Tension - mouvement contre la vie chère :

Négociations rompues


Publié / Actualisé
Depuis 13 heures 30 ce samedi 7 mars 2009, les négociations sont rompues entre le COSPAR, collectif contre la vie chère, d'une part, la grande distribution et le patronat d'autre part. Ces derniers refusent de revenir à la table des discussions tant que le collectif "ne mettra pas fin aux blocages des grandes surfaces". Ivan Hoareau, au nom du collectif, parle de "mépris inadmissible" et appelle à "un durcissement des actions contre la grande distribution qui, de fait, noyaute le patronat". Les opérations coups de poings se sont poursuivies toute l'après-midi à Carrefour Sainte-Clotilde et à Jumbo Sainte-Marie.
Depuis 13 heures 30 ce samedi 7 mars 2009, les négociations sont rompues entre le COSPAR, collectif contre la vie chère, d'une part, la grande distribution et le patronat d'autre part. Ces derniers refusent de revenir à la table des discussions tant que le collectif "ne mettra pas fin aux blocages des grandes surfaces". Ivan Hoareau, au nom du collectif, parle de "mépris inadmissible" et appelle à "un durcissement des actions contre la grande distribution qui, de fait, noyaute le patronat". Les opérations coups de poings se sont poursuivies toute l'après-midi à Carrefour Sainte-Clotilde et à Jumbo Sainte-Marie.
À chaque fois les directions des magasins ont fait sortir leurs clients. À la grande colère de certains d'entre eux. "De toute façon cela ne sert à rien, il faut bien continuer à manger" a ainsi lancé une mère de famille devant les grilles fermées de Carrefour. Hormis ces quelques échanges verbaux, les opérations se sont déroulées dans le calme. À noter que ces magasins comme toutes les grandes surfaces de l'île, notamment les Leclerc, étaient bondés toute la journée de samedi.

"Pour notre part, nous sommes prêts à retourner à la table des négociations à la minute même où les patrons accepteront de revenir", a souligné Jean-Hugues Ratenon d'Agir pour nout tout, à la sortie de l'entrevue que le collectif a eue avec le préfet en début d'après-midi. "Nous sommes venus faire constater au préfet la politique de la chaise vide menée par la grande distribution et le patronat" disait Ivan Hoareau. "Ces messieurs dames qui exploitent les consommateurs depuis des années, refusent maintenant de discuter avec ces mêmes consommateurs sont des prétextes fallacieux. Nous allons leur montrer que cela suffit, nous ne nous laisserons pas faire. Non seulement les opérations coups de poing vont continuer, mais elles vont s'amplifier" martèle Ivan Hoareau.

Les journées de dimanche et de lundi s'annoncent donc tendues avant la nouvelle manifestation de mardi. À moins que d'ici là le préfet, qui dit jouer "un rôle de facilitateur" n'arrive à ramener la grande distribution et le patronat à la table des négociations. Rappelons que le COSPAR réclame, notamment 20% de baisse sur 500 produits de consommation courante et 200 euros d'augmentation des bas salaires. D'ores et déjà, l'État a annoncé qu'il serait en mesure de financer 100 euros sur les 200 euros réclamés par le collectif. Les présidents des collectivités se sont dit prêts également à apporter leur contribution. Vendredi soir, François Caillé, président du MEDEF, affirmait "le patronat a fait une ouverture". Ce que réfute le COSPAR


Par ailleurs, les discussions entre le collectif et les bailleurs sociaux se passent dans un climat beaucoup plus serein. "Nous avons à affaire à des gens responsables" estime Ivan Hoareau. Des propositions en vue d'un gel des loyers devraient se concrétiser dans les prochaines heures.
   

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