La commercialisation des bouledogues à nouveau envisagée :

Centre sécurité requin : réouverture d'écoles de surf et projets de bassins de baignade


Publié / Actualisé
Le Centre sécurité requin organisait une conférence ce mardi 16 février pour donner des détails sur sa stratégie en 2021, en présence du sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier. Parmi les annonces faites : la réouverture de trois écoles de surf et des projets de nouveaux bassins de baignade ou de pose de filets sur la côte ouest. Par ailleurs la commercialisation de requin bouledogue est à nouveau envisagée, un test a été mis au point pour savoir si la chair est consommable. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Le Centre sécurité requin organisait une conférence ce mardi 16 février pour donner des détails sur sa stratégie en 2021, en présence du sous-préfet de Saint-Paul, Olivier Tainturier. Parmi les annonces faites : la réouverture de trois écoles de surf et des projets de nouveaux bassins de baignade ou de pose de filets sur la côte ouest. Par ailleurs la commercialisation de requin bouledogue est à nouveau envisagée, un test a été mis au point pour savoir si la chair est consommable. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

• Réouverture d'écoles de surf

Le CSR a annoncé que trois écoles de surf allaient pouvoir rouvrir : Roches noires, Body bird et l'école de surf de La Réunion. Toutes trois sont fermées depuis l'arrêté préfectoral de 2013 au début de la crise requins.

• Nouveaux bassins de baignade

Par ailleurs deux projets de bassins de baignade sont sur la table, à La Possession et Saint-Leu. Un projet de pose de filets est envisagé sur la baie de Saint-Paul. Il s'agirait ici de mettre en place un "filet d'exclusion" auquel s'ajouteraient des "rideaux de sécurisation" à savoir des sonars allant jusqu'à 180 mètres de portée, une caméra avec détection de squale par intelligence artificielle ou encore des pavac au niveau du filet.

• Sécurisation de plusieurs spots

A Saint-Leu, un arrêté municipal sera bientôt signé pour l'ouverture d'une zone sécurisée au spot de la gauche. Plusieurs élus demandent malgré tout un débat à ce sujet. Le maire de Saint-Leu Bruno Domen, présent à la conférence, se dit "optimiste" pour la validation de cet arrêté sur sa commune. A noter que cette zone sécurisée au spot de la gauche "est une expérience avec un dispositif lourd et cher qui sera amené à être allégé par la suite" ajoute le maire. Cette expérience s'étalera en effet sur une durée de 18 mois pour un coût total estimé à 900.000€. Seuls les dispositifs de sécurité les plus efficaces seront alors retenus pour être réutilisés ailleurs sur l'île, notamment dans le cadre de dispositifs d'installation saisonniers. 

Le principe est de sécuriser la zone via la mise en place du programme de pêche de prévention, renforcée le jour et étendue à la nuit, la mise en place de jet ski et d'un navire logistique pour protéger le spot, et encourager les équipements de protection individuelle (EPI) pour les surfeurs, qui visent à repousser les requins à l'aide d'ondes. Rappelons que c'est près du spot de la gauche qu'un surfeur a perdu la vie il y a quasiment deux ans. Kim Mahbouli a perdu la vie le 9 mai 2019, tué par un squale.

A Saint-Leu toujours, il a été évoqué une possible reprise des compétitions sportives de surf dans trois ou quatre ans selon la commune.

Par ailleurs, à Sainte-Suzanne le stade eaux vives (Sevi), géré par la Cinor, a été retenu comme centre d'entraînement pour les athlètes français en vue des JO de Paris 2024. Pour sécuriser la zone au maximum, le centre sécurité requin annonce la mise en place de pavac au niveau de l'embouchure, d'un filet "protégeant le Bocage et le bras de dérivation de la rivière Sainte-Suzanne" et d'un sonar au niveau du stade.

• Nouveaux drapeaux, nouveaux panneaux

La réglementation change pour le risque requin, ainsi trois indicateurs font leur apparition et le drapeau rouge n'est plus d'actualité. Le drapeau blanc indique un risque modéré, le drapeau orange un risque "modéré à fort" et enfin le drapeau noir un risque "fort à maximal".

Rappelons que les autres indicateurs de risques sont les données de pêche, la météo, la clarté de l'eau (houle ou non...), la pluviométrie etc. Ils sont importants à consulter pour savoir si la visibilité permet de se baigner ou surfer sans risque dans les zones dédiées.

Deux nouveaux panneaux font également leur entrée : le niveau 3 en cas de zone aménagée qui permet la pratique de la baignade ou d'activités nautiques sous contrôle et en prenant garde aux conditions en mer et aux drapeaux, et le niveau 0 en zone dangereuse qui interdit toute mise à l'eau.

Retrouvez ci-dessous les différentes zones de sécurité requin :

• Vers une reprise de la commercialisation du bouledogue

Le CSR a aussi annoncé le projet de fin de pêche des petits requins tigre, qui seraient alors seulement marqués.

Le centre envisage aussi une reprise de la pêche professionnelle pour d'éventuelles ventes de chaire de requin dans le commerce. Il s'agirait bien sûr d'une pêche toujours encadrée, celle-ci serait ciblée sur les requins bouledogue. Pour savoir si la chaire est consommable - elle était interdite à la vente jusqu'ici à cause d'une toxine jugée dangereuse pour la santé - le centre va mettre en place "un test fiable qui permet de savoir sous sept jours si la chaire est bonne".

Niveau gestion, alors que le CSR a récemment signé un partenariat avec la préfecture et la Réserve marine, on apprend que le TCO et la Cinor vont peut-être intégrer le centre sécurité requin prochainement.

yb/www.ipreunion.com / [email protected]

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !