Tribune libre :

" L'emploi garanti ", proposition phare de Vanessa Miranville pour lutter contre le chômage local


Publié / Actualisé
C'est à vélo que Vanessa MIRANVILLE s'est rendue à sa conférence de presse, comme beaucoup de cyclistes amateurs du dimanche. Mais d'emblée Vanessa MIRANVILLE déclare : " aujourd'hui, je vais vous parler d'emploi. Nous avons fait du vélo ce matin pour sensibiliser les Réunionnais sur l'importance de donner plus place à leurs déplacements du quotidien aux vélos ". (Photos DR)
C'est à vélo que Vanessa MIRANVILLE s'est rendue à sa conférence de presse, comme beaucoup de cyclistes amateurs du dimanche. Mais d'emblée Vanessa MIRANVILLE déclare : " aujourd'hui, je vais vous parler d'emploi. Nous avons fait du vélo ce matin pour sensibiliser les Réunionnais sur l'importance de donner plus place à leurs déplacements du quotidien aux vélos ". (Photos DR)

L’emploi, sujet crucial sur une île où plus de 30% de sa population est sans emploi malgré les différentes politiques publiques conduites par les femmes et hommes politiques successifs, depuis plusieurs années. " Etre au chômage, annonce Vanessa MIRANVILLE, c’est avoir de faibles revenus mais aussi faire devoir faire face à une perte de dignité, des problèmes de santé en raison d’une mauvaise alimentation, une plus faible espérance de vie ou encore une éducation déficiente pour les enfants ".

Pour créer plus d’emploi à La Réunion, la mesure phare de Vanessa Miranville est "l’emploi garanti ". Un " emploi garanti " c’est un emploi pérenne pour accomplir des missions d’intérêt général (protection de la biodiversité, lutte contre errance animale, lutte anti vectorielle,…).

Ciblant en priorité les chômeurs de longue durée, ces " emplois garantis " peuvent bénéficier de financements croisés car les publics ciblés sont souvent bénéficiaires d’autres prestations sociales, comme le RSA par exemple.

Le coût du dispositif est estimé à 400 millions d’euros et devrait bénéficier à 20 000 familles en début de mandature, et environ 80 000 familles en fin de mandat.

Le coût par emploi est estimé à 18 000 euros, soit l’équivalent de ce qui est versé à une personne sans emploi en prestations sociales (CMU / CSS, RSA, absence cotisations sociales, aides au logement,…)

Gilles HUBERT, Secrétaire Général et porte-parole de CREA, conclut " tout seul, le secteur privé ne peut pas faire baisser le chômage. II faut en finir avec les clivages et les postures politiques qui font du chômage une fatalité. L’idée peut paraître extravagante, mais ce n’est qu’en osant des solutions innovantes et audacieuses comme " l’emploi garanti " que l’on créera enfin de l’emploi durable pour les Réunionnais et que les jeunes réunionnais resteront sur l’île. "

   

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