Évaluation de l'impact des mesures sanitaires :

CCIR : les associations de commerçants réunionnais tirent la sonnette d'alarme


Publié / Actualisé
Les associations de commerçants de La Réunion se sont réunis ce mercredi 7 avril à la Chambre du Commerce et de l'Industrie de la Réunion pour évaluer l'impact des mesures prises par le préfet Jacques Billant. En vigueur depuis le mardi 6 avril, celles-ci impactent les commerçants réunionnais, inquiets de l'avenir de leurs entreprises. "Nous ne sommes pas les boucs émissaires de la crise sanitaire, les commerces ne sont pas responsables" alertent-ils. Ibrahim Patel, président de la Chambre du commerce et de l'industrie de la Réunion a convié les acteurs économiques qui ont pu exprimer colère et incompréhension face à ces mesures (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Les associations de commerçants de La Réunion se sont réunis ce mercredi 7 avril à la Chambre du Commerce et de l'Industrie de la Réunion pour évaluer l'impact des mesures prises par le préfet Jacques Billant. En vigueur depuis le mardi 6 avril, celles-ci impactent les commerçants réunionnais, inquiets de l'avenir de leurs entreprises. "Nous ne sommes pas les boucs émissaires de la crise sanitaire, les commerces ne sont pas responsables" alertent-ils. Ibrahim Patel, président de la Chambre du commerce et de l'industrie de la Réunion a convié les acteurs économiques qui ont pu exprimer colère et incompréhension face à ces mesures (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Pour Paul Conan, président de l’Association des Entrepreneurs de la Possession, ces mesures sont incompréhensibles. "Nous avons toujours tout respecté !" Aujourd’hui la situation est la même qu’au début de crise en 2020, remarque-t-il. Les mesures actuelles impactent forcément les 150.000 salariés et 54.000 entreprises réunionnaises.

"On refuse la stigmatisation que le préfet réalise à l'encontre des commerces, particulièrement des petits commerces" martèle-t-il. Regardez :

" Il y a de l’incompréhension ", estime quant à lui Lucien Chezeau, président de l‘Association des commerçants de Saint-Gilles-les Bains. 80% à 90% des commerces de Boucan Canot sont touchés par ces restrictions, indique-t-il, 100 commerçants de cette zone sont au chômage alors que beaucoup ont des terrasses en plein air.

Pour Gilles Techer, dirigeant de la Brasserie de la Gare du Nord " il faut absolument des dossiers d’aides ". Il ajoute que la fermeture des commerces de l’Hexagone depuis le mois de novembre n’a pas empêché la circulation du virus. " Il faut qu’on sauve la vie économique, il faut vacciner en priorité les gens qui travaillent " ajoute le commerçant.

Thomas Pomares, vice-président de la Fédération française des associations de commerçants (FFAC), s’est exprimé au sujet des petites entreprises. " On les oublie souvent " déplore-t-il. Ces petites structures ne bénéficient pas des aides car elles sont allouées seulement en cas de perte d’au moins 50% du chiffre d’affaires.

Par ailleurs, le loyer représente 20 à 30% des charges, ont rappelé les différents commerçants. C’est la plus importante et pourtant il faut s’en acquitter sous peine de mises en demeure. Bien que l’État et la Région aient alloué des aides aux commerçants, celles-semblent être insuffisantes " dans un système de yoyo " dénoncent-ils enfin.

vl/www.ipreunion.com / [email protected]

   

2 Commentaire(s)

Alanou, Posté
Bravo il faut arrêter de stigmatiser les chefs d'entreprises.Et surtout pas de confinement stop
Colman, Posté
Soutien aux petits artisans et commerçants !