[PHOTOS-VIDÉO] Le plan social prévoit 45 suppressions de poste :

La Possession : manifestation des employés de Circet Réunion


Publié / Actualisé
Des employés de Circet Réunion (spécialisée dans la télécommunication) manifestent ce lundi 1er février 2021 devant les locaux de l'entreprise, à Ravine à Marquet (La Possession). Ils s'opposent au plan social prévu par le groupe, qui entraînerait la suppression de 45 postes sur les 79 existants. Les représentants syndicaux sur place attendent une rencontre avec le directeur, prévue dans l'après-midi afin de mener les négociations. Ils réclament de meilleures indemnités pour les salariés de la branche réunionnaise de Circet qui vont être licenciés. (Photos rb/www.ipreunion.com)
Des employés de Circet Réunion (spécialisée dans la télécommunication) manifestent ce lundi 1er février 2021 devant les locaux de l'entreprise, à Ravine à Marquet (La Possession). Ils s'opposent au plan social prévu par le groupe, qui entraînerait la suppression de 45 postes sur les 79 existants. Les représentants syndicaux sur place attendent une rencontre avec le directeur, prévue dans l'après-midi afin de mener les négociations. Ils réclament de meilleures indemnités pour les salariés de la branche réunionnaise de Circet qui vont être licenciés. (Photos rb/www.ipreunion.com)

Des salariés de Circet Réunion se mobilisent ce lundi 1er février devant les locaux de la société spécialisée dans la télécommunication. En cause : un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit la suppression de 45 postes sur les 79 existants. Les représentants syndicaux estiment que les indemnités sont insuffisantes pour les salariés réunionnais qui vont perdre leur emploi.

Une vingtaine de salariés se sont massés dès 6h du matin devant l'entrée de l'entreprise, drapeaux de la CGT en main, aux côtés d'un cercueil sur lequel on pouvait lire "RIP Circet repose en paix". Regardez :

"Au début des négociations, nous avons demandé 12 mois, après deux semaines la direction est toujours à 3 mois brut et 1 mois brut. Quand on fait partie d'une multinationale dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros en 2020, c'est peu et dérisoire" déplore Bruno Albac, monteur-cableur et technicien bureau d'études à Circet et délégué du personnel CGT.

Le groupe, arrivé en 2018, "perd marché sur marché, on comprend qu'il y ait moins d'activité, mais que les gars partent au moins avec quelque chose quand même après le travail qu'ils ont réalisé à la société depuis tout ce temps" demande le responsable syndical. La direction de son côté indique "qu'elle n'a pas d'argent aujourd'hui, mais c'est le groupe Circet qui paye normalement, et pas Circet Réunion, donc on comprend pas" ajoute Bruno Albac. Le plan qui prévoit la suppression de 57% des effectifs inquiète suffisamment les salariés. "On ne sait pas où la direction veut aller, voire si on risque la fermeture totale. On perd 45 collègues mais pour ceux qui restent, on ne sait pas combien de temps ils vont rester."

Le recours du groupe à la sous-traitance, par le biais notamment de Circet Maroc pour certaines activités fait également partie des points de discorde. "On n'est pas forcément contre le recours aux intérimaires mais supprimer des postes en interne à côté, ce n'est pas compréhensible et ça frole l'illégalité" estime Bruno Albac.

Ce "coup de pression" des salariés en grève se déroule à quelques heures d'une réunion avec la direction, durant laquelle le PSE pourrait être signé, à l'issue des négociations. Le directeur de Circet Réunion, Stéphane Rémond, est allé à la rencontre des grévistes dans la matinée pour les appeler à ne pas bloquer "ceux qui souhaitent travailler". Il n'a pour l'heure pas encore répondu à nos questions.

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Mayaqui, depuis son mobile, Posté
C'est bien triste toutes ces entreprises qui ferment ou réduisent leur personnel.
Même sans la pandémie ce n était pas terrible alors maintenant , ou allons nous ?