat et affirme vouloir en faire une " priorité ". Parmi les éléments de son programme, elle évoque la revalorisation des filières professionnelles, de l’alternance et de l’apprentissage ainsi qu’une aide pour les étudiants qui travaillent. Elle plaide pour un retour des filières littéraires, scientifiques et économiques et un effort sur les savoir fondamentaux en primaire. Elle annonce une revalorisation des enseignants de 3% par an, soit 15% sur le quinquennat. Elle défend par ailleurs la discipline, le respect et la sécurité dans les écoles, proposant une plus grande sévérité dans les sanctions.

- Sécurité, immigration et laïcité : la ligne de fracture entre les deux camps -

C’est sur les questions de sécurité, d’immigration et de laïcité que les deux candidats ont montré des visions diamétralement différentes.

Concernant la sécurité, Marine Le Pen dénonce un " bilan très mauvais " du président sortant, constatant " la barbarie et l’ensauvagement partout en France ", ainsi qu’une " immigration anarchique " qui contribue à " l’aggravation de la situation dans le pays ".

La candidate RN propose un référendum sur la migration afin de renforcer le système de contrôle et une révision de la Constitution permettant de fait : l’expulsion des criminels et délinquants étrangers, la suppression du droit du sol, la priorité nationale au logement et à l’emploi, l’interdiction de régularisation des clandestins, et la modification du droit d’asile.

Sur la question de la sécurité, elle défend une fermeté dans le domaine de la justice avec une présomption de légitime défense pour les policiers et des peines plus dures.

Au sujet de l’immigration, Emmanuel Macron estime que le droit d’asile doit être maintenu. Il plaide également en faveur de l’immigration économique " dont on a besoin ". Concernant l’immigration clandestine, il propose une réforme de " Schengen " pour renforcer la coopération entre Etat, l’instruction plus rapide et une politique plus efficace de retour vers le pays d’origine.

Sur la sécurité, Emmanuel Macron prend l’engagement de renforcer la lutte contre les féminicides et les violences intrafamiliales, il promet la création de 200 brigades de gendarmeries en campagne et de 1500 postes de cyber patrouilleurs, et de donner davantage de moyens à la justice avec la création de 8500 postes de personnels de justice.

C’est sur la question de la laïcité que les deux candidats se sont ouvertement affrontés, et notamment la question du port de signes religieux sur l’espace public. Marine Le Pen a très rapidement dévié évoquant la " lutte contre l’islamisme ". " Je ne lutte pas contre une religion mais contre une idéologie ", insiste-t-elle. En cas d’élection, elle promet l’expulsion des 4500 étrangers inscrits au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention  de la radicalisation à caractère terroriste), la fermeture de 570 mosquées qu’elle juge " radicales ", et l’interdiction du voile dans l’espace public, " un uniforme imposé par les islamistes ".



" Ce qui est inquiétant dans votre démonstration, c’est le cheminement que vous empruntez " lui répond Emmanuel Macron. " La laïcité, ce n’est pas combattre une religion ", ajoute-il, s’opposant à toute interdiction des signes religieux. " Vous allez créer la guerre civile si vous faites ça, ce que vous dites est très grave ", assène encore le président de la République sortant.

- Institution et gouvernance : rénover la vie démocratique contre renaissance de la vie démocratie -

Sur ce dernier sujet du soir, là encore les deux candidats ont esquissé leurs différences. Emmanuel Macron promet de " rénover la vie démocratique " avec le recours au référendum par exemple sur l’Europe ou des réformes importantes. Il souhaite par ailleurs la création d’une " commission transpartisane " à l’Assemblée nationale " où toutes les forces politiques peuvent s’exprimer sur les voies et moyens de changer les institutions ". Il promeut enfin un " changement de pratique " avec " celles et ceux qui veulent être acteur du changement ", évoquant notamment la méthode qu’il souhaite mettre en œuvre avec les écoles et les acteurs de la santé.

Marine Le Pen a quant à elle rappelé son souhait d’une " renaissance démocratique " avec l’instauration de la proportionnelle aux élections législatives et le recours au RIC (référendum d’initiative citoyenne) permettant à 500.000 citoyens de demander l’abrogation d’une loi ou l’examen d’un projet de loi. Elle souhaite par ailleurs que le peuple puisse proposer les réformes constitutionnelles, ce qui relève de l’Assemblée nationale pour Emmanuel Macron.

- Emmanuel Macron tout en maîtrise face à Marine Le Pen confuse -
 
Pour Emmanuel Macron, l’objectif de ce débat d’entre-deux tours semble être atteint.
Les analystes politiques l’attendaient sur son attitude. Il a été volontaire et offensif. Il a maîtrisé l’ensemble des sujets, tant du point de vue de son bilan que de ses projets dont il a su mettre en exergue les différences fondamentales qu’il y a entre son programme et celui de son adversaire, afin de faire taire ceux qui affirment que les deux programmes sont identiques.

Emmanuel Macron a su aller dans les détails pour évoquer comment il allait financer ses mesures, ce que Marine Le Pen n’a pas réussi à faire malgré les demandes répétées de son adversaire qui souhaitait savoir comment elle financerait l’ensemble des mesures annoncées. Jamais elle n’a répondu précisément à cette question.

Plus globalement, Marine Le Pen a clairement tiré les leçons de 2017, ne faisant pas de faux pas en termes de posture ou encore de punchlines qui ont été cette fois savamment et pertinemment distillées. Néanmoins, sa maîtrise des sujets a été bien moindre que le candidat LREM, donnant tout de même à voir une différence en termes de stature de présidentiable.


Emmanuel Macron paraît donc sortir vainqueur de ce débat, sans pour autant avoir mis KO son adversaire.

www.ipreunion.com / [email protected]
 

   

12 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
AlainJe tenais à m'excuser. Je ne savais pas. Gardez espoir: Il n'y a pas de mauvais roi mais de mauvais courtisans.
Sans saveur , Posté
Franchement débat sans saveur avec 2 candidats rejetés par la population. Vivement 2027.
Missouk, Posté
Madame LE PEN reste un peu "tendre", mais Monsieur MACRON avec son arrogance, son mépris, voire son impolitesse, a du en agacer plus d'un !!!!!! Un donneur de leçons... Pas sûr que ça plaise beaucoup !
Alain, Posté
Chaban, aveuglé par vos idées vous dénigrez le travail d'IP, alors merci de ne pas me donner de leçons, il y a tant de médias où vos idées seront raccords...Quant à moi je ne dénigre pas vos idées, je ne parle que des pseudos qui donne une petite idée de l'orientation des uns et des autres....Quand je lis "Chaban" je ne sais pas pourquoi mais la première image qui me vient à l'esprit n'est pas celle de "l'islamo gauchisme", si vous voyez ce que je veux dire....
Jose, Posté
Débat 2017, gagnant Macron, qui a su garder son calme devant une Marine trop agressive et arrogante.Débat 2022 gagnant Macron, qui a su être très agressif et arrogant, devant une Marine trop calme.Francais, de qui se fout on '
CHABAN, Posté
AlainVous avez le droit de féliciter le travail de IPR sans dénigrer les commentaires des autres.Essayez vous aller voir ! Belle journée
Menteur Marcon, Posté
Elle ne pas assez de répondant face à un pervers narcissique, manipulateur et tellement sûr de lui...Je trouve que marine est posée mais Macron est mal à l'aise . Il ment trop je trouve
Alain, Posté
Chaban, Heinrich...que des pseudos objectifs....Hulk, vous avez dit arrogance''''Merci IP pour ce résumé factuel et détaillé
HULK, Posté
Perte de temps ,les jeux sont faits depuis longtemps. Fausse image de la démocratie. Çà distrait les gueux pendant qu'on les muselle.
Présidentielle 2022, Posté
Débat Marine Le Pen-Emmanuel Macron : Une femme face au robot . Quid l'affaire Macron-Mc Kinsey '
Heinrich Koffee, Posté
Merci pour votre compte rendu. Je n'ai pas eu besoin de veiller pour être informé. Une simple remarque : les 2 derniers paragraphes me paraissent plus subjectifs qu'objectifs. Je compléterai vos remarques, qui penchent vers EM, avec celles des autres médias. Merci à vous et bonne journée (Belle journée à vous également Heinrich Koffee - Webmaster)
CHABAN, Posté
Belle campagne de ipr pour macron (Ce n'est pourtant qu'un compte-rendu factuel, Chaban. Très belle journée à vous - Webmaster)