Biodiversité et protection du patrimoine naturel :

Saint-Denis : renouvellement du partenariat avec le Parc national


Publié / Actualisé
Mardi 31 mai 2022, la ville de Saint-Denis a renouvelé son partenariat avec le parc national de La Réunion, pour une durée de cinq ans, à la pépinière Thérésien Cadet du bas de la Rivière. Accompagnée de Eric Ferrere, président du Parc national, Ericka Bareigts, la maire de Saint-Denis a rappelé la volonté de la municipalité et la nécessité du travail collaboratif mené pour valoriser et préserver la biodiversité réunionnaise sur le chef-lieu. Nous publions ci-dessous le communiqué complet (Photos : ville de Saint-Denis)
Mardi 31 mai 2022, la ville de Saint-Denis a renouvelé son partenariat avec le parc national de La Réunion, pour une durée de cinq ans, à la pépinière Thérésien Cadet du bas de la Rivière. Accompagnée de Eric Ferrere, président du Parc national, Ericka Bareigts, la maire de Saint-Denis a rappelé la volonté de la municipalité et la nécessité du travail collaboratif mené pour valoriser et préserver la biodiversité réunionnaise sur le chef-lieu. Nous publions ci-dessous le communiqué complet (Photos : ville de Saint-Denis)

Après une première convention de trois ans, allant de 2016 à 2019, celle ratifiée ce mardi, vient renforcer les actions de végétalisation déjà menées pour l’amélioration du cadre de vie des habitants du bas de la ville de Saint-Denis. "Nous plantons un peu plus de 2.000 arbres par an, explique Ericka Bareigts. " L’objectif est d’atteindre 12.000 arbres endémiques d’ici cinq ans pour dépolluer l’air, diminuer la température et d’amener la forêt dans notre ville fortement urbanisée et minéralisée", ajoute-t-elle.

Si le chef-lieu poursuit sa transition vers une ville plus verte, ce partenariat avec le Parc national de La Réunion renforce les actions de sauvegarde du patrimoine naturel dionysien en luttant contre les espèces exotiques envahissantes, en replantant les espèces endémiques et en préservant les sites naturels.

"Avec la Roche Ecrite, Saint-Denis est l’une des portes du Parc national mais aussi la seule réserve de Tui-Tui au monde", expose la maire. "En tant qu’acteur de la politique publique, nous devons préserver notre patrimoine naturel en prenant la mesure de ce que représente nos plantes et nos espèces endémiques", estime-t-elle. Ecoutez :

Concrètement, le Parc national prévoit d’accompagner la ville "en terme de logistiques mais aussi en terme techniques et scientifiques", précise Eric Ferrere. Au travers de cette coopération, l’objectif est de "réaliser un corridor écologique urbain qui reconnectera la ville aux espaces naturels". Autre ambition portée par les deux instances: le projet alimentaire territorial urbain. "Nous envisageons d’enlever les espèces exotiques envahissantes sur les terrains en friches afin de restituer ces terres aux agriculteurs qui souhaitent produire", explique-t-il. Regardez :

- Créer des espaces urbains naturels -

Jean-Philippe Delorme, directeur du Parc National a porté l’accent sur la dimension économique trop souvent occultée lorsque l’on parle d’environnement. " Cette convention est l’occasion de voir comment le patrimoine naturel peut créer de l’emploi durable. C’est un challenge à relever ensemble ", indique-t-il.

Enfin, ce patrimoine végétal sera incorporé au projet de ville musée à ciel ouvert afin de transmettre la connaissance autour de ces arbres et plantes endémiques. " Nous avons des cases créoles, des camps d’esclaves, des fresques murales sur Saint-Denis mais nous ne savons pas encore distinguer un benjoin d’un autre pié de bwa ", conclut Ericka Bareigts en riant.

mp/www.ipreunion.com / [email protected]
 

   

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