Le troisième de Saint-Denis :

Point d'accès au droit : un nouvel outil pour combattre la délinquance au Chaudron


Publié / Actualisé
Divorce, achat d'un appartement, conflits de voisinage... les habitants du Chaudron peuvent dès à présent se renseignés, être conseillés et accompagnés gratuitement par des notaires, des avocats ou autres professionnels. Vendredi 2 novembre, le maire de Saint-Denis Gilbert Annette et Nalini Véloupoulé, élue déléguée à la sécurité ont inauguré le nouveau Point d'Accès au Droit (PAD) dans les locaux associatifs de l'école Damese Legros au Chaudron. Pour le maire, ce nouvel outil participera à faire baisser la délinquance dans ce quartier qui s'est récemment enflammé à l'occasion Halloween.
Divorce, achat d'un appartement, conflits de voisinage... les habitants du Chaudron peuvent dès à présent se renseignés, être conseillés et accompagnés gratuitement par des notaires, des avocats ou autres professionnels. Vendredi 2 novembre, le maire de Saint-Denis Gilbert Annette et Nalini Véloupoulé, élue déléguée à la sécurité ont inauguré le nouveau Point d'Accès au Droit (PAD) dans les locaux associatifs de l'école Damese Legros au Chaudron. Pour le maire, ce nouvel outil participera à faire baisser la délinquance dans ce quartier qui s'est récemment enflammé à l'occasion Halloween.

"Chacun est confronté au droit dans sa vie quotidienne" déclare Nalini Véloupoulé. La Réunion a été l’un des premiers départements à investir dans les Maisons de Justice et les PAD. Il y en a 27 en tout sur le territoire, le premier s’est ouvert en 1992, un an après les évènements du Chaudron. A Saint-Denis, c’est le troisième qui était inauguré ce matin, au plein cœur du Chaudron, quartier populaire classé dans les zones d’Education prioritaire. " Un quartier où les besoins sont là, " ajoute Gilbert Annette. En 2017, ce sont plus de 3.300 Dionysiens qui ont franchi les portes de ces antennes. " Plus il y aura d’outils, plus les gens participeront, " affirme le maire de la ville.

Cet outil est un espace " au plus proche des populations, où l’on peut se renseigner gratuitement sur sur tous les aspects de la vie quotidienne en matière juridique ", résume en quelques mot le procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Saint-Denis, Eric Tufféry. Une nouvelle antenne qui offre ainsi aux habitants une aide gratuite à l’accès au droit en mettant à leur disposition un service d’accueil, des informations, des consultations juridiques et un accès à la conciliation et à la médiation. Elle permet selon Gilbert Annette " une meilleur accès au droit dans une société complexe où tout change très vite. "

" Nos concitoyens, dès qu’ils ont une difficulté, peuvent venir consulter gratuitement des notaires, des avocats, des conciliateurs, " poursuit le maire. Une nouvelle antenne, qui " facilite la vie et le vivre ensemble. Car c’est quand le vivre ensemble dégénère que la délinquance augmente. "

Un outil qui aidera à "faire baisser la délinquance"

A La Réunion, " la délinquance globale est maîtrisée, elle est même inférieure aux autres départements français. Ce n’est du fait de la Mairie, c’est un travail partenarial  avec la Police, la justice… Nous avons le plus faible taux de délinquance de toutes les villes française de 150.000 habitants. " Pour le Maire, l’ouverture de ce troisième PAD participera à la baisse de la délinquance : " cet outil va aider les gens, plus vous connaissez vos droits, mieux vous les observez et moins vous commettez des fautes ou des délits. " Ces services judiciaire de proximité sont donc des " instruments de paix et de cohésion sociale  " résume Nalini Véloupoulé.

Lire aussi => Violences urbaines : 5 policiers blessés et 19 interpellations au cours d'une nuit de furie

Abordant les récents évènements au Chaudron lors de la nuit d’Halloween, Gilbert Annette a tenu à préciser : " je ne vais pas nier la difficulté sociale, je vais même dire la dégradation sociale. La situation est tendue, le chômage des jeunes est particulièrement important. C’est notamment à l’occasion d’Halloween que tous s’exprime : je peux le regretter mais je peux également le comprendre. " Et d’ajouter : " nous sommes au près de cette jeunesse, nous essayons de trouver des solutions, des pistes. Elles ne sont pas très nombreuses et certaines se sont refermées avec la disparition des contrats aidés, " déplore Gilbert Annette.
 

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !