Manifestation :

"Non à la casse de l'Éducation nationale"


Publié / Actualisé
500 personnes, 350 selon la police, ont manifesté ce jeudi 28 septembre 2006 dans les rues de Saint-Denis. À l'appel de l'Intersyndicale FSU, SAIPER-PAS 974, SGEN-CFDT, SGPEN-CGTR, SNUDI-FO, SUD-Education, UNSA-Education, de la FCPE (fédération de parents d'élèves) et de l'UNEF (union nationale des étudiants de France), les manifestants protestaient contre les suppressions de postes au sein de l'Éducation nationale et contre "la précarisation de l'emploi"
500 personnes, 350 selon la police, ont manifesté ce jeudi 28 septembre 2006 dans les rues de Saint-Denis. À l'appel de l'Intersyndicale FSU, SAIPER-PAS 974, SGEN-CFDT, SGPEN-CGTR, SNUDI-FO, SUD-Education, UNSA-Education, de la FCPE (fédération de parents d'élèves) et de l'UNEF (union nationale des étudiants de France), les manifestants protestaient contre les suppressions de postes au sein de l'Éducation nationale et contre "la précarisation de l'emploi"
Localement l'intersyndicale a relayé le mot d'ordre de grève lancé au niveau national par les syndicats de l'enseignement. "Cela explique qu'il n'y ait pas plus de monde dans la rue. Les mots d'ordre de grève nationaux ne sont jamais suivis en masse à La Réunion" commente Patrick Corré du SGPEN-CGTR. "Nous sommes 500 à Saint-Denis et tout autant à Saint-Pierre où à lieu une manifestation pour les mêmes revendications. Globalement, la mobilisation est satisfaisante" estime pour sa part Éric Soret, porte-parole de l'intersyndicale.

"Na essayé" et "Baster"

Les manifestants, enseignants du public et du privé, TOS (techniciens et ouvriers de service - principales victimes de la précarisation de l'emploi) ont commencé à se rassembler au jardin de l'État vers 9 heures. Une heure et quart plus, le défilé prenait le départ d'un circuit inhabituel dans les rues de Saint-Denis. La rue de Paris étant en travaux, la manifestation a immédiatement bifurqué dans la rue Monseigneur de Beaumont pour rejoindre le Barachois en empruntant les rues Jean Chatel et Labourdonais sans passer par le monument aux Morts.
Peu de slogans ont marqué le rythme du défilé. Quelques "tous ensemble" et "non à la précarisation" ont parfois fusé, mais se sont essentiellement les succès des groupes "Na essayé" et "Baster" lancés à fond par la voiture sono, qui ont animé le cortège.

"Gouvernement autiste"

À 10 heures 57, après moins de 3 quarts d'heure de défilé, les manifestants sont arrivés dans les jardins en face de la préfecture dont la surveillance était assurée par une dizaine de policiers. L'heure des prises de paroles était venue. Une représentante de l'UNEF a protesté contre "la diminution de 36% des poste mis en lice lors des concours d'enseignants du second degré". Le représentant de la FCPE s'est élève contre "le démantèlement du service public, l'exploitation politique de la carte scolaire, l'apprentissage à 14 ans et le manque de place dans les établissements scolaires pour les enfants souffrant de handicaps". Éric Soret a fustigé "ce gouvernement sourd, aveugle et autiste qui malgré la claque reçue avec le CPE (contrat première embauche - ndlr) continue sur la même lancée et annonce la suppression de postes dans toute la fonction publique dont 8 700 dans l'Éducation nationale". Il a ensuite noté "nous refusons ces suppressions" et a prévenu "si le gouvernement ne nous entend pas, notre riposte sera encore plus forte". Il a demandé à tous les personnels enseignants et non enseignants de "rester mobiliser pour défendre jusqu'au bout le service public".
L'intersyndicale n'ayant pas demandé à être reçue en préfecture, les manifestants se sont dispersés en fin de matinée.
   

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