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Saint-Denis : le sport, la jeunesse et l'insertion au coeur du conseil municipal


Publié / Actualisé
La ville de Saint-Denis tenait son conseil municipal ce samedi 27 février 2021, dont les sujets phares sont : le lancement de la Licence Sportive et Solidaire pour les 2-11 ans, la validation du Pass'Animation pour favoriser engagement citoyen et formation des jeunes, la création d'une adhésion usager pour les activités de loisirs de l'Académie intergénérationnelle des Camélias, la soutien aux entreprises par le biais du FISAC, le prêt social et solidaire destiné aux porteurs de projets dans les quartiers, la constitution du nouveau conseil citoyen de PRUNEL, le renouvellement du contrat territoire lecture entre la ville et l'Etat, la reconduction de la convention de coordination entre Police Municipale de Saint-Denis et Police Nationale. Nous publions le communiqué complet ci-dessous
La ville de Saint-Denis tenait son conseil municipal ce samedi 27 février 2021, dont les sujets phares sont : le lancement de la Licence Sportive et Solidaire pour les 2-11 ans, la validation du Pass'Animation pour favoriser engagement citoyen et formation des jeunes, la création d'une adhésion usager pour les activités de loisirs de l'Académie intergénérationnelle des Camélias, la soutien aux entreprises par le biais du FISAC, le prêt social et solidaire destiné aux porteurs de projets dans les quartiers, la constitution du nouveau conseil citoyen de PRUNEL, le renouvellement du contrat territoire lecture entre la ville et l'Etat, la reconduction de la convention de coordination entre Police Municipale de Saint-Denis et Police Nationale. Nous publions le communiqué complet ci-dessous

Pour une enfance sportive et solidaire

Si le contexte sanitaire a porté un sérieux coup d’arrêt à la pratique sportive en club, nul doute que les adeptes de sport, qu’ils soient amateurs ou professionnels, chausseront tenue et baskets, s’empresseront de fouler à nouveau les pelouses, se rueront dans les gymnases, sur les pistes et terrains pour renouer avec leurs disciplines favorites, lorsque les conditions sanitaires seront de nouveau favorables.

À l’écoute de sa population, la Ville imagine des dispositifs pour accompagner le retour des Dionysiennes et Dionysiens dans les clubs dans les meilleurs délais. La Licence Sportive et Solidaire, destinée au public des 2-11 ans, se présente ainsi comme une première réponse au besoin exprimé par les familles.

En faisant rimer sport et soutien financier, ce dispositif illustre toute la dimension sociale que la Ville souhaite conférer à la politique Sport mise en oeuvre sur son territoire.

Valoriser le sport et le rendre accessible dès le plus jeune âge

La Ville veut garder un temps d’avance pour réussir l’après Covid-19 et accompagner au mieux ses concitoyens vers un retour à la normale tant attendu. A cette fin, elle engage une réflexion nourrie et amorce des projets visant à faciliter le quotidien de ses concitoyens, pour qu’ils puissent continuer à rêver, à se projeter dans l’avenir, malgré le contexte anxiogène qui pèse sur les esprits. L’accès au sport pour les Dionysiens âgés de 2 à 11 ans fait partie de ces actions phares que la Ville entreprend pour préserver, soutenir dans la durée, le tissu associatif dionysien. Ici, réside un enjeu clé puisque la tranche concernée représente 9 750 enfants, soit quelques 6 394 familles.

Pour cette année de lancement qui correspond également à une phase de test, la Licence Sportive Solidaire doit bénéficier à environ 2 500 enfants dionysiens, soit près de 25% de cette tranche.

La Licence Sportive Solidaire consiste en une aide financière de 30 euros par enfant bénéficiaire. En considérant que le coût d’une licence sportive oscille en général entre 40 et 50 euros, le soutien opéré par la Ville témoigne d’une vraie implication de celle-ci dans la promotion du sport pour tous. Par le biais de ce nouveau dispositif qui n’impose aucun nombre limite de bénéficiaires par foyer, la Ville de Saint-Denis souhaite véritablement aider les familles dionysiennes les plus modestes.

Encourager les jeunes à s’approprier les équipements sportifs et soutenir les clubs

A la manoeuvre, on retrouvera l’équipe du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Saint-Denis, d’ores-et-déjà en contact avec le public que la Ville souhaite accompagner dans le cadre de cette initiative. Pour favoriser la bonne mise en oeuvre du dispositif, la Ville ne lésine pas sur les moyens et engage un budget de 75 000 euros en 2021. Selon la portée effective du dispositif, une réflexion sera nourrie en vue d’un potentiel élargissement de la mesure à d’autres franges de la population.

La Ville affirme ainsi son engagement plein et entier aux côtés des clubs, victimes collatérales de la pandémie, fragilisés sur le plan économique et en plein questionnement quant à leur avenir.

Une jeunesse sportive investie dans le bien commun

Coupler les thématiques sport et emploi en vue de formuler une proposition pertinente à destination des jeunes Dionysiennes et Dionysiens : c’est ce que s’attache à faire la Ville. Parmi les priorités, la création d’un processus favorisant leur émancipation et leur autonomie à travers le bénévolat et le volontariat d’une part, et de l’autre, l’accompagnement dans leurs parcours de formation.

Le déploiement simultané d’un dispositif majeur du Plan Ambition Jeunesse - le Pass’ Animation - et du partenariat avec la Société Publique Locale Oser Pour l’Education (SPL OPÉ), permet à la Ville de Saint-Denis de créer une dynamique vertueuse. L’un et l’autre vont s’alimenter pour, in fine, influer positivement sur les parcours de formation professionnelle et permettre une montée en compétences accélérée des femmes et des hommes.

À travers la promotion de l’éducation populaire, se joue la réussite de l’accompagnement de ces jeunes dans leur vocation à devenir des professionnels de l’animation. La découverte de nouveaux espaces, de nouveaux domaines d’intervention favorise quant à elle l’apprentissage de savoirs utiles " au devenir citoyen " tout autant qu’à la réalisation de projets de vie.

Des dionysiens bénévoles et volontaires formés au Métier d’animateur

La Ville, en sa qualité de facilitateur d’accès à l’emploi, ouvre la voie aux jeunes Dionysiens et Dionysiennes désireux de se former et d’embrasser une carrière dans le domaine de l’animation. Cette initiative répond avant tout à une logique de bon sens puisque, dans ce secteur d’activité, tous les voyants semblent être au vert pour favoriser la formation et l’emploi durable des jeunes, principalement des jeunes Dionysiens.

Les études de terrain ont mis au jour le besoin en main d’oeuvre qualifiée des structures spécialisées dans l’accueil péri et extrascolaire, intervenant au service des établissements de la commune. Parallèlement, de nombreux jeunes se disent attirés par ces métiers de l’animation et expriment leur volonté d’étendre le champ de leurs compétences dans ce domaine d’activité.

Pass’ animation, un sésame pour la formation et l’engagement citoyen

Fidèle à sa volonté de mise en réseau, la Ville établit un trait d’union entre ces jeunes motivés qui souhaitent se former, valider une expérience solide en entreprise et l’acteur économique pourvoyeur d’emplois. Ici, le dispositif Pass’ Animation propose aux jeunes Dionysiens de passer le Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (BAFA) ou le Brevet d’Aptitude aux Fonctions de Directeur (BAFD) en contrepartie de la réalisation de missions de bénévolat ou de volontariat.

Dans sa phase expérimentale en 2021, le Pass’Animation prévoit la formation d’une trentaine de jeunes Dionysiens avec à la clé l’obtention d’un diplôme qualifiant. Le dispositif induit également un engagement citoyen - l’un des cinq piliers du Plan Ambition pour la Jeunesse - de la part des bénéficiaires qui œuvreront dans l’intérêt général en même temps qu’ils se formeront au métier visé.

Au travers de cet engagement citoyen, la Ville souhaite que les jeunes puissent appréhender des valeurs telles que la liberté et la solidarité. Une participation active à la vie de la cité est une manière de partir à la rencontre de l’autre, de se rendre utile, d’apporter du sens et aussi selon les parcours, de répondre à un besoin de réalisation personnelle.

Partenariat gagnant avec la société publique locale oser pour l’education

Le partenariat privilégié que noue la Ville avec la SPL Oser Pour l’Éducation est donc intimement lié au Pass’Animation. D’un côté, la Ville forme les jeunes et contribue à la création d’un vivier de Dionysiennes, Dionysiens formés au métier d’animateur ; de l’autre elle s’allie à un acteur économique de la place pour initier l’insertion sur le marché du travail des jeunes qu’elle accompagne de bout en bout.

La SPL Oser Pour l’Éducation articule son action autour d’une qualité d’accueil et éducative forte. C’est à ce titre qu’elle ose investir sur le capital jeunesse à travers une politique de formation ambitieuse dans le domaine de l’animation, afin de favoriser le partage de savoirs et la montée en compétences.

L’académie des camélias, une structure innovante en pleine ascension

Vectrice de lien social, l’Académie instaure un dialogue riche et nécessaire entre les générations, se fait artisane de mixité sociale et offre, depuis son ouverture au public, une réponse de terrain en phase avec les besoins quotidiens de plus de 300 familles résidant au cœur du quartier des Camélias.

L’engouement très fort manifesté depuis plus d’un an par les publics bénéficiaires de cet accompagnement ciblé, global et journalier conduit aujourd’hui l’Académie à se développer davantage.

Raison pour laquelle, la structure élargit encore le périmètre de ses actions afin de proposer aux habitants une offre de loisirs à la fois plus étoffée et encadrée par une tarification sociale, pour répondre à l’impératif de la lutte en faveur de la réduction des inégalités.

De la même façon, l’Académie intergénérationnelle des Camélias se pare des atouts du Centre Social pour gagner en efficacité et rejoindra bientôt la Fédération Nationale des Centres Sociaux, pour une visibilité et une action renforcées, toujours au service de la population, de son émancipation.

Toutes deux constituent un volet majeur du travail de terrain effectué par l’équipe de l’Académie. Le projet de jardins collectifs partagés au pied des immeubles du quartier en est une belle illustration : ici, la Ville a soutenu l’initiative des habitants en les dotant des outils nécessaires à la concrétisation de leur projet citoyen. Ces jardins, à titre d’exemple, se sont avérés être, en pleine crise sanitaire, une véritable respiration pour des personnes dont certaines étaient fragiles car âgées et/ou en situation de handicap, et isolées dans le huis-clos de leur appartement.

Éducation, insertion et développement des compétences des jeunes dès le plus jeune âge

La Ville accorde une attention prioritaire à la Jeunesse. Dans cette lignée, l’Académie Intergénérationnelle des Camélias mettra l’accent sur l’engagement au profit des 16-29 ans en demande d’un suivi régulier, d’une aide pour accéder à l’employabilité, à une formation pertinente et réussir la consolidation de leur projet professionnel. En effet, les employeurs exigent de plus en plus, qu’au savoir-faire soit associé un savoir-être, une connaissance des codes de l’entreprise.

Lauréate de l’appel à projets " repérer les publics invisibles " lancé par la Direction des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIECCTE) en 2019, l’Académie des Camélias a su depuis identifier et accompagner plus de 150 jeunes du quartier; des jeunes à l’origine très éloignés de l’emploi car appartenant à la catégorie des NEET (Ni en formation, ni en emploi, ni en études). Usant de son réseau de partenaires, l’Académie œuvre à injecter ces jeunes à " l’horizon cassé " dans des parcours de formation correspondant à leurs compétences et débouchant sur une première expérience en entreprise. L’accueil accès-aux-droits assuré par l’équipe de l’Académie des Camélias aide les jeunes qu’elle reçoit à prendre conscience de leur potentiel et faire sauter les verrous qui les empêchent de saisir les opportunités s’offrant à eux.

L’accompagnement proposé par l’Académie ne se borne pas à l’aide apportée aux jeunes en décrochage scolaire. La pandémie mondiale qui a entrainé la fermeture soudaine des universités a placé nombre de Jeunes Dionysiens, Réunionnais, dans une situation d’extrême fragilité. Bien que titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, ces jeunes sont en difficulté car se sont vus privés - avec la fermeture des frontières pour raisons sanitaires - d’opportunité de stages, de mobilité, d’emploi à l’extérieur. Pour eux aussi, une solution concrète et personnalisée doit être définie.

Accompagnement des plus démunis et des familles dans l’amélioration de leur vie quotidienne

Des actions de terrain menées par l’équipe de l’Académie Intergénérationnelle des Camélias, il résulte qu’un nombre important de familles a besoin d’être accompagné sur le plan de l’éducation. Dans ce contexte, la structure, par le biais notamment des ateliers aide aux devoirs, réussit à toucher les plus jeunes publics. Cela permet de repérer les enfants ayant besoin d’un accompagnement individualisé, de créer un lien de confiance et de mettre en route un suivi en impliquant les parents.

Une offre de loisirs pensée pour les familles aux revenus modestes

La mise en place d’un système d’adhésion pour les usagers de l’Académie Intergénérationnelle des Camélias permettra au centre de prendre une nouvelle dimension car elle viendra structurer plus encore les offres de loisirs. Depuis son ouverture et malgré le contexte sanitaire, trois groupes citoyens se sont ouverts autour du développement de jardins partagés, d’actions sociales et solidaires, ou encore sur l’organisation d’espaces de parole autour de la place de la femme dans la société.

Les recettes de la grille tarifaire accessible à tous permettront d’alimenter les espaces de vie du centre: café parents, atelier cuisine, collations lors des activités, achat de petits matériels au profit des habitants. La proposition concrète pour donner aux familles l’opportunité d’accéder à des offres de loisirs, des actions culturelles et sportives, sans que leur budget ne s’en trouve amputé se traduit par une adhésion annuelle unique par famille à 5 euros et 3 euros par enfant (correspondant à la tarification supplémentaire pour les vacances en pied d’immeuble), suivant les offres de loisirs proposées par le centre.

À la conquête de l’agrément " centre social "

L’Adhésion de l’Académie des Camélias à la Fédération Nationale des Centres Sociaux vise un objectif double : valoriser ses projets tout en bénéficiant des outils et d’une culture partagée avec des acteurs régionaux et nationaux.

Pour gagner en efficience et étendre encore son action au bénéfice des Dionysien.nes, l’Académie participe également aux concertations avec ses partenaires tels que la Caisse d’Allocations Familiales, afin d’encourager la conception de projets régionaux structurants sur la thématique du développement local des centres sociaux de La Réunion et la mise en place d’une fédération locale.

L’adhésion de l’Académie Intergénérationnelle des Camélias à la Fédération Nationale des Centres Sociaux sera financée par la Ville, à hauteur d’une cotisation annuelle de 1300-1700 euros. L’une des ambitions : favoriser les échanges intergénérationnels et faire du centre un lieu de vie sociale, théâtre d’élans de partage et de transmission.

Le bas de la rue du Maréchal Leclerc fait peau neuve

L’action de la Ville pour dynamiser ses quartiers se veut constante, en cohérence avec les attentes des habitants et n’omet aucune partie du territoire. Le Bas de la rue du Maréchal Leclerc, secteur stratégique puisque positionné dans le continuum commercial du centre-ville historique, fait l’objet d’un vaste chantier de rénovation, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Renouvellement Urbain Nord Est Littoral (PRUNEL). À terme, il s’agit de moderniser les infrastructures, aussi bien sur le plan des logements que des bâtis publics.

Les commerces de la place sont eux aussi associés à ces opérations. Le but : booster l’activité commerciale et artisanale dans ce bassin. Afin d’atteindre cet objectif, la ville de Saint-Denis a sollicité le FISAC (Fonds d’Intervention pour le Service, l’Artisanat et le Commerce) pour contribuer à soutenir le développement de l’attractivité du quartier et accompagner les acteurs économiques.

L’ensemble des actions est mené en partenariat avec L’Etat, la Région Réunion, la Chambre de commerce et d’industrie et la Chambre des métiers et de l’artisanat.

Un soutien appuyé aux commerçants dionysiens

Depuis 2020, pas moins de quinze commerces implantés dans le secteur Bas de la rue du Maréchal Leclerc ont ainsi été accompagnés dans leur projet de rénovation, pour un montant total de près de 370 000 euros. La Ville ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle prévoit en effet de soutenir d’autres commerçants dionysiens, au renfort du Fond d’Intervention pour la Sauvegarde de l’Artisanat et du Commerce (FISAC), fonds supportés à hauteur de 30% par la Ville, 20% par l’Etat et 20% par la Région.

Le secteur concerné par le périmètre du dispositif FISAC fait donc peau neuve et dès le mois de février 2021, cinq autres commerces - en sus des quinze qui ont déjà fait l’objet d’un accompagnement ciblé - bénéficieront d’une aide financière afin de moderniser leurs enseignes (devanture, extension de la surface de vente, etc...).

La subvention accordée pourra atteindre 70% pour des travaux dont le montant varie entre 5 000 et 50 000 euros. Le seuil minimal de 5 000 euros a été défini afin que les petites entreprises bénéficient elles aussi du dispositif d’aide.

Car la Ville, l’une des communes les plus attractives de l’île, forte de ses 152 000 habitants et de sa zone d’influence de près de 300 000 habitants, veut inclure tous les acteurs - petits commerçants et grandes enseignes du Bas de la rue Maréchal Leclerc - dans cet ambitieux projet de rénovation.

Création d’emplois stimulée dans les quartiers avec le prêt social et solidaire

Chaque année, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Saint-Denis accompagne 17 000 foyers. Derrière ces chiffres, des jeunes en rupture avec le système de formation initiale et désireux de trouver un emploi pour s’en sortir, des mères, pères de famille dans une situation d’extrême précarité, des séniors confrontés à la dépendance.

Soucieux de faire concorder son action avec les attentes des publics qu’il suit, le CCAS de Saint-Denis se dote d’un nouvel outil qui lui permettra de lutter contre le chômage des Dionysien.ne.s, tout en encourageant l’esprit d’entreprendre. La mise en oeuvre prochaine du prêt social et solidaire donnera un coup de pouce à ceux et celles souhaitant créer leur activité professionnelle mais n’ayant pas les moyens de se lancer.

Le dispositif " Prêt Social et Solidaire " ciblera les publics jugés les plus fragiles : demandeurs d’emploi, jeunes de moins de 26 ans, habitants des quartiers prioritaires de la Ville (QPV), bénéficiaires des minima sociaux. Le travail de terrain effectué par les équipes de la Ville sera déterminant pour faire ressortir les profils d’autres candidats motivés. Des bénéficiaires supplémentaires pourront être identifiés lors des permanences qu’assureront les élus dans les mairies de quartier.

Concrètement, il s’agira d’aider la mère de famille souhaitant créer son activité de couture en lui permettant d’acquérir une machine à coudre, de donner la possibilité au jardinier démarrant ses missions de s’équiper et de faire l’acquisition, par exemple, d’une débroussailleuse, de matériel de protection, pour le/la garagiste d’obtenir une aide financière pour l’achat d’outils nécessaires à la réparation d’engins, etc.

Un budget de 60000 euros consacré à la phase expérimentale du projet

Pour 2021, année d’expérimentation du dispositif " Prêt Social et Solidaire ", une enveloppe de 60 000 euros sera débloquée par la Ville, qui, dans tous les quartiers dionysiens, ambitionne de créer durablement les conditions propices à la création d’emplois pérennes.

Au-delà du prêt financier, le marqueur important est celui de l’accompagnement personnalisé et global. Ce dispositif cible un public de personnes sans emploi, disposant de très faibles revenus et ayant la volonté de concrétiser un projet de création d’entreprise.

Un accompagnement humain innovant des porteurs de projet

Le dispositif poursuit un objectif double : sur le court terme, permettre à des personnes très éloignées de l’emploi de renouer avec une activité professionnelle et à plus longue échelle, aider ces auto- entrepreneurs à développer leur activité pour que celle-ci devienne pourvoyeuse d’emplois.

La Ville, initiatrice du projet, par le biais de son CCAS, entend soulager le porteur de projet aux moments cruciaux de la réalisation de son projet. Les chiffres l’attestent, 40% de l’activité d’un entrepreneur en moyenne relève des charges administratives. Le projet de prêt social et solidaire permettra au bénéficiaire d’obtenir les avis éclairés de professionnels pour mener à bien ses démarches. L’idée ici est d’absorber les tâches administratives les plus chronophages afin qu’il puisse se concentrer totalement sur la poursuite de son projet.

La mise en oeuvre du prêt social et solidaire s’inscrit par ailleurs dans une démarche pédagogique : le porteur de projet sera amené à faire montre de sa motivation, pourra vérifier la faisabilité de son projet, se confronter aux réalités de l’entreprenariat grâce à l’accompagnement continu assuré par les professionnels partenaires de la Ville.

Pour garantir un accompagnement de qualité, la Ville compte associer à sa démarche une multitude d’acteurs aux compétences avérées dans les domaines de la création d’entreprise, du financement, du développement de projets.

Projet prunel : la ville booste la participation citoyenne

Les Dionysien.ne.s ne peuvent être tenus éloigné.e.s des décisions qui modifieront leur vie, tant humainement qu’en matière d’environnement. La Ville façonne donc pour eux des outils leur permettant d’affirmer leurs opinions, de prendre part au débat citoyen et à la vie de la cité, d’exprimer leur engagement à chaque étape clé des projets de réhabilitation, des phases de requalification de leurs quartiers. Cela permet une dynamisation co-construite et réussie de ces espaces urbains, dans l’intérêt des habitants d’aujourd’hui et des jeunes de demain.

La politique de la ville vibre dans les quartiers Butor, Vauban et bas de la rue du Maréchal Leclerc

Le Projet de Renouvellement Urbain Nord Est Littoral (PRUNEL), ambitieux projet visant à redessiner les quartiers de la Ville, se fonde sur l’implication constante des habitants dans le processus de transformation de leur cadre de vie.

La Loi de programmation pour la Ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 avait posé le principe d’une participation des habitants à l’élaboration commune des contrats de ville et à leur pilotage à travers la mise en place de conseils citoyens.

Le Projet de Renouvellement Urbain Nord Est Littoral concerne trois des onze Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV) recensés sur le territoire dionysien : Butor, Vauban, Bas de la rue Maréchal Leclerc.

De 2017 à 2020, cinq conseils citoyens ont été mis en oeuvre, dont un conseil citoyen PRUNEL. Acteur clé de la démarche de co-construction, cette instance s’est avérée très prolifique. Depuis 2017 et jusqu’au début de la crise sanitaire, ce sont en moyenne dix réunions qui se sont déroulées chaque année, plaçant autour de la table de discussion, les habitants des quartiers concernés et des figures du monde associatif et économique.

En 2018 et 2019, 42 ateliers traitant de thématiques variées - ateliers sur la mobilité et les déplacements à l’échelle du périmètre PRUNEL, action bien-être Vauban, atelier nutrition BUTOR, opération Nettoy nout kartié - ont de la même façon impliqué les membres du Conseil Citoyen PRUNEL.

Le conseil citoyen prunel se renouvelle en mars 2021

Les membres du premier conseil ayant achevé leur mandat en 2020, un nouveau groupe doit être constitué. À partir de mars 2021, des agents de la Direction des Grands Projets (Direction qui pilote PRUNEL) se déploieront sur le terrain pour aller une nouvelle fois à la rencontre des habitants de Butor, Vauban et du Bas de la rue Maréchal Leclerc. Objectif : les sensibiliser à l’importance de faire revivre le Conseil Citoyen PRUNEL et les inciter à se porter candidat.
     
Dans chaque quartier de PRUNEL, une urne sera mise à disposition des habitants afin qu’ils puissent déclarer leur candidature. Le tirage au sort prévu fin mars devra permettre d’identifier les 18 membres du nouveau Conseil Citoyen PRUNEL, pour un mandat d’une année, renouvelable automatiquement, avec une durée maximale de trois ans. Toujours composé selon la règle de la parité, aux deux tiers d’habitants et pour un tiers d’acteurs locaux, le nouveau Conseil Citoyen formé aura pour mission d’encourager et d’animer la participation à l’échelle du territoire concerné par le projet de rénovation urbaine et de faire émerger des initiatives citoyennes.

Les membres de ce nouveau conseil seront invités à siéger lors des Comités techniques et des Comités de Pilotage de PRUNEL. À travers cette implication forte du citoyen dans la vie de son quartier, l’ambition est de faire résonner davantage la voix des Dionysien.ne.s là où les décisions se prennent. En parallèle, des réunions mensuelles permettront le suivi du Projet. Les campagnes d’information menées durant le mois de mars 2021 sur le terrain serviront à renseigner la population sur les modalités d’application concrète de ce projet au long cours, sur le rôle central qu’elle jouera dans le processus de concertation. La finalité étant bien entendu de construire ensemble le projet urbain avec la Ville.

Des chiffres et des lettres

Présentée comme le carburant de l’imagination, une porte ouverte sur la connaissance de soi, du monde environnant, un fabuleux outil de socialisation, d’éducation à la tolérance, la lecture apparaît également comme l’un des vecteurs d’émancipation par excellence pour les personnes, quelque soit leur âge et leur milieu d’origine.

Parce que les chiffres de l’illetrisme, d’année en année, n’évoluent guère et que la réflexion, l’action doivent se poursuivre pour enrayer définitivement ce phénomène, la Ville défend avec ardeur la promotion de la lecture dans les lieux culturels mis à disposition du public et s’entête à poursuivre les actions “ hors les murs ”. Cela pour que chacune et chacun s’approprie l’outil livre et en fasse un fétiche, au service de son développement personnel.

Dans ce cadre, la reconduction de la convention liant la Ville et l’Etat s’impose comme un signal fort envers la population. La marque d’un engagement qui ne s’essouffle pas et encourage encore et toujours la démocratisation du savoir par des biais inédits .

La convention triennale actant le partenariat entre la Ville et l’Etat (Ministère de la Culture, Direction des Affaires culturelles de La Réunion) et reposant sur une participation annuelle de chaque acteur à hauteur de 20 000 euros, avait ainsi permis sur la période 2017-2020 l’élaboration et le financement de plans d’actions en faveur du développement de la lecture, au bénéfice des publics les plus éloignés d’elle.

Sur la période de référence 2017-2020, ce partenariat fructueux a permis la création à l’échelle du territoire d’un réseau de boîte à livres- les frigolivres - qui a abouti à la mise à disposition gratuite de livres au profit de publics disposant de bas revenus, fréquentant ou pas forcément les bibliothèques et médiathèques du réseau dionysien.

Autre mesure concrète née de cette convention triennale : la création du “ Prix du Roman métis des Lecteurs ” de la Ville de Saint- Denis doté de 5 000 euros, prix qui vient s’ajouter au “ Grand Prix du Roman Métis ” et au prix du “ Roman Métis des lycéens ” (dimension régionale). Ces prix favorisent davantage le repérage des talents littéraires dionysiens et leur visibilité auprès des professionnels du Livre.

Silence on lit : un dispositif qui fait ses preuves

La convention triennale ayant donné lieu à des résultats fort positifs, la Ville et l’Etat renouvellent leur partenariat pour la période 2021-2023, au service de l’éducation culturelle des Dionysiennes et Dionysiens, et ce, dès le plus jeune âge, à travers le dispositif baptisé “ Silence, on lit ”.

Expérimenté dans plusieurs écoles de la Ville des mois durant, ce projet consistait à offrir aux jeunes élèves des livres neufs, d’actualité, adaptés à leurs goûts. Fort du succès rencontré auprès de l’échantillon pilote, il sera étendu à tous les établissements primaires du territoire dionysien.

L’opération “ Silence, on lit ” agit par ondes successives : en généralisant la lecture sur le temps de midi, le dispositif contribue aussi à la réduction du volume sonore dans les établissements à l’heure de la pause méridienne, à la valorisation des activités périscolaires.
 

   

2 Commentaire(s)

Jean-Claude GENEST, Posté
SUJET:J'AI BIEN LU ? Dites moi si j'ai bien lu ? "La Ville accorde une attention prioritaire a? la Jeunesse. (...) L'action de la Ville pour dynamiser ses quartiers se veut constante, en cohe?rence avec les attentes des habitants et n'omet aucune partie du territoire"COMMENTAIRE : Alors, ça, c'est une bonne nouvelle ! les Jeunes du quartier Saint-Bernard qui attendent depuis trois ans que le plateau vert de la rue de l'Avenir ( l'UNIQUE plateau vert de ce quartier des hauts là haut de 4200 habitants) soit réparé (promesse de début 2020), parce que le devant des buts était devenu glissant par une usure de plus de 10 ans, parce que les derniers fils ont cassé il y a un an et qu'une CUVETTE DE GALETS s'est depuis formée à la place, parce que ce plateau unique est maintenant inutilisable, ces Jeunes, donc, vont être ravis de lire ça !Merci pour eux !( JCG Ancien président du Conseil de Quartier St Bernard La Montagne 15è)
Bravo, Posté
Bravo. Excellent travail.Merci de venir à la Regiion pour la rendre dynamique et mettre fin aux affaires judiciaires en cours.