ARAST :

Le Département ne comblera pas le déficit


Publié / Actualisé
Le conseil général n'apportera aucune aide à l'ARAST pour combler son déficit estimé à plus de 17 millions d'euros. C'est ce qu'a annoncé Nassimah Dindar, présidente du conseil général, lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 29 septembre 2009. Elle a tout de même assuré que les prestations d'aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées seront payées durant le redressement judiciaire de l'association. Cette annonce fait suite au prononcé, par le tribunal de commerce, de la poursuite de la période d'observation pour 6 mois.
Le conseil général n'apportera aucune aide à l'ARAST pour combler son déficit estimé à plus de 17 millions d'euros. C'est ce qu'a annoncé Nassimah Dindar, présidente du conseil général, lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 29 septembre 2009. Elle a tout de même assuré que les prestations d'aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées seront payées durant le redressement judiciaire de l'association. Cette annonce fait suite au prononcé, par le tribunal de commerce, de la poursuite de la période d'observation pour 6 mois.
Alors que l'ARAST était vouée à la disparition, la juge du tribunal de commerce en a décidé autrement en prononçant la poursuite de la période d'observation sous le contrôle d'un administrateur judiciaire. Une décision saluée par la présidente du conseil général qui a rappelé son soutien aux salariés de la structure d'aide aux personnes âgées. Néanmoins, soutien aux salariés ne signifie pas soutien au déficit de l'association. "Il est hors de question de verser des deniers publics pour combler le passif de l'ARAST. Je dois gérer cet argent de façon responsable", a lancé Nassimah Dindar.

Elle a, en outre, souhaité rassurer les bénéficiaires des aides départementales. "Nos budgets sont déjà votés. Tous ceux qui sont éligibles aux aides ménagères et à l'allocation personnalisée d'autonomie percevront ce qui leur est dû", a déclaré Nassimah Dindar.

Elle s'est par ailleurs exprimée sur la situation actuelle de l'organisme. "Il y'a eu l'Arfuts, l'Association Saint-Jean de Dieu et aujourd'hui l'ARAST. Nous pouvons nous demander si le statut associatif est capable de répondre à ce type de mission de service public", s'interroge la présidente de la collectivité locale. Sans trop s'avancer, elle estime tout même que la mise en place d'une SEM (société d'économie mixte) ne serait pas la bienvenue. Quelle est la meilleure solution ? "Ce sera à l'administrateur judiciaire de proposer des solutions", répond l'élue.

En effet, l'administration judiciaire doit présenter au juge du tribunal de commerce des propositions de reprise de l'activité d'ici le 30 octobre prochain. En attendant cette échéance, "nous poursuivrons nos missions de service public", assure Nassimah Dindar.

   

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