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Prix : le clash


Publié / Actualisé
Les négociations entre le COSPAR, collectif contre la vie chère et la grande distribution sur la baisse des prix ont tourné court ce vendredi 13 mars 2009. Le collectif a quitté la réunion après que les patrons des grandes surfaces aient annoncé des diminutions de 5 à 154% sur 40 produits dont 15 locaux. Un revirement inattendu par rapport à leurs propositions de mercredi qui recensaient 127 articles susceptibles de baisser. "Ce matin la grande distribution nous a fait une proposition insultante pour la population réunionnaise" s'est insurgé Jean-Hugues Ratenon, porte-parole du COSPAR. Le préfet Pierre Henry Maccioni a quitté la table des négociations à la demande du COSPAR. "Il voulait nous pousser à signer un accord portant sur les 40 produits proposés. Ce n'était pas acceptable, il n'avait pas à prendre parti pour la grande distribution. Nous lui avons donc demandé de sortir", explique Jean-Hugues Ratenon. Le COSPAR se dit prêt à retourner à la table des négociations "dès que la grande distribution fera des propositions en phase avec les besoins des Réunionnais".
Les négociations entre le COSPAR, collectif contre la vie chère et la grande distribution sur la baisse des prix ont tourné court ce vendredi 13 mars 2009. Le collectif a quitté la réunion après que les patrons des grandes surfaces aient annoncé des diminutions de 5 à 154% sur 40 produits dont 15 locaux. Un revirement inattendu par rapport à leurs propositions de mercredi qui recensaient 127 articles susceptibles de baisser. "Ce matin la grande distribution nous a fait une proposition insultante pour la population réunionnaise" s'est insurgé Jean-Hugues Ratenon, porte-parole du COSPAR. Le préfet Pierre Henry Maccioni a quitté la table des négociations à la demande du COSPAR. "Il voulait nous pousser à signer un accord portant sur les 40 produits proposés. Ce n'était pas acceptable, il n'avait pas à prendre parti pour la grande distribution. Nous lui avons donc demandé de sortir", explique Jean-Hugues Ratenon. Le COSPAR se dit prêt à retourner à la table des négociations "dès que la grande distribution fera des propositions en phase avec les besoins des Réunionnais".
"Nous demandons 20% de baisse des prix sur 500 articles tout en protégeant la production locale" rappelle Jean-Hugues Ratenon. Il y a deux jours, la grande distribution proposait une liste de 127 articles répartis dans 100 familles de produits. "Aujourd'hui, sans aucune explication, elle ne propose plus qu'une baisse de 5 à 14% sur 40 produit, dont plus d'un tiers en production locale. Ce n'est pas acceptable" martèle le porte-parole du collectif contre la vie chère.

Du café, des conserves et des boissons sont notamment compris dans les liste des articles locaux proposés par les grandes surfaces. " Nous connaissons les difficultés des producteurs locaux et nous n'accepterons pas de porter atteinte à leur production" a affirmé Jean-Hugues Ratenon. Une manière de répondre à Jean-Yves Minatchy. Le président de la chambre d'agriculture et de la CGPER s'était opposé, jeudi, à toute baisse de prix sur les produits locaux. Il avait aussi mis en garde contre "toute diminution sur les articles d'exportation qui déstabiliserait les produits locaux".

"Nous sommes d'accord avec lui. D'ailleurs, nous renouvelons à la CGPER notre invitation à rejoindre les rangs du COSPAR. C'est dans l'intérêt des agriculteurs. Nous sommes prêts à discuter avec eux" a commenté Jean-Hugues Ratenon.

Disant avoir demandé à la grande distribution "d'aller revoir sa copie", le porte-parole du collectif contre la vie chère indique avoir demandé et obtenu du préfet qu'il quitte la table des négociations. "Il voulait nous pousser à signer un accord portant sur 40 produits". Jean-Hugues Ratenon juge l'attitude "inacceptable et insultante". Il ajoute "le préfet est le garant du bien être de toute la population réunionnaise. Il ne doit pas prendre parti pour la grande distribution. Cela étant dit il n'est pas question d'exclure le préfet".

Le porte-parole du COSPAR souligne ensuite "nous sommes prêts à retourner négocier à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, si la grande distribution fait des propositions en phase avec les besoins des Réunionnais".

Par ailleurs, Jean-Hugues Ratenon a rappelé que les négociations sur les salaires n'avaient toujours par abouti. "On nous propose 150 euros d'augmentation, nous demandons 200 euros" dit-il. Il a aussi noté qu'aucune discussion n'avait encore eu lieu sur la hausse revendiquée de 200 euros ds minima sociaux, des basses retraites et des bourses. Il a affirmé à ce propos "nous ne signerons aucun accord ne prenant pas en compte l'intérêt de l'ensemble de la population".
   

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