Crédit agricole :

Suspension de la grève de la faim


Publié / Actualisé
En grève de la faim depuis le lundi 20 avril 2009, Gilbert Lauret et Frédéric Braud, salariés du Crédit Agricole, ont suspendu leur mouvement ce vendredi soir 24 avril. Ils ont pris leur décision après que la direction du travail ait accepté de mettre en place une commission de conciliation entre la direction de la banque verte et la grévistes "pour sortir de la crise". La rencontre aura lieu lundi 27 avril 2009 à 15 heures à au siège de la direction du travail. En attendant le personnel poursuit son débrayage. Gilbert Lauret et Frédéric Braud n'excluent pas de reprendre leur grève de la faim si les négociations n'aboutissent pas.
En grève de la faim depuis le lundi 20 avril 2009, Gilbert Lauret et Frédéric Braud, salariés du Crédit Agricole, ont suspendu leur mouvement ce vendredi soir 24 avril. Ils ont pris leur décision après que la direction du travail ait accepté de mettre en place une commission de conciliation entre la direction de la banque verte et la grévistes "pour sortir de la crise". La rencontre aura lieu lundi 27 avril 2009 à 15 heures à au siège de la direction du travail. En attendant le personnel poursuit son débrayage. Gilbert Lauret et Frédéric Braud n'excluent pas de reprendre leur grève de la faim si les négociations n'aboutissent pas.
Les négociations à la direction du travail devraient porter sur une augmentation des salaires de 200 euros nets et l'attribution d'une prime d'intéressement à hauteur de 18% du chiffre d'affaires.

Ce vendredi les actions de communication des salariés se sont poursuivies. Après l'agence de Saint-Gilles ce jeudi 23 avril, c'est l'agence de Saint-Benoît qui a été la cible des grévistes. Environ 80 grévistes ont "filtré" la circulation devant l'agence selon Jean-Paul Ferrère, délégué syndical CFDT.

Par ailleurs, le délégué syndical a souhaité réagir aux déclarations du directeur général de la banque verte, Pierre Martin, dans un entretien paru dans un quotidien local. Pierre Martin estime que les revendications des grévistes sont "surréalistes" tout en précisant qu'il a proposé "d'augmenter la masse salariale de 7% en 2009". Il a ajouté que "le résultat 2008 a progressé d'1,7% grâce a une opération de défiscalisation. Sans cela, il aurait été en baisse".

Pour Jean-Paul Ferrère, "il est intolérable que le directeur général dise que nous mettons l'entreprise en péril alors qu'il obtient de grosses primes". Quant aux chiffres donnés par Pierre Martin, il les qualifie de "totalement faux". "Il reste sur des bases d'avant grève alors que les choses ont beaucoup évolué depuis", conclut-il.
   

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