Manifestation contre le contrat de première embauche :

"On ne se laissera pas faire"


Publié / Actualisé
3 000 personnes selon les syndicats, (1 500 selon la police) ont manifesté ce mardi 28 mars 2006 à Saint-Denis pour réclamer le retrait du CPE (contrat de première embauche). Pour la première fois une centaine de lycéens et d'étudiants ont participé à la manifestation. "On ne laissera pas le gouvernement nous traiter comme des moins que rien" a affirmé le porte-parole des étudiants
3 000 personnes selon les syndicats, (1 500 selon la police) ont manifesté ce mardi 28 mars 2006 à Saint-Denis pour réclamer le retrait du CPE (contrat de première embauche). Pour la première fois une centaine de lycéens et d'étudiants ont participé à la manifestation. "On ne laissera pas le gouvernement nous traiter comme des moins que rien" a affirmé le porte-parole des étudiants
Ils étaient 1 500 à s'être mobilisés le 16 mars dernier à l'appel des syndicats, "aujourd'hui nous sommes au moins le double et la mobilisation va encore monter en puissance" commente Yvan Hoarau, secrétaire général de la CGTR. Son organisation syndicale, comme la CFDT, la CFTC, l'UNSA, FO, la FSU et le SAIPER, a appelé à la manifestation contre le contrat de première embauche (CPE). Cette fois les lycéens et les étudiants se sont joints à la manifestation. "C'est le grand réveil des étudiants" se félicite d'ailleurs Jean-Marc Gamarus de la CGTR. "On est moins nombreux que prévu et l'on s'en excuse, mais il est certain que l'on ne se laissera pas le gouvernement nous traiter comme des chiens" note Yvan Técher, étudiant en histoire et porte-parole du collectif pour l'information et la vie étudiante. "Le CPE, c'est l'esclavage. Au bout de deux ans, le patron peut nous mettre dehors sans aucune explication" ajoute-t-il. Les pancartes brandies par les jeunes manifestantes sont tout aussi explicites: "le CPE, on en veut pas", "Vil Pin démission", "CPE: retrait et rien d'autre".... les slogans sont multiples.

Tension

Derrière les plus jeunes, les syndicalistes du privé et de la fonction publique, des représentants d'associations et de structures caritative comme la Boutique solidarité de la fondation Abbé Pierre, sont là pour dire eux aussi "non à la précarité"
Le cortège mettra plus d'une heure pour effectuer le trajet entre le jardin de l'État et la préfecture. Sur place comme à l'accoutumé un cordon de police attendait la manifestation. Comme à l'accoutumé également, une brève tension s'est produite entre les policiers et les manifestants. Les esprits se sont rapidement calmés.
Les représentants des lycéens, des étudiants et des syndicats ont pris la parole à tour de rôle pour dire tout le mal qu'ils pensent du CPE et pour réclamer son "retrait sans condition". Ils n'ont pas demandé à être reçu en préfecture, "cela ne sert à rien. Ce n'est pas le préfet qui va régler le problème" explique un syndicaliste. La manifestation s'est donc terminée en fin de matinée. L'intersyndicale, les étudiants et les lycéens ont promis de redescendre dans la rue "autant de fois qu'il faudra" pour obtenir satisfaction.
   

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