Social - Conseil général :

Les anciens de l'ARAST bloquent le directeur de l'AGS


Publié / Actualisé
Une centaine d'anciens salariés de l'ARAST (Association Régionale d'Accompagnement Social Territorialisé) retiennent au conseil général depuis ce mardi après-midi 29 décembre 2009, Éric Marimoutou, directeur de l'AGS (association de Gestion des créances des salariés) et son avocat. Ils veulent obtenir l'engagement écrit que leur salaires de décembre seront bien versés.
Une centaine d'anciens salariés de l'ARAST (Association Régionale d'Accompagnement Social Territorialisé) retiennent au conseil général depuis ce mardi après-midi 29 décembre 2009, Éric Marimoutou, directeur de l'AGS (association de Gestion des créances des salariés) et son avocat. Ils veulent obtenir l'engagement écrit que leur salaires de décembre seront bien versés.
Les anciens de l'ARAST sont arrivés au conseil général vers 9 heures. Ils ont entrés dans l'hémicycle et ont demandé à être reçus par des élus. En l'absence de réponse à leur requête, une quinzaine d'entre eux a forcé le passage jusqu'au 5ème étage. C'est là où se trouvent les bureaux de la présidente Nassimah Dindar, absente à ce moment là. Ils ont finalement été reçus par Ibrahim Dindar et ont convenu de la tenue d'une d'une table ronde entre eux, l'AGS et le conseil général.

Ces deux entités "se rejettent la balle" commentait un peu plus tard Jean-Pierre Rivière, dirigeant de la CFDT. "L'AGS juge qu'elle n'a pas à verser d'indemnités aux anciens salariés puisqu'ils vont être embauchés par le conseil général et qu'il s'agit à son sens d'une continuité d'activité. Le Département estime pour sa part que ce n'est pas le cas" remarque le syndicaliste.

Rappelons que le conseil général a voté le 16 décembre le principe de création de 1 000 postes en CDD d'aides à domicile, l'une des principales activité exercée par la défunte ARAST. Craignant déjà que l'AGS refuse de leur verser des indemnités de licenciement, les syndicats avaient demandé aux ex salariés d'être "prudents" avant de signer ces contrats.

À ce jour, une cinquantaine de CDD aurait été signée par des ex de l'ARAST. Mais le chiffre n'est pas certain et l'AGS ne disposerait pas des noms des signataires. D'où la manifestation de ce mardi matin. "Nous vous avoir la liste complète des personnes qui ont déjà signé leur CDD. L'AGS n'aura alors plus de prétexte pour ne pas nous payer" lançait une manifestante.

En début d'après, É ric Marimoutou, le directeur de l'AGS arrivait au conseil général en compagnie de son avocat. Dans un premier temps, sous la garde de deux vigiles, ils s'enfermaient dans une salle de réunion avec des représentants du Département. La démarche n'était que moyennement appréciée par les manifestants. Une vingtaine de minutes plus tard, ils étaient finalement conviés à une table ronde dans l'hémicycle.

Les représentants du conseil général ont quitté la réunion assez vite. Quant au directeur de l'AGS, il s'est engagé verbalement à payer les salaires de décembre "pour retirer une épine du pied" des ex de l'ARAST. Les manifestants le retiennent dans la salle de réunion en exigeant un engagement écrit.


Le vendredi 27 novembre de tribunal de commerce a prononcé la liquidation de l'ARAST. La structure accusait un déficit de 10 millions d'euros. 1 196 personnes se retrouvaient au chômage. Selon les différentes estimations l'AGS devrait leur verser environ 27 millions d'euros d'indemnités.

L'ARAST était spécialisée dans l'aide à domicile et le service à la personne. 8 000 personnes bénéficiaient de ses services.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !