Manifestation pour "une CMU plus juste" :

Les gramounes descendent dans la rue


Publié / Actualisé
À l'appel de l'ASIR (Association sociale d'intervention de La Réunion), une trentaine de gramounes (personnes âgées en créole réunionnais) ont manifesté devant la préfecture ce mardi 2 mars 2004. Les manifestants réclament le relèvement du plafond de la CMU (couverture maladie universelle)
À l'appel de l'ASIR (Association sociale d'intervention de La Réunion), une trentaine de gramounes (personnes âgées en créole réunionnais) ont manifesté devant la préfecture ce mardi 2 mars 2004. Les manifestants réclament le relèvement du plafond de la CMU (couverture maladie universelle)
"Après deux ans de galère, nos personnes âgées, handicapées et familles démunies appellent toujours au secours suite à leur exclusion de la CMU complémentaire en décembre 2001" déplore Noël Leste, président de l'ASIR
Rappelons que le 1er septembre dernier, le plafond de la couverture maladie universelle (CMU) avait été relevé de 10,8 %. À priori, cette mesure, valable uniquement dans les DOM, devait permettre aux 20 000 Réunionnais exclus du dispositif de bénéficier de cette protection sociale.
Finalement, entre septembre 2003 et janvier 2004, ils n'ont été que 13 000 Réunionnais, dont 3 600 bénéficiaires du minimum vieillesse et 3 000 de l'AAH (Allocation adulte handicapé) à intégrer ou réintégrer le dispositif de la CMU. Le nombre des bénéficiaires est passé de 309 000 à 322 000 sur l'ensemble de l'île.
"Beaucoup de personnes restent exclues. L'adhésion forcée à une mutuelle, les revenus de misère, une personne seule touche moins de 6+00 euros par mois, les médicaments et le coût de la vie plus élevé qu'en métropole, sont autant de problèmes qui pénalisent les plus pauvres" note Noël Leste en affirmant "en fin de mois beaucoup de nos concitoyens n'ont souvent même plus de quoi s'acheter un yaourt et mangent plus à leur faim".
En milieu de matinée une délégation de manifestants a été reçue en préfecture. "Nous avons demandé que les mesures proposées par Jean-Pierre Raffarin soient mises en application, et que le chiffre de 20 000 annoncé soit respecté", disait, en substance, Noël Leste à l'issue de la rencontre. La préfecture s'est engagée à transmettre ces revendications au gouvernement.
   

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