Actions contre la vie chère :

Les minima sociaux en discussion


Publié / Actualisé
Jean-Hugues Ratenon menant une délégation du COSPAR, collectif contre la vie chère et des représentants de la direction du Travail, des organismes sociaux, dont la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales) et du conseil général sont en réunion à la préfecture depuis le début de cette après-midi du lundi 16 mars 2009. L'ordre du jour de la table ronde porte notamment sur le relèvement des minima sociaux. Le COSPAR revendique en effet 200 euros d'augmentation pour ces prestations allouées aux plus défavorisés. Le collectif refuse toute signature d'un protocole de fin de crise qui n'engloberait pas de solutions à l'ensemble de ses 62 revendications.
Jean-Hugues Ratenon menant une délégation du COSPAR, collectif contre la vie chère et des représentants de la direction du Travail, des organismes sociaux, dont la DRASS (direction régionale des affaires sanitaires et sociales) et du conseil général sont en réunion à la préfecture depuis le début de cette après-midi du lundi 16 mars 2009. L'ordre du jour de la table ronde porte notamment sur le relèvement des minima sociaux. Le COSPAR revendique en effet 200 euros d'augmentation pour ces prestations allouées aux plus défavorisés. Le collectif refuse toute signature d'un protocole de fin de crise qui n'engloberait pas de solutions à l'ensemble de ses 62 revendications.
Rappelons que la plateforme revendicative du COSPAR tourne autour de 4 axes principaux. Première revendication phare, l'augmentation de 200 euros des bas salaires. À ce jour, une hausse de 150 euros serait plus ou moins acquise. L'État s'est engagé à verser 100 euros pendant trois ans aux salariés du privé et aux contractuels du public percevant moins de 1,4 SMIC par mois. À cette somme s'ajoute, uniquement pour le privé, les 50 euros promis par le MEDEF et dans une moindre mesure par la CGPME.

Il reste donc 100 euros à trouver pour les contractuels du secteur public et au moins 50 euros pour les salariés du privé. Cela en sachant que les chefs d'entreprise de la FER (petites et très petites entreprises) ont déjà fait savoir qu'ils sont dans l'incapacité de verser les 50 euros proposés par les deux autres syndicats patronaux. Quant au conseil régional et au conseil général, ils refusent de participer au versement des 50 euros manquants au motif que cela ne relève pas de leurs compétence.

Ce chapitre revendicatif englobe aussi trois autres points : une augmentation de 200 euros des bourses, des bases retraites et des minima sociaux. La réunion en cours ce lundi à la préfecture est la première où est abordée le dernier point

La deuxième grande revendication du COSPAR porte sur une baisse de 20% sur 500 articles de consommation courante regroupés en 100 familles de produits avec protection de la production locale. Dans un premier temps, la grande distribution avait proposé une liste de 127 articles compris dans 100 familles. Mais en fin de semaine dernière contre toute attente, elle a réduit ses propositions à 40 produits, dont 15 locaux, et à des réductions de prix comprises entre 5 et 14%. Colère du COSPAR qui a claqué la porte en parlant "d'attitude insultante pour la population". Avant de rompre la discussion, le collectif avait demandé et obtenu du préfet qu'il quitte la table des négociations. "Il voulait nous pousser à signer un accord portant sur 40 produits" avait ensuite expliqué Jean-Hugues Ratenon.

Troisième revendication, la baisse de 5 euros de la bouteille de gaz et de 10 centimes du prix des carburants. Le préfet a décidé, le lundi 9 mars, une diminution de 3 euros sur la bouteille de gaz, de 6 centimes sur le litre de gazole et de 4 centimes sur le litre d'essence. Le COSPAR n'est qu'en partie satisfait.

Seul point où les négociations ont rapidement abouti, le gel des loyers des logements sociaux - la quatrième grande revendication du collectif. Les bailleurs sociaux ont acté le gel au 31 décembre 2008 avec remboursement aux locataires des éventuelles hausses de loyers appliquées depuis le 1er janvier 2009.
   

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