Revendications du COSPAR :

La contribution des collectivités


Publié / Actualisé
"Il ne s'agit de reprendre la main au préfet mais de contribuer au débat", a prévenu Paul Vergès, président du Conseil régional, lors de la conférence de presse commune avec la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, ce mardi 17 mars 2009. Rappelant la nécessité pour tous les partenaires "de négocier", il a présenté le travail que les deux collectivités territoriales ont effectué depuis le dimanche 15 mars. Ce travail tourne autour de trois axes principaux : les salaires, les prix et les minima sociaux. Cette contribution sera soumise aux différents partenaires mercredi 18 mars "au plus tard".
"Il ne s'agit de reprendre la main au préfet mais de contribuer au débat", a prévenu Paul Vergès, président du Conseil régional, lors de la conférence de presse commune avec la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar, ce mardi 17 mars 2009. Rappelant la nécessité pour tous les partenaires "de négocier", il a présenté le travail que les deux collectivités territoriales ont effectué depuis le dimanche 15 mars. Ce travail tourne autour de trois axes principaux : les salaires, les prix et les minima sociaux. Cette contribution sera soumise aux différents partenaires mercredi 18 mars "au plus tard".
Concernant les salaires, le président de la Région relève plusieurs problèmes. D'abord pour le secteur privé, il a noté l'opposition de la FER (Fédération des entreprises réunionnaises) de contribuer à l'augmentation des bas salaires à hauteur de 50?. Selon lui, la solution serait la négociation au sein même du patronat, "mais personne n'en discute", a t-il regretté. Il craint que ces accords sur l'augmentation des bas salaires ne provoquent "des licenciements en masse ou l'élimination d'une majorité de TPE/PME" incapables de payer les 50?.

Ensuite pour le secteur public, il s'est interrogé sur la façon dont les collectivités territoriales, notamment les mairies, allaient financer l'augmentation des bas salaires des contractuels de droit public, si un accord prévoyait là aussi 150? d'augmentation. "A la Région par exemple, nous avons peu d'agents qui sont en dessous de 1,4 SMIC hormis les contrats aidés. Comment peut-on les financer alors que l'Etat n'a pas compensé les transferts de compétences ? Nous allons directement vers une crise des collectivités locales", a lancé Paul Vergès.

Toujours à propos des salaires, Paul Vergès pose le problème de la pérennisation de l'intervention de l'Etat. La participation de l'Etat à hauteur de 100? est en effet limitée à 36 mois. "Et après ?", se demande le responsable de la Région.

Concernant les prix, le président du Conseil régional a souligné que la revendication du COSPAR (collectif contre la vie chère) est proche de celle qui se trouve dans les accords des Antilles. Selon lui, ce qui a été signé en Martinique et en Guadeloupe peut être signé à La Réunion "car les distributeurs sont pour la plupart les mêmes". Il a aussi proposé une concertation entre producteurs locaux, qui refusent la baisse du prix de leurs produits, et la grande distribution pour là aussi trouver un accord.

Concernant les minima sociaux, les représentants des deux conseils pensent que "si ce qui est appliqué aux Antilles est transposé à La Réunion, nous ferons un pas considérable dans l'avancée des négociations". "Un effort supplémentaire de l'Etat peut permettre de trouver la solution", a ajouté Paul Vergès. Parmi les mesures décidées pour les foyers les plus défavorisés des Antilles on compte, notamment, la revalorisation de 6,5% du minimum vieillesse, le versement d'une prime exceptionnelle de 500 euros aux salariés en contrat précaire, ainsi que le l'attribution d'une prime, elle aussi exceptionnelle, de 200 euros à 50 000 familles.
   

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