Actions contre la vie chère :

Manifestation et grève maintenues


Publié / Actualisé
Le COSPAR maintient son appel à la grève et à la manifestation pour le mardi 10 mars 2009. "L'État ne nous a pas donné de réponses satisfaisantes sur les 62 demandes de notre plateforme revendicative. Nous continuons donc notre action" a commenté Ivan Hoareau, porte-parole du collectif dimanche après-midi à l'issue d'une rencontre avec le préfet Pierre Henri Maccioni. Dans le même temps, une commission du collectif, conduite par Jean-Hugues Ratenon, a entamé le dialogue avec les représentants de la grande distribution. Ces derniers ont fait des propositions de baisse des prix jugées "insuffisantes" par le collectif qui a toutefois accepté de les étudier plus en profondeur. Une nouvelle rencontre aura lieu ce lundi matin. Cette matinée s'annonce d'ailleurs chargée puisque le COSPAR rencontrera le patronat pour discuter de l'augmentation de 200 euros des bas salaires.
Le COSPAR maintient son appel à la grève et à la manifestation pour le mardi 10 mars 2009. "L'État ne nous a pas donné de réponses satisfaisantes sur les 62 demandes de notre plateforme revendicative. Nous continuons donc notre action" a commenté Ivan Hoareau, porte-parole du collectif dimanche après-midi à l'issue d'une rencontre avec le préfet Pierre Henri Maccioni. Dans le même temps, une commission du collectif, conduite par Jean-Hugues Ratenon, a entamé le dialogue avec les représentants de la grande distribution. Ces derniers ont fait des propositions de baisse des prix jugées "insuffisantes" par le collectif qui a toutefois accepté de les étudier plus en profondeur. Une nouvelle rencontre aura lieu ce lundi matin. Cette matinée s'annonce d'ailleurs chargée puisque le COSPAR rencontrera le patronat pour discuter de l'augmentation de 200 euros des bas salaires.
"Nous voulions des réponses claires concernant, notamment, une hausse de 200 euros des bas salaires et retraites, des minima sociaux et des bourses. Nous n'avons obtenu qu'un début de réponse, insatisfaisante, sur les salaires et les autres points n'ont même pas été évoqués" s'insurge Ivan Hoareau. "Nous voulions que le préfet annonce aujourd'hui le montant des baisses sur le prix de la bouteille de gaz (le collectif demande 5 euros de diminution - ndlr) et des carburants. Il n'a pas voulu le faire" proteste-t-il encore (ces annonces pourraient avoir lieu lundi après que le préfet ait rencontré les pétroliers - ndlr). "Globalement sur les 62 points de notre plateforme revendicative, nous n'avons obtenu aucune réponse satisfaisante. Nous ne pouvons que maintenir l'appel à la grève générale et à la manifestation pour mardi" poursuit le dirigeant syndical.

Seul signe de possible avancée du dossier, le début des discussions avec les représentants de la grande distribution. Ces derniers avaient annoncé samedi qu'ils boycotteraient les négociations tant que les opérations coups de poing ne cesseraient pas dans les magasins. Ils ont finalement accepté de retourner négocier ce dimanche après-midi. Cela alors que le collectif contre la vie chère a poursuivi ses actions de fermeture dimanche matin aux Carrefour de Sainte-Clotilde et de Sainte-Suzanne ainsi qu'au le Jumbo Score de Sainte-Marie et du Port entre autres.

Questionné sur ce changement d'attitude à son arrivée à la préfecture, Pascal Thiaw Kine, CGPME, a commenté : "nous sommes dimanche après-midi, nous sommes là pour discuter, alors discutons". Il a ensuite ajouté : "Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes tous Réunionnais, nous sommes sur un même territoire, nous sommes pour la négociation, c'est dans notre culture". Il a également indiqué que la grande distribution avait établi une liste de 127 produits susceptibles de faire l'objet d'une baisse des prix. Insuffisant pour le COSPAR qui réclame une baisse de 20% sur 500 produits de consommation courante.


Par ailleurs, les discussions entre le collectif et les bailleurs sociaux ont débouché, samedi soir, sur un pré-accord portant sur un gel des loyers au 31 décembre 2008 avec remboursement aux locataires des éventuelles hausses appliquées au 1er janvier 2009.
   

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