Les ex-salariés de l'ARAST toujours mobilisés :

Désespérément seuls


Publié / Actualisé
Ils sont une centaine d'ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) au Conseil Général ce mercredi 6 janvier 2010 au matin. Soit moitié moins que ce mardi 5 janvier. Vers 10 heures 15, une quinzaine d'entre-eux se sont rendus dans un bureau annexe du Conseil Général, rue de Lescouble, où devait se dérouler une formation de chargés de secteur pour les aides à domicile souhaitant évoluer dans leur métier. En apprenant que la formation avait démarré, sans eux, ce mardi 5 janvier, la colère des travailleurs sociaux s'est amplifiée. Mais cette visite rue de Lescouble n'a mené nulle part. Aucun responsable n'était présent dans les bureaux.
Ils sont une centaine d'ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) au Conseil Général ce mercredi 6 janvier 2010 au matin. Soit moitié moins que ce mardi 5 janvier. Vers 10 heures 15, une quinzaine d'entre-eux se sont rendus dans un bureau annexe du Conseil Général, rue de Lescouble, où devait se dérouler une formation de chargés de secteur pour les aides à domicile souhaitant évoluer dans leur métier. En apprenant que la formation avait démarré, sans eux, ce mardi 5 janvier, la colère des travailleurs sociaux s'est amplifiée. Mais cette visite rue de Lescouble n'a mené nulle part. Aucun responsable n'était présent dans les bureaux.
Le petit groupe de manifestants a été accueilli avec des prospectus résumant les documents à fournir pour bénéficier d'une formation d'aide à domicile. Un papier peu utile pour les 1196 professionnels de l'ex-Arast. Une méprise involontaire des deux salariées présentes dans les locaux de la rue de Lescouble mais qui a permis de souligner un point important : les anciens de l'Arast ne peuvent prétendre à aucune formation faute de pouvoir s'inscrire comme chômeurs au Pôle emploi. De fait, le premier document exigé est une attestation de demandeur d'emploi catégorie 5.

Personne d'autre dans les locaux donc, que ces deux salariées. La formation de chargés de secteur, débutée mardi, n'a pas eu lieu ce mercredi. "Ils se doutaient que nous reviendrions" s'exclame une ex-salariée de l'ARAST. Un groupe avait déjà investi les locaux rue de Lescouble ce mardi.

Ce bureau annexe du Conseil Général a été dévolu au GIP (groupement d'intérêt public) destiné à reprendre les activités de l'ARAST. Le principe de sa création avait été adopté par les conseillers généraux le 2 décembre 2009.

Pour l'heure, la mobilisation continue dans le calme au Conseil Général.

Ce mardi 5 janvier la journée avait été mouvementée. La vitre d'une porte interdisant l'accès aux bureaux des élus avait été brisée. Puis une centaine d'anciens de l'ARAST s'étaient rendus à la préfecture, puis au siège de l'AGS (l'association de gestion des créances des salariés) avant de retourner au Conseil Général où une trentaine d'entre eux ont passé la nuit.

   

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