Maison occupée à Plateau Caillou :

La SIDR porte plainte


Publié / Actualisé
Depuis le lundi 15 décembre 2008, Yohan Hoareau, Cindy Infante et leurs deux enfants, occupent illégalement une maison de la SIDR à Plateau Caillou. À la recherche d'une habitation depuis 4 ans, la famille veut faire reconnaître son droit au logement opposable. La SIDR a décidé de porter plainte contre la famille. Une marche symbolique a été organisée ce jeudi 18 décembre 2008 jusqu'à la sous-préfecture de Saint-Paul.
Depuis le lundi 15 décembre 2008, Yohan Hoareau, Cindy Infante et leurs deux enfants, occupent illégalement une maison de la SIDR à Plateau Caillou. À la recherche d'une habitation depuis 4 ans, la famille veut faire reconnaître son droit au logement opposable. La SIDR a décidé de porter plainte contre la famille. Une marche symbolique a été organisée ce jeudi 18 décembre 2008 jusqu'à la sous-préfecture de Saint-Paul.
Les parents et leurs enfants, mais aussi cinq autres familles dans l'attente d'un logement social ont effectué la marche depuis Plateau Caillou. Elles étaient accompagnées de plusieurs associations, l'association de développement de Saint-Paul, l'association départementale contre l'exclusion et la précarité, de Terrassiers vigilance Réunion, et du pôle d'échange pour les idées (PEI). Arrivées à la sous-préfecture, les familles et les associations ont été reçues par les représentants du sous-préfet absent, M. Galeric et Mme Perez.

Gérald Orlando, président de l'association PEI, a reconnu lors de cette réunion le caractère illégal de l'occupation des lieux. " Mais cette illégalité est compensée par la situation urgente de la famille" explique -t-il. "Les enfants de la famille sont gravement asthmatiques, et le petit dernier est hospitalisé depuis mercredi soir" poursuit-il.

"J'ai dit aux représentants du sous-préfet que la famille était prête à quitter les lieux dés qu'un logement leur sera proposé" relate Gérald Orlando. "J'ai aussi soulevé les problèmes d'irrégularité dans l'attribution des logements sociaux et j'ai demandé l'application totale de la loi de réquisition d'urgence de logement" précise-t-il.

Les associations en présence ont demandé à la sous-préfecture de pouvoir assister aux commissions d'attribution des logements sociaux. Elles ont aussi insisté sur le fait que le préfet possède un droit de regard sur les commissions d'attribution et qu'il doit pleinement l'utiliser. Les associations ont déclaré que "les représentants du sous-préfet ont été estomaqués pour les faits rapportés et qu'ils feront leur possible dans les plus brefs délais". Dans l'attente d'une solution, la famille et ses deux enfants occupent toujours illégalement la maison de la SIDR.
   

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