Permettre à l'enfant de travailler sur l'estime de soi :

Saint-Denis : un pas de plus vers l'école du bonheur


Publié / Actualisé
Il est l'heure du bilan. Le troisième comité de pilotage de l'école du bonheur s'est déroulé au coeur de Grand Salon, à Saint-Denis, vendredi 17 juin 2022. Après 14 ans d'engagement pour le projet éducatif global, il est temps aujourd'hui de démarrer une nouvelle étape dans la route vers l'école du bonheur, mais toujours dans une continuité dynamique. Le but aujourd'hui est de rédiger une convention en co-construction. (Photos : ville de Saint-Denis)
Il est l'heure du bilan. Le troisième comité de pilotage de l'école du bonheur s'est déroulé au coeur de Grand Salon, à Saint-Denis, vendredi 17 juin 2022. Après 14 ans d'engagement pour le projet éducatif global, il est temps aujourd'hui de démarrer une nouvelle étape dans la route vers l'école du bonheur, mais toujours dans une continuité dynamique. Le but aujourd'hui est de rédiger une convention en co-construction. (Photos : ville de Saint-Denis)

"Ce n’est pas une révolution mais c’est une forte évolution", voilà comment définit Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis, l’école du bonheur. Cette action innovante, portée à la fois par la ville et par l’Education Nationale, a pour but d’apporter à l’enfant des prestations qui lui permettent essentiellement de travailler sur l’estime de soi, afin qu’il prenne notamment conscience qu’il a d’autres qualités et capacités, que ce soit dans le yoga, le théâtre, le sport, la musique ou encore via le plan anglais. "La confiance en soi passe aussi par la culture, il doit apprendre à découvrir son patrimoine et en être fier" ajoute-t-elle. Des nouvelles activités vont notamment être mises en place, comme les jeux de société, afin de renouer avec le créole.

- Une ouverture supplémentaire sur le monde -

De manière globale, l’école du bonheur permet de compléter l’ouverture sur le monde de l’enfant. Cela concerne à Saint-Denis plus de 17 000 élèves. "Nous voulons développer des capacités psychosociales pour qu’ils aient la volonté de tracer leur chemin vers le bonheur, leur bonheur, et prouver qu’il n’y aucune fatalité. Nous avons conscience que c’est une ambition immense, mais bien qu’il ne fasse pas partie des mots employés dans les politiques publiques, nous avons nous choisi le bonheur comme finalité", explique Ericka Bareigts.

Au cours de ces années de construction de cet écosystème, les six principaux axes de l’école du bonheur ont pu être établis: le vivre ensemble, le confort, l’estime de soi, la sécurité, la participation et la santé. C’est sur ces axes que les ateliers participatifs vont être anglés, animés par Red Samuraï. L’intérêt premier est de placer les besoins des élèves au coeur des préoccupations. Expérimenter pour nourrir la réflexion avec des jeux pour ainsi identifier "de quoi les élèves ont besoin pour être heureux à l’école?". "Nous devons nous-mêmes nous remettre en question dans nos interventions pour atteindre notre objectif d’école du bonheur", ajoute Catherine Ma-Paw-Youn, directrice de l’éducation. Les actions décidées cette fin d’année devront voir le jour début 2023.

   

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