À la veille de la grève nationale :

Le COSPAR s'échauffe


Publié / Actualisé
Le COSPAR a renouvelé ce mercredi 18 mars 2009 ces opérations de communication en centre ville de Saint-Denis. Leurs visites impromptues chez certains commerçants pour dénoncer la vie chère n'ont pas pu avoir lieu. Tous les dirigeants ou presque avaient fermé leurs portes avant leur arrivée. À la veille de la grève nationale, cette action a pris l'allure d'un échauffement pour le COSPAR.
Le COSPAR a renouvelé ce mercredi 18 mars 2009 ces opérations de communication en centre ville de Saint-Denis. Leurs visites impromptues chez certains commerçants pour dénoncer la vie chère n'ont pas pu avoir lieu. Tous les dirigeants ou presque avaient fermé leurs portes avant leur arrivée. À la veille de la grève nationale, cette action a pris l'allure d'un échauffement pour le COSPAR.
Il y a-t-il une fuite, voire une taupe, au sein du COSPAR ? L'interrogation était sur toutes les lèvres en début d'après midi ce mercredi 18 mars. Et pour cause. Alors que les membres du collectif s'apprêtaient à renouveler une opération de communication impromptue au Score Chatel de Saint-Denis, ils sont tombés nez à nez avec un magasin et son point chaud fermés. " Nous n'avons même pas eu le temps de manifester pour dénoncer les prix et la vie chère", constate un membre du COSPAR.

La vingtaine de clients enfermée à l'intérieur a pu faire ses courses normalement avant d'être évacuée progressivement par les sorties de secours. " Je crois que la direction a eu peur des manifestants, confiait à la sortie Rémy, un client. Je croyais qu'ils étaient une centaine, moi ! En fait ils sont vingt !". Du côté de la direction, " il n'y aura pas de commentaires ", répètera Jean-Pierre Panechou, directeur du magasin. Pour le COSPAR, cette fermeture est peut-être le début d'une prise de conscience de la grande distribution. " Je crois qu'ils ont fermé parce qu'ils ont entendu à la radio qu'on allait venir. Ils sont conscients qu'ils sont dans l'erreur. Ça montre bien qu'il existe des revendications " a commenté Jean-Hugues Ratenon, porte parole du COSPAR.

Les opérations de communication ont été finalement menées ailleurs. Le COSPAR a ratissé large. Les membres ont d'abord investi le magasin d'Orange. " On soutient ce mouvement " déclarait Joceline, cliente et mère de Fabienne étudiante. Les membres du COSPAR se sont ensuite dirigés vers la BFC, avant la BNPI et la banque postale. Seules, les portes de la BNPI étaient closes avant leur arrivée. " On a entendu du bruit, on a fermé, on peut les recevoir mais en petit groupe ", a déclaré Eric Fauvel, secrétaire général de la BNPI, sorti pour voir.

" Aujourd'hui, c'est l'échauffement pour demain " lâchera, mégaphone à la main, Henri Grondin, membre du COSPAR. En effet, excepté le nombre de personnes mobilisées, une quarantaine en fin de course, ces actions de communication menées par le COSPAR ressemblaient étrangement à une manifestation. Tous les ingrédients étaient là : du camion sono de la CGTR, aux drapeaux décorées aux couleurs syndicales, en passant par les slogans scandés du type " Sarko t'es fouttu, le COSPAR est dans la rue ", les tracts distribués sous le titre " Asé roule anou " et enfin le camion sirène de la CFDT.

Le collectif a d'ailleurs appelé toutes les personnes rencontrées à descendre dans la rue ce jeudi 19 mars pour la grève nationale. Vers 16 heures, les manifestants étaient rue de Paris et le Score avait rouvert. Avant d'arriver jusque-là, les membres du COSPAR avaient emprunté dans l'ordre la rue Jean Chatel jusqu'à la rue Pasteur. Puis, la rue Juliette Dodu jusqu'à la rue maréchal Leclerc avant d'arriver sur la rue de Paris par la rue Sainte Anne.
   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !