Après la liquidation de l'ARAST :

Le Département pourrait intégrer 800 salariés


Publié / Actualisé
Il y a peut être une lueur d'espoir pour une partie des salariés de l'ARAST ainsi que pour les bénéficiaires des services de cette structure. 800 des 1 196 salariés de la structure, liquidée judiciairement ce vendredi 27 novembre 2009 pourraient être intégrés dans les rangs du conseil général. Cette décision devrait être soumise au vote des conseillers généraux au cours de l'assemblée plénière du Département ce mercredi 2 décembre. En attendant, le conseil général a décidé de renforcer les effectifs du 115, le numéro vert du service réservé aux aides sociales d'urgence.
Il y a peut être une lueur d'espoir pour une partie des salariés de l'ARAST ainsi que pour les bénéficiaires des services de cette structure. 800 des 1 196 salariés de la structure, liquidée judiciairement ce vendredi 27 novembre 2009 pourraient être intégrés dans les rangs du conseil général. Cette décision devrait être soumise au vote des conseillers généraux au cours de l'assemblée plénière du Département ce mercredi 2 décembre. En attendant, le conseil général a décidé de renforcer les effectifs du 115, le numéro vert du service réservé aux aides sociales d'urgence.
Ce sont essentiellement les salariés affectés au service d'aide à domicile qui seront embauchés par le Département. Dans un premier temps un contrat à durée déterminée de 6 mois leur sera proposé. Il prendrait effet dès ce lundi 30 novembre.

En attendant et pour le week-end, les personnes en difficulté (personnes âgées, personnes handicapées, malades etc) et leurs familles pourront téléphoner au 115 ce numéro pour obtenir une assistance en urgence. Environ 8 000 personnes, certaines entièrement dépendantes, bénéficiaient des services de l'ARAST.

Le conseil général n'a pas soutenu le projet de reprise d'activités présenté par le collectif des salariés de la défunte ARAST. Peut-être à dessein. Laisser le tribunal de commerce prononcer la liquidation judiciaire de la structure et intégrer ensuite dans ses rangs les deux tiers de l'effectif de l'association offre en effet un double avantage. En l'occurrence ne pas être dans l'obligation d'éponger le passif de l'ARAST - environ 10 millions d'euros -, tout en lui permettant, de fait mais sous une autre forme, de poursuivre ses activités.

Reste maintenant à savoir si le conseil général compte garder dans son personnel l'ensemble des 800 ex salariés de l'ARAST. Dans ce cas ces derniers seraient dans l'obligation de passer et de réussir les concours donnant accès au titre de fonctionnaires territoriaux. À charge ensuite pour le Département de les titulariser avec tout ce que cela comporte en termes de charges supplémentaires de salaires. La collectivité peut aussi prendre la décision de favoriser la création d'une autre structure associative qui se substituerait à l'ARAST.

La décision sera connue dans six mois.

   

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