Négociations contre la vie chère :

Le COSPAR appelle au durcissement


Publié / Actualisé
Le COPSAR, collectif contre la vie chère, estime qu'"aucune avancée n'a été obtenue" au bout des 6 heures de négociations de ce samedi après-midi 6 mars 2009 à la préfecture avec les dirigeants de la grande distribution et du patronat. Ivan Hoareau, porte-parole du COSPAR, appelle à "une amplification de la lutte et à la multiplication des opérations coups de poing". Pour leur part, les représentants de la grande distribution affirment avoir "fait des propositions que le collectif refuse", et François Caillé, MEDEF, déclare "le patronat a fait une ouverture". Le COSPAR réfute les deux affirmations. Le préfet, Pierre-Henry Maccioni, qui "a un rôle de facilitateur dans les discussions" se veut rassurant "nous sommes en phase de négociations, il faut que tout le monde s'exprime" dit-il. Rappelons que le collectif réclame, notamment, une augmentation de 200 euros des bas salaires et 20% de baisse sur 500 produits de consommation courante.
Le COPSAR, collectif contre la vie chère, estime qu'"aucune avancée n'a été obtenue" au bout des 6 heures de négociations de ce samedi après-midi 6 mars 2009 à la préfecture avec les dirigeants de la grande distribution et du patronat. Ivan Hoareau, porte-parole du COSPAR, appelle à "une amplification de la lutte et à la multiplication des opérations coups de poing". Pour leur part, les représentants de la grande distribution affirment avoir "fait des propositions que le collectif refuse", et François Caillé, MEDEF, déclare "le patronat a fait une ouverture". Le COSPAR réfute les deux affirmations. Le préfet, Pierre-Henry Maccioni, qui "a un rôle de facilitateur dans les discussions" se veut rassurant "nous sommes en phase de négociations, il faut que tout le monde s'exprime" dit-il. Rappelons que le collectif réclame, notamment, une augmentation de 200 euros des bas salaires et 20% de baisse sur 500 produits de consommation courante.
"La seule proposition de la grande distribution est de dire "nous ne voulons pas discuter de vos revendications"" ironise Ivan Hoareau à l'issue des 6 heures de discussions. "C'est inadmissible" ajoute-il. "Puisque le patronat et la grande distribution ne veulent rien lâche, il faut amplifier la lutte et multiplier les opérations coups de poing" lance le porte-parole du COSPAR. "Il faut pousser la mobilisation au maximum puisque manifestement ces personnes n'entendent pas ce qui se dit dans la rue" insiste encore Ivan Hoareau.

Alors que des opérations coups de poing devraient donc avoir lieu dans toute l'île au cours du week-end, de nouvelles rencontres sont prévues dès ce samedi matin à la préfecture entre le collectif et ses interlocuteurs.

À 10 heures, les bailleurs sociaux seront de nouveau à la table des négociations. Vendredi après-midi en présence des élus locaux parmi lesquels Raymond Lauret, vice-président de Région, Nassimah Dindar, présidente du conseil général et Roland Robert président de l'association des maires, le préfet leur avait demandés de revenir ce samedi avec des propositions concrètes pour "geler" les loyers ou les "faire baisser".


À 15 heures, les représentants de la grande distribution seront de retour à la préfecture et le patronat leur emboîtera le pas plus tard dans l'après-midi. "En ce qui nous concerne, nous sommes prêts à négocier toute la nuit s'il le faut. Nous irons jusqu'au bout de notre action, nous ne lâcherons pas les dizaines de milliers de Réunionnais qui se sont déjà exprimés jeudi et qui sont prêts à la refaire mardi. Il faudra bien que le patronat et la grande distribution les entendent" note le COSPAR.
   

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