2ème édition du Safthon :

Alcoolisation foetale - La diminution des cas passe par la prévention


Publié / Actualisé
À La Réunion, chaque année, 140 bébés naissent atteints par le syndrome d'alcoolisation foetale (SAF). Ce chiffre fait de notre île l'un des départements de France les plus touchés par ce phénomène. L'année dernière, le Safthon, une manifestation autour du SAF est lancé localement. Sensibiliser, informer et récolter des fonds pour prévenir ces troubles et aider les familles atteintes, voici les objectifs de l'événement. Le mot d'ordre : "il n'y a pas de consommation sans risque". Car un verre suffit. Le syndrome est encore peu connu de la population, pourtant, à La Réunion, 12 000 personnes en sont atteintes.
À La Réunion, chaque année, 140 bébés naissent atteints par le syndrome d'alcoolisation foetale (SAF). Ce chiffre fait de notre île l'un des départements de France les plus touchés par ce phénomène. L'année dernière, le Safthon, une manifestation autour du SAF est lancé localement. Sensibiliser, informer et récolter des fonds pour prévenir ces troubles et aider les familles atteintes, voici les objectifs de l'événement. Le mot d'ordre : "il n'y a pas de consommation sans risque". Car un verre suffit. Le syndrome est encore peu connu de la population, pourtant, à La Réunion, 12 000 personnes en sont atteintes.

Depuis quelques années, les pouvoirs publics se sont emparés de la problématique. Tous les ans, une charte est signée par les représentants de différentes institutions. Du Préfet, en passant par le Président du Département, le Recteur d'Académie, le Président d’Université et d’autres… Ils sont nombreux à s’engager à prendre des mesures concrètes pour accroître la sensibilisation à l’Ensemble des Troubles Causés par l’Alcoolisation Foetale (ETCAF)  et aux risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse, à développer et partager les savoir autour de l’ETCAF et à soutenir la recherche dans le domaine.

Cela passe par plusieurs actions tout au long de l’année. Car on parle là, d’un phénomène de société. Pour les journées internationales de sensibilisation au SAF (les 8 et 9 septembre prochains), un bus sillonnera toute l’île pour informer le grand public. Des familles concernées par le SAF seront du voyage pour expliquer les conséquence du syndrome.

Ces conséquences sont variables : des retards d’apprentissage, des difficultés scolaires, des troubles du comportement chez l’enfant.  Le SAF peut aussi entraîner des troubles physiques et mentaux.

Ce que l’on sait peu, c’est que, selon une étude réalisée aux USA (Streissguth et al.), 23% des délinquants et criminels souffrent d’ETCAF. Pour certains spécialistes, un adolescent atteint de SAF aurait plus de risque de dériver vers la délinquance qu’un autre. C’est pour cela que Le Centre Ressources ETCAF sensibilise les acteurs de la Justice des Mineurs de La Réunion aux handicaps des jeunes porteurs de Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (TCAF). De manière à ce que ces professionnels puissent détecter et mieux accompagner les jeunes porteurs de TCAF.

À La Réunion, un accompagnement est possible. Le Centre de diagnostic SAF-ETCAF est une structure spécialisée. Le département est la première région pilote a proposer un programme de prévention et de prise en charge du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) et des Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (TCAF). Ce plan d’action expérimental 2016-2018, proposé par l’Agence Régionale de Santé Océan Indien (ARS OI), répond aux orientations gouvernementales prévoyant l’instauration d’un Centre Ressources dans une ou deux régions françaises.

fh/www.ipreunion.com

   

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