Mouvement des terrassiers :

"Nous maintenons les barrages"


Publié / Actualisé
Les terrassiers ont annoncé le maintien des barrages filtrants pour la journée du mardi 20 janvier 2009. Depuis 7 heures, ce lundi 19 janvier 2009 ils ont mis en place des barricades filtrantes au rond-point de Cambaie (Saint-Paul) et de Saint-Leu (en face de Kélonia). Ils réclament l'obtention de marchés publics ou des exonérations de charges sociales et patronales. Ils seront reçus en préfecture le mercredi 21 janvier pour une réunion avec le conseil régional, le conseil général, l'association des maires et la fédération française du bâtiment et travaux public (FRBTP).
Les terrassiers ont annoncé le maintien des barrages filtrants pour la journée du mardi 20 janvier 2009. Depuis 7 heures, ce lundi 19 janvier 2009 ils ont mis en place des barricades filtrantes au rond-point de Cambaie (Saint-Paul) et de Saint-Leu (en face de Kélonia). Ils réclament l'obtention de marchés publics ou des exonérations de charges sociales et patronales. Ils seront reçus en préfecture le mercredi 21 janvier pour une réunion avec le conseil régional, le conseil général, l'association des maires et la fédération française du bâtiment et travaux public (FRBTP).
"Nous allons maintenir les barrages jusqu'à mercredi, jour de la réunion, sauf si le sous-préfet réussi à faire avancer cette rencontre à mardi", annonce Hermann Elise, porte-parole des terrassiers.
Les terrassiers ont rencontré le sous-préfet de Saint-Paul ce lundi après midi 19 janvier, afin de convenir de l'organisation d'une table ronde avec tous les acteurs économiques concernés par la situation. Il s'agira selon le porte-parole, de trouver des solutions rapides assainir la situation financière des petites entreprises de terrassement.

"Nous sommes au bout du rouleau, plusieurs entreprises ont déjà mis la clé sous la porte. Cela ne peut plus dure" lance Hermann Elise, "En fin d'année, lorsque nous avions barré le rond-point de la rivière des Galets, des élus nous ont demandé d'arrêter le mouvement et ils nous ont promis de trouver des solutions pour nous éviter la faillite. Rien n'a été fait depuis" s'insurge le chef d'entreprise.



Les grévistes demandent une simplification des procédures d'appel d'offres et surtout leur allotissement. "Les collectivités lancent des appels globaux, seules les grosses sociétés peuvent répondre. Nous, les petites entreprises, nous sommes mises immédiatement hors course, nous n'avons pas les moyens de lutter. Nous ne demandons pas la charité, mais juste la possibilité de travailler normalement" dit encore Hermann Elise. "S'il n'est pas possible de nous donner du travail, alors il faut nous aider financièrement et nous exonérer des charges" ajoute-t-il.


Conséquence de ces barrages filtrants, la circulation a été fortement perturbée entre l'Ouest et le Sud tout au long de la journée de lundi. Les terrassiers acceptent de laisser passer les véhicules de secours, les voitures légères, les autobus, les fourgons et les petits camions. Les poids lourds et les engins de chantiers ne peuvent franchir les barricades.

À noter par ailleurs que sur les barrages, plusieurs terrassiers se plaignent d'avoir reçu à ce jour aucune aide à l'achat des carburants. "Seuls les gros transporteurs ont reçu l'aide de 10 centimes d'aide par litre de carburant acheté " se plaignent-ils. Ils abondent ainsi, de fait, dans le sens du conseil régional qui a annoncé vendredi la suspension du versement de l'aide aux carburants. Cela au motif que "sur les 2,5 millions d'euros alloués à cette aide, 1 million a déjà été consommé par les pus grandes entreprises de transports, alors que les taxiteurs, les ambulanciers, les auto-écoles etc n'ont rien reçu".


Ce lundi après-midi, les routiers se sont réunis à Saint-Paul. Ils se sont concertés sur l'attitude à adopter à la suite de la suspension de l'aide par la Région. Ils ont finalement décidé d'attendre la réunion qu'il auront ce mardi avec le préfet avant de décider d'une éventuelle action. "Nous allons demander au préfet d'agir immédiatement pour qu'une baisse des prix soit appliquée sur les carburants" indique l'un des porte-parole des routiers.

Selon Hermann Elise, il n'est pas prévu à ce jour que les transporteurs rejoignent le mouvement des terrassiers.
   

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