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Nous Toutes lance une co-campagne de mobilisation contre l'inceste


Publié / Actualisé
Enfin portés par le climat de libération de la parole, les témoignages de victimes d'inceste se multiplient. Dans un récent sondage, 6,7 millions de Français ont déclaré en avoir été victimes. Pour lutter contre ce fléau, le collectif féministe NousToutes lancent une co-campagne de sensibilisation (photo d'illustration rb / www.ipreunion.com)
Enfin portés par le climat de libération de la parole, les témoignages de victimes d'inceste se multiplient. Dans un récent sondage, 6,7 millions de Français ont déclaré en avoir été victimes. Pour lutter contre ce fléau, le collectif féministe NousToutes lancent une co-campagne de sensibilisation (photo d'illustration rb / www.ipreunion.com)

L'inceste qualifie les "relations sexuelles prohibées entre parents très proches" : entre parent et enfant, entre enfants d'une fratrie (y compris demi-frère et demi-sœur), entre grand-parent et petit enfant, ou encore entre oncle ou tante et neveu ou nièce. En France, selon un récent sondage commandé par l’association Face à l’inceste, 6,7 millions de personnes déclarent en avoir été victime. Dans 78% des cas, les victimes sont des femmes et la majorité des agresseurs sont des hommes : père, beau-père, grand-père, oncle, frère, etc.

De temps en temps, une de ses histoires atterrit sur le devant de la scène médiatique et permet d’ouvrir le débat. Récemment, Camille Kouchner a ouvert une brèche en publiant, La Familia Grande, un livre dans lequel elle accuse son beau-père, le politologue Olivier Duhamel d’avoir imposé des relations incestueuses à son frère jumeau alors âgé de 14 ans.

Lire aussi : Accusé d'inceste, Olivier Duhamel visé par une enquête pour "viols et agressions sexuelles"

Le collectif #NousToutes profite de cette lumière mise sur un des tabous les plus importants de notre société pour lancer une co-campagne de sensiblisation.

L’objectif est de sortir de l’immobilisme et du mutisme en impliquant la population. Cette campagne se déroulera en deux étapes : une première faîte de témoignages publiés en simultané sur les réseaux sociaux ; une deuxième concernant l’interpellation des pouvoirs publics pour réclamer la formation de tous les professionnels de l’éducation, de la santé et du social pour qu’ils puissent reconnaître les signaux d’alerte et agir pour protéger les enfants.

Pour aller plus loin, le collectif lance un appel à participation et publie un questionnaire sur la construction de la future campagne : quelle sera sa forme ? Quel hastag pour un référencement optimal ? Qui interpeller ? Nous Toutes a besoin d’un maximum de participants afin de faire réagir l’opinion publique.

Vous pouvez retrouver le formulaire de participation ici.

vc/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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