Manifestation des "emplois aidés" :

Colère et lacrymogène


Publié / Actualisé
Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Saint-Benoît ce jeudi 20 avril 2006 pour demander une nouvelle fois le maintien des "emplois aidés". Alors qu'ils défilaient sur la 4 voies à l'entrée de la ville, les manifestants ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes par la police. Ils ont ensuite été reçus par le député-maire de Saint-Benoît. "Il ne nous a rien dit de concret" ont déploré les manifestants
Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Saint-Benoît ce jeudi 20 avril 2006 pour demander une nouvelle fois le maintien des "emplois aidés". Alors qu'ils défilaient sur la 4 voies à l'entrée de la ville, les manifestants ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes par la police. Ils ont ensuite été reçus par le député-maire de Saint-Benoît. "Il ne nous a rien dit de concret" ont déploré les manifestants
La manifestation a eu lieu à l'appel de l'association "Agir pour nout tout". Employés par les collectivités en CES (contrat emploi solidarité), en CEC (contrat emploi consolidé) ou en CEJ (contrat emploi jeune), les manifestants craignent de se retrouver au chômage. Ces trois systèmes d'emplois aidés (ils sont en grande partie financés par des fonds publics) ont été supprimés par l'État le 31 décembre 2005. En fin de contrat, les bénéficiaires de ces dispositifs vont donc se retrouver au chômage. Certains le sont déjà.
Ils réclament leur intégration dans le système des CAE (contrat d'accompagnement à l'emploi). Mais la majeure partie d'entre eux ne sont pas éligibles à ce dispositif étant plutôt dédié aux allocataires du RMI et aux demandeurs d'emplois.
D'où leur colère et cette nouvelle manifestation, la troisième en 10 jours. "Nous avons obtenu l'accord du conseil régional, du conseil général et de l'association des maires pour la tenue d'une table ronde. Sous l'égide de la préfecture, il s'agirait de trouver une solution pour reclasser tous les emplois aidés. Le préfet refuse cette réunion, le sous-préfet de Saint-Benoît vient de nous l'indiquer" a regretté mercredi Jean-Hugues Ratenon, dirigeant d'"Agir pour nout tout", à l'issue d'une entrevue avec Claude Villeneuve, sous-préfet de Saint-Benoît.
Les manifestants ont donc décidé de se rendre à pied à la mairie en passant par la 4 voies. Les policiers les ont dispersés à la grenade lacrymogène. Il n'y a pas eu de heurt. Les "emplois aidés" se sont ensuite rassemblés devant la mairie et une délégation a été reçue par Bertho Audifax, député-maire de Saint-Benoît. "Il nous a dit qu'il n'avait rien de concret à nous proposer et qu'il avait plutôt pour priorité de développer les actions de formation en direction des jeunes de 18 à 25 ans" ont indiqué les membres de la délégation après l'entretien.
Les "emplois aidés" prévoient de mettre en place d'autres actions.
   

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