Social :

ARAST : six mois de sursis


Publié / Actualisé
L'ARAST a obtenu un répit de six mois. Ce mardi 29 septembre 2009, le tribunal de commerce de Saint-Denis a en effet autorisé l'association régionale d'accompagnement social territorialisé a poursuivre ses activités pendant 180 jours. Les salariés ont immédiatement décidé de mettre fin à leur mouvement de grève et de reprendre le travail. Par ailleurs, la juge a exigé que des offres de reprises d'activité soient présentées avant le 30 octobre prochain. Des offres qui seront ensuite examinées lors d'une audience prévue le 6 novembre.
L'ARAST a obtenu un répit de six mois. Ce mardi 29 septembre 2009, le tribunal de commerce de Saint-Denis a en effet autorisé l'association régionale d'accompagnement social territorialisé a poursuivre ses activités pendant 180 jours. Les salariés ont immédiatement décidé de mettre fin à leur mouvement de grève et de reprendre le travail. Par ailleurs, la juge a exigé que des offres de reprises d'activité soient présentées avant le 30 octobre prochain. Des offres qui seront ensuite examinées lors d'une audience prévue le 6 novembre.
Ce sursis a été obtenu alors que tout semblait perdu pour l'ARAST. Lundi, les salariés eux-mêmes, à commencer par leur directeur Patrick Jacquemart, s'attendaient à ce que le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire en fin d'audience.

Par le biais de leur avocat, Maître Akhoun - qui lui également croyait à la liquidation imminente -, ils ont néanmoins demandé au tribunal une prolongation de trois mois du redressement judiciaire de la structure. "J'espère que les juges vont accepter. Cela permettrait de mettre en place un plan de restructuration et de sauver les emplois" commentait Patrick Jacquemart. Il se disait favorable à la création d'une SEM (société d'économie mixte - ndlr) ou de GIP groupement d'intérêts publics - ndlr)" d'une part pour sauvegarder les 1 200 emplois de l'association, d'autre part pour assurer une continuité de services après des 8 000 bénéficiaires actuels.

La juge s'est donnée la nuit pour réfléchir à cette proposition. Finalement elle est allée au delà des espérances des grévistes. Ils réclamaient trois mois de plus, ils en ont obtenu six. Les salariés sont conscients que ce sursis n'est pas forcément synonyme de sauvetage définitif. "Mais cela permettra de tout faire pour que l'ARAST, assurément condamnée sous sa forme actuelle, puisse poursuivre ses activités sous une forme juridique ou une autre" notait un employé.

Entre temps, l'ARAST et le conseil général devront mener une réflexion pour trouver un repreneur. En effet, la poursuite de la période d'observation est conditionnée à la présentation devant le tribunal de commerce d'offres de reprises avant le 30 octobre. Ces offres seront acceptées ou rejetées par la juge lors de l'audience du 6 novembre.

Les salariés ont décidé de reprendre le travail dès l'annonce du jugement par le tribunal de commerce. L'ARAST intervient auprès des personnes âgées, des malades et des différents publics en difficultés. Environ 8 000 personnes bénéficient de ses services.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !