Social - Tribunal de grande instance :

ARAST: jour de jugement


Publié / Actualisé
Les 1 196 salariés de l'ARAST, (association régionale d'accompagnement social territorialisé) seront fixés sur leur sort ce vendredi 27 novembre 2009. À 14 heures, le tribunal de grande instance de Saint-Denis rendra sa décision concernant la poursuite ou non des activités de cette structure d'aide aux personnes en difficulté. Le tribunal peut ordonner une reprise totale ou partielle des activités de l'association soit sa liquidation. Les 1 196 salariés seraient alors licenciés. En cessation de paiement depuis plusieurs mois, l'ARAST est placée en redressement judicaire. son déficit est estimé à 10 millions d'euros.
Les 1 196 salariés de l'ARAST, (association régionale d'accompagnement social territorialisé) seront fixés sur leur sort ce vendredi 27 novembre 2009. À 14 heures, le tribunal de grande instance de Saint-Denis rendra sa décision concernant la poursuite ou non des activités de cette structure d'aide aux personnes en difficulté. Le tribunal peut ordonner une reprise totale ou partielle des activités de l'association soit sa liquidation. Les 1 196 salariés seraient alors licenciés. En cessation de paiement depuis plusieurs mois, l'ARAST est placée en redressement judicaire. son déficit est estimé à 10 millions d'euros.
Les neuf projets de reprise ont été présentés au magistrat le lundi 23 novembre. Deux d'entre eux auraient plus particulièrement retenu son attention. À savoir le projet du Groupement d'insertion des handicapés physiques (GIHP) soutenu par le conseil général et celui présenté par les salariés de l'association réunis en collectif.

Conseillés par un avocat spécialiste de droit public, les travailleurs de l'ARAST ont en effet imaginé la création de quatre structures distinctes pour remplacer leur structure en faillite.

La première, une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), emploierait 860 personnes au service des aides à domicile. La seconde, associative, serait dédiée à la protection des enfants et des familles avec 108 salariés à son service. La troisième structure prendrait la forme d'une plateforme de services qui réunirait 21 salariés pour tout ce qui concerne le fonctionnement des deux autres structures : comptabilité, paiement, relations humaines, formations et autres. Enfin, une dernière association serait créée pour porter l'offre relative à l'activité microcrèche.

L'ARAST avait pour les subventions du conseil général pour principale source de financement. Pointant le mauvais fonctionnement de l'association, le Département refuse de remettre la main à la poche pour renflouer les caisses et plaide en faveur de la mise en place d'une nouvelle structure.

L'ARAST emploie 1 196 salariés. Plus de 8 000 personnes bénéficient de ses services d'aide.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !