Régionales 2015 :

Huguette Bello : "Nous n'avons pas d'adversaire à gauche, notre adversaire, c'est Didier Robert"


Publié / Actualisé
A trois mois des élections régionales, Huguette Bello a organisé ce dimanche 6 septembre son premier grand meeting de campagne. Plus de 3 000 personnes se sont réunies dans la halle des manifestations du Port pour ce premier rendez-vous public organisé depuis l'union avec Gilbert Annette (PS), Jean-Alain Cadet (EELV), Joé Bédier (UD) et Jean Piot (MCR). Alors que Patrick Lebreton (Le Progrès) lance dans le même temps sa candidature avec le Parti communiste réunionnais, la députée estime qu'elle n' a pas "d'adversaire à gauche." Et d'ajouter : "notre adversaire, c'est Didier Robert, sa plateforme et son bilan."
A trois mois des élections régionales, Huguette Bello a organisé ce dimanche 6 septembre son premier grand meeting de campagne. Plus de 3 000 personnes se sont réunies dans la halle des manifestations du Port pour ce premier rendez-vous public organisé depuis l'union avec Gilbert Annette (PS), Jean-Alain Cadet (EELV), Joé Bédier (UD) et Jean Piot (MCR). Alors que Patrick Lebreton (Le Progrès) lance dans le même temps sa candidature avec le Parti communiste réunionnais, la députée estime qu'elle n' a pas "d'adversaire à gauche." Et d'ajouter : "notre adversaire, c'est Didier Robert, sa plateforme et son bilan."

Est-ce une démonstration de force que vous faites ce dimanche ?

Dans ce que l'on fait, on n'obéit à aucune consigne nationale et à aucune stratégie extra-réunionnaise. Nous avons confiance en ce rassemblement, les Réunionnais ont besoin d'un projet fort et cohérent. C'est pour cela que nous sommes rassemblés : pour donner les grandes lignes de notre programme et annoncer que nous allons ouvrir nos ateliers la semaine prochaine.

Quel est votre objectif concernant l'emploi ?

Nous faisons la proposition de faire en sorte de baisser le chômage à 20 %. C'est quelque chose qui n'a jamais été mesuré à La Réunion. Cela peut sembler inaudible pour un Chinois ou un Allemand, mais pour nous c'est un véritable défi.

Qu'en est-il de votre thème de prédilection : l'éducation ?

Sur ce plan là, le président sortant a échoué : il n'a pas atteint son objectif de 8 000 contrats d'apprentissage, il n'a pas construit un seul lycée durant toute sa mandature. Nous, nous voudrions construire un lycée des métiers de la mer, un lycée du bois et de la forêt, des écoles du numérique et un lycée des métiers du tourisme. Nous voulons mettre la gratuité des livres dans les lycées pour faire cesser ces bons de livres où apparaissent le narcisse, le président sortant. Le plan ordinateur portable n'était pas en adéquation avec les réseaux et le monde pédagogique.

Quelle est votre position quant aux transports ?

On nous promet une route pour laquelle il n'est pas prévu les surcoûts. Ils devraient s'élever à 20,5 %, ce qui ramènerait cette route à 1,9 milliard d'euros. Tout le monde sait que les accords de Matignon ont été signés en mettant le surcoût sur le dos des Réunionnais qui sont déjà aujourd'hui surendettés à 431 euros par habitant. Nous voudrions mettre en route un premier tronçon entre Saint-Benoît et Saint-Denis. C'est là où 90 000 voitures attendent et ce n'est pas possible. Ce qui a échoué chez le président de Région sortant, c'est son TransEcoExpress. Il a promis, dans son discours de mars 2010, 650 millions d'euros pour un TEE de 2 000 bus et 4 000 emplois. Nous en sommes aujourd'hui à 188 bus et 350 emplois. On avait dit aussi qu'il y aurait aussi 250 millions d'euros pour les voies. Quelques unes ont été faites, mais vous n'y voyez jamais aucun bus.

Quelle est votre proposition au sujet de la continuité territoriale ?

Ce qui nous intéresse, c'est le désenclavement aérien, le désenclavement maritime avec le lancement d'une compagnie maritime, mais aussi le désenclavement numérique. Nous allons mettre tout ça en oeuvre dans des ateliers participatifs, car chacun doit apporter sa pierre.

Êtes-vous déçue de ne pas être arrivée à faire l'union avec Patrick Lebreton et le PCR ?

Nous n'avons pas d'adversaires à gauche. Notre adversaire, c'est Didier Robert, sa plateforme et son bilan. A part ça, nous n'avons pas d'adversaire à gauche.

Est-ce un message pour le second tour ?

J'espère bien qu'au second tour toute la gauche pourra se rassembler avec toutes les personnes de bonne volonté. Parce qu'on ne peut plus aller ainsi. Lorsqu'on aura englouti tout cet argent là-dedans (la NRL), qu'est ce qu'il restera pour 24 communes ? 172 millions d'euros pour investir dans toute La Réunion. Ce n'est pas moi qui le dit, les calculs ont été faits y compris par la chambre régionale des comptes. Didier Robert est en courant. Est-ce que quelqu'un peut y imaginer ce que l'on va faire avec 172 millions d'euros à investir sur tout le territoire de La Réunion ?

Vous dites ne pas avoir d'adversaire à gauche. Qu'en est-il de Thierry Robert ?

Je n'ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus. C'est une jeune personne qui joue sa partition. Qu'il l'a joue et nous verrons bien au second tour qu'est ce que l'on peut faire. L'essentiel et l'objectif : c'est de battre Didier Robert.

Comment allez-vous vous démarquer des autres ?

Nous, c'est le travail consciencieux, la persévérance sur le terrain. J'espère que le programme que nous allons mettre en oeuvre va convaincre les Réunionnais. Et j'ai quand même une petite expérience de la vie politique et de la gestion des affaires.

Patrick Lebreton tient également son meeting en ce moment. Est-ce les champs contre les villes ?

Non, je ne le conçois pas comme ça, surtout quand on connaît la situation de l'agriculture à La Réunion. Je ne crois pas qu'il faut parler de champs contre les villes. Je connais bien le problème du maraichage, celui de la canne à sucre, et nos 24 000 hectares. Je sais comment la canne à sucre peut booster notre production locale. On ne dit pas assez que pas un département d'outre-mer produit autant de fruits et légumes que La Réunion.

www.iperunion.com

   

11 Commentaire(s)

Cafrine, depuis son mobile, Posté
Après il faut arrêter de rêver...regader ce qu'a fait Didier Robert son bilan. ..le vide...il va nous entraîner dans son délire qui va nous coûter bonbon...pensons à nos jeunes à leur éducation. ..Le programme Bello nous propose des perspectives. ..vu sa droiture je lui fais confiance...elle ne traîne pas de boulet comme certains
Lolita, Posté
Bello ! Bello ! Bello !
@mytho, Posté
LaBELLO: “ Je ne travaillerai jamais avec ceux qui sont passés par la case Prison,“

Triste cet interview comme LaBELLO
Anne, Posté
Mme Bello aurait déshonoré le PCR en faisant quoi précisément ? en faisant constamment le jeu des grandes fortunes sur le dos des pauvres ? relisez l'histoire de La Réunion et regardez qui s'est enrichi, qui a vécu de fonds publics, qui a placé ses enfants ? Bon on ne va pas remuer le passé mais pas de mensonges sur l'intégrité de la personne svp ?
Oscar, Posté
Pas d adversaire à gauche? Expliquez le a Olivier Hoarau qui vient d attaquer la liste concurrente
Hueureusement, c est Thierry Robert qui va arriver en tête et qui mettra tout le monde d accord!
Tulipe, Posté
vous avez pas d' ennemis à gauche, et pourtant verges ne vous aime pas, et vous avez déshonorer la couleur du PCR.
Dichotomie, Posté
Et en même temps, il y a Lebreton qui fait son show. pas un pou rattrap l'autre. tous les mêmes
Frederic, Posté
oté IPR, nana rien k pour meeting huguette
zoy y oublie lebretron
zot y fe propagande pou huguette, le trop flagran
Un oubli, Posté
Labello oublie qu'elle a un adversaire à gauche ... Vergès !!!

Vergès ne lui laissera jamais gagné, il fera tout pour qu'elle perde ...
Anne, Posté
Ce qui frappe en comparant les photos sur ce site c'est que chez Bello, le rassemblement est joyeux, positif, chez Lebreton/Pcr c'est un enterrement.
Tiloot , Posté
madame bello vous combattez la politique de se gouvernement a l assemblé
vous êtes allié avec ceux qui prouve la politique de se gouvernement quand pour aller au pouvoir vous avez pas de ennemies a gauche
qui peut croire encore a cette politique de gauche