Exposition :

Saint-Denis : l'Académie des Camélias s'engage pour les droits des minorités


Publié / Actualisé
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes qui se tenait ce lundi 8 mars, les murs de l'Académie des Camélies (Saint-Denis) ont été investis par de nombreux artistes militants. Violences sexistes, sensibilisation de la communauté LGBTQI+, violences policières, inceste...De nombreuses thématiques ont été abordées pour sensibiliser la population (Photo as/www.ipreunion.com)
Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes qui se tenait ce lundi 8 mars, les murs de l'Académie des Camélies (Saint-Denis) ont été investis par de nombreux artistes militants. Violences sexistes, sensibilisation de la communauté LGBTQI+, violences policières, inceste...De nombreuses thématiques ont été abordées pour sensibiliser la population (Photo as/www.ipreunion.com)

Le comité Lerka, le collectif de collages féministes, Emma di Orio, Brandon Gercara et Requeer…Plusieurs artistes et collectifs engagés étaient au rendez-vous pour embellir les murs extérieurs de l'Académie. L'exposition a été présentée ce mercredi, en présence de la maire de Saint-Denis Ericka Bareigts.

L'intersectionnalité était au mot du jour : sensibiliser à la fois aux femmes victimes de violences, mais aussi les personnes homosexuelles ou transgenres, ou racisées, et parfois aux trois en même temps.

"J'intègre énormément des messages de tolérance envers la communauté queer (personnes ayant une sexualité ou une identité de genre différentes de la "norme" ; ndlr) dans mon travail, c'est important parce que j'estime que la lutte féministe n'est pas fermée qu'aux femmes, mais aussi aux femmes transgenres et aussi à lutte contre l'homophobie" explique Emma di Orio, artiste plasticienne présente à l'exposition. Regardez :

Un combat mené aussi par Brandon Gercara, artiste et chercheur.e présent.e sur place. Figure de la lutte LGBTQI+, c'est un message de convergance des luttes qu'iel est venu.e porter. "Il nous paraît important de questionner les droits LGBTQI+ avec les droits des femmes" souligne-t-iel. Regardez :



Le projet a été en grande partie porté par Audrey Coridon, directrice du centre, plus connue sous son nom d'artiste "Dey". Elle gère ce centre socio-culturelle, qu'elle considère surtout comme "une maison du peuple, où notre équipe est facilitatrice de projets auprès de la population et des associations du quartier".

L'association a décidé de présenter pendant une semaine ces œuvres pour lutter contre les discriminations en tout genre. "Le centre a été construit avec les habitants, l'idée c'était de créer une exposition avec eux pour créer le lien, et rendre l'accès à la culture plus simple pour la population de ce quartier" détaille-t-elle. Regardez :



Les habitants ont été conviés à l'élaboration des œuvres, notamment des affiches qui ont été érigées dans le jardin du centre. Des slogans créés par et pour eux, afin de sensibiliser à leurs expériences. Les pancartes sont destinées à être déplacées dans de nombreux endroits de la commune. Des ateliers ont aussi été organisés pour les femmes du quartier, afin de les aider dans leur quotidien.

La maire de Saint-Denis était présente ce mercredi pour rencontrer ces habitants. Elle détaille les objectis de cette exposition, mais aussi du centre en lui-même, regardez :



Les installations ont toutes été disposées au cours des jours précédents et suivants la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. Imaz Press était présent lors de l'action du collectif des collages féministes, qui a collé sur les problématiques des féminicides, de l'inceste, de l'homophobie, mais aussi pour rendre hommage à Miguel Kameni, un jeune homme décédé lors d'une collision avec une voiture de police en janvier 2020. Regardez :



as/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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