C'est la nouvelle Première ministre :

Elisabeth Borne, une femme pas si à gauche que ça


Publié / Actualisé
Si Emmanuel Macron se gausse d'avoir choisi une " femme de gauche " en la personne d'Elisabeth Borne pour le poste de Première ministre, le bilan de cette dernière ces cinq dernières laisse largement place au doute. A l'origine ou soutien de nombreuses réformes anti-sociales lors du premier quinquennat du chef de l'Etat, Elisabeth Borne est loin d'incarner la femme "résolument tournée vers le social et l'environnement" qu'Emmanuel Macron avait promis. Sans grande surprise cependant.
Si Emmanuel Macron se gausse d'avoir choisi une " femme de gauche " en la personne d'Elisabeth Borne pour le poste de Première ministre, le bilan de cette dernière ces cinq dernières laisse largement place au doute. A l'origine ou soutien de nombreuses réformes anti-sociales lors du premier quinquennat du chef de l'Etat, Elisabeth Borne est loin d'incarner la femme "résolument tournée vers le social et l'environnement" qu'Emmanuel Macron avait promis. Sans grande surprise cependant.

Si elle est effectivement décrite comme étant de "l’aile gauche de la Macronie", on peut tout de même considérer que "l’aile de gauche" de la droite reste…la droite. Difficile en effet de considérer que celle qui a été aux manettes de la réforme de l’assurance chômage, de l’ouverture de la concurrence à la SNFC et à la RATP, de la fin des tarifs réglementés du gaz, et qui a suspendu les soignants non-vaccinés, soit "de gauche".

Difficile aussi d’imaginer que cette Première ministre, qui devait être "résolument tournée" vers le social, ne soutiendra pas avec véhémence la réforme des retraites tant voulue par le gouvernement actuel. Fixer l’âge de départ à la retraite à 65 ans, ce n’est pas vraiment "être de gauche". Refuser d'augmenter le SMIC ou d'instaurer un revenu minimum pour les étudiants en période de crise inédite, ce n'est pas vraiment être "de gauche" non plus. Difficile aussi d’imaginer qu’une personne qui a retardé de dix ans la sortie du nucléaire soit "résolument tournée vers l’écologie".

On pourrait se réjouir d’enfin voir une femme accéder au poste de Première ministre, 30 ans après Edith Cresson. Elisabeth Borne a d’ailleurs dédié cette nomination à "toutes les petites filles". Mais la casse sociale sera-t-elle plus plaisante car une femme est à la tête du gouvernement ? Se cacher derrière une décision féministe pour continuer une politique mortifère en matière de droits sociaux est au mieux risible, au pire complètement cynique.

Si aujourd’hui encore LREM se targue de n’être " ni de droite, ni de gauche ", le bilan de ces cinq derniers ne laissent pourtant pas vraiment place au doute quant à son positionnement sur l’échiquier politique. Nous pouvons cependant leur accorder une chose : à devoir choisir parmi leurs politiques, il aurait été de toute façon difficile de faire mieux qu’Elisabeth Borne.

as/www.ipreunion.com / [email protected]

   

3 Commentaire(s)

Payet, depuis son mobile , Posté
La casse sociale et là les politichiens de la Réunion félicitent encore ce déchet . A renverser bientôt
HULK, Posté
Depuis quand MACRON est-il de gauche pour choisir une 1ère ministre de gauche' C'est une plaisanterie votre titre'
CHABAN, Posté
Ouais, il a choisi une femme pour un siège éjectable. Reste à appuyer le bouton. LA Femme en sortira grandi, en même temps celle-là le mérite bien !