Saint-Pierre - 10e édition du Sakifo du 7 au 9 juin :

J. Galabert : "Il est normal que le Sakifo soit subventionné par la Région"


Publié / Actualisé
La 10e édition du festival Sakifo se tiendra à Saint-Pierre du vendredi 7 au dimanche 9 juin 2013. Dans une interview accordée à Imaz Press Réunion, Jérôme Galabert, directeur du Sakifo, revient sur les meilleurs moments du festival et sur ce qui attend le public pour le 10e anniversaire. Il évoque également le retour de certains artistes sur la scène du Sakifo et la baisse de subventions de la Région. Sur ce dernier sujet, il estime que, malgré la crise, il est "normal que le festival soit subventionné par des fonds publics". Interview.
La 10e édition du festival Sakifo se tiendra à Saint-Pierre du vendredi 7 au dimanche 9 juin 2013. Dans une interview accordée à Imaz Press Réunion, Jérôme Galabert, directeur du Sakifo, revient sur les meilleurs moments du festival et sur ce qui attend le public pour le 10e anniversaire. Il évoque également le retour de certains artistes sur la scène du Sakifo et la baisse de subventions de la Région. Sur ce dernier sujet, il estime que, malgré la crise, il est "normal que le festival soit subventionné par des fonds publics". Interview.

* Le festival Sakifo fête cette année ses dix ans. Qu’est-ce que vous réservez au public pour cet anniversaire ?

Du bonheur, de la joie, de la chaleur, que des bons moments. Parmi les têtes d'affiche, il y aura Cali, Salif Keita, Selah Sue, Disiz, Féfé, et bien d'autres.

* Quel bilan faitez-vous de ces dix ans ?

On est toujours vivant. Ce n’est pas forcément évident. Mais on est toujours là, grâce à de fidèles partenaires et grâce au public qui répond présent à chaque édition. On a fait 233 000 entrées en dix ans, c’est grâce à eux.

* Quel est votre meilleur souvenir du festival ?

Il y a tellement de bons souvenirs, c’est difficile à dire. Le plus récent, c’est d’avoir réussi à boucler le festival l’an dernier, alors que les conditions n’étaient pas réunies. Parmi les bons souvenirs, il y a aussi l’hommage à Alain Peters, la première édition du Sakifo à Saint-Pierre, et beaucoup de bons moments de concerts.

* Parmi les artistes qui sont programmés cette année, comme dans les éditions précédentes, il y en a qui ont déjà été sur la scène du Sakifo. Pourquoi les faire revenir ?

Parce qu’on les aime et parce qu’ils nous aiment.

* Vous n’avez pas peur que le public trouve ça lassant de revoir les mêmes artistes ?

Non. On nous fait souvent le mauvais procès de faire revenir des artistes qui sont déjà venus. Mais quand vous aimez un artiste, c’est toujours un plaisir de le voir sur scène. Et c’est ce qui passe au Sakifo. Certes, on a déjà vu certains artistes mais le public répond présent.

* C’est donc une façon de fidéliser le public ?

Ça correspond en tous cas à une attente du public. Et comme on a créé de bonnes relations avec ces artistes, on est content de les revoir. Mais le Sakifo, ce n’est pas que ça. Cette année, comme les précédentes, on accueille des artistes qui ne sont jamais venus : Selah Sue, Salif Keita, Disiz, Sophie Hunger, ou encore La Gale. On a tendance à oublier qu’il y a eu de bonnes découvertes au Sakifo. L’an dernier, on a fait venir Asaf Avidan. A l’époque, il est passé presque inaperçu. Aujourd’hui, tout le monde se l’arrache.

* L’an dernier, avec la programmation d’Orelsan, la Région avait retiré sa subvention au Sakifo. Cette année, c’est une subvention de 75 000 euros qui vous a été accordée. Comment les choses se sont-elles arrangées ?

De la façon la plus simple. On a déposé un dossier pour obtenir une subvention, en essayant de répondre aux critères de la Région. On nous a finalement accordé 75 000 euros.

* C’est moins que ce que vous obtenez habituellement. L’an dernier, au départ, vous aviez eu 150 000 euros…

Oui, en effet. On espérait plus mais on a eu 75 000 euros. On l’accepte. Sans doute notre dossier ne répondait-il pas à tous les critères de la Région.

* Est-ce que vous trouvez normal que dans un contexte économique tendu, des fonds publics viennent subventionner un festival privé ?

Pourquoi ce serait anormal ? Pour moi, c’est normal que le Sakifo, qui est un festival réunionnais, qui permet de créer de l’embauche pour les Réunionnais, obtienne une aide de la Région. Si des entreprises ont droit à des aides, je ne vois pas pourquoi un festival n’y aurait pas droit.

* Vous estimez que le Sakifo aurait mérité davantage de subventions de la part de la Région ?

Je n’ai pas envie d’entrer dans une nouvelle polémique. La Région a pris sa décision. On ne peut que s’incliner devant cette décision. Moi, je souhaite juste qu’on passe un bon festival.

* Le public doit-il s’attendre à des surprises pour le 10e anniversaire du Sakifo ?

J’espère qu’il y aura des surprises. Début avril, nous ferons des annonces. Il y aura peut-être une soirée supplémentaire ou de nouveaux artistes. Mais on a encore besoin d’un peu de temps pour préparer tout ça.

Propos recueillis par Samia Omarjee pour www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Citoyens du sud, Posté
Nous les St-Pierrois en avons marre de payer pour ce Monsieur qui se prend pour un 'artiste'! Alors qu'on devient de plus en plus pauvres, et que les taxes locales on ne peut plus les payer, ce guignol vient chaque année faire le maquereau avec des 'chanteurs' qui ne plaisent qu'à une petite catégorie de zoreils, et prétend qu'il crée des emplois??!! Des concerts dans un parc à coshons, et il appelle ça ue 'entreprise'!! Il se fout de qui là?? En tous cas, nous prions très fort que ce soit sa dernière année! Il n'a qu'à aller faire son cirque en métropole. Ici on n'en a pas les moyens, ni l'envie.
Toujours les memes , depuis son mobile, Posté
Je voudrais savoir si tout les festivals sont sponsorises parl les collectivites ? mais quand des assos demandent des subventions ces moins drole non !!!!!!