Social-Les ex-salariés de l'Arast toujours mobilisés :

"Nous allons devoir durcir le mouvement"


Publié / Actualisé
Une soixantaine d'ex-salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont dormi dans le calme pour la troisième fois consécutive dans le hall du Conseil Général cette nuit du jeudi 7 janvier au vendredi 8 janvier 2010. Ils attendent une nouvelle déclaration du Département et de l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) qui se sont engagés à trouver un terrain d'entente d'ici à ce midi, sans quoi ils promettent de "durcir le mouvement".
Une soixantaine d'ex-salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont dormi dans le calme pour la troisième fois consécutive dans le hall du Conseil Général cette nuit du jeudi 7 janvier au vendredi 8 janvier 2010. Ils attendent une nouvelle déclaration du Département et de l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) qui se sont engagés à trouver un terrain d'entente d'ici à ce midi, sans quoi ils promettent de "durcir le mouvement".
Grève de la fin, blocage du barachois, diverses actions sont proposées. Aucune n'est encore retenue mais les anciens salariés de l'Arast y réfléchissent sérieusement. On peut s'attendre à un mouvement d'humeur cet après-midi si aucune avancée n'est trouvée à l'issue de la concertation entre le directeur de l'AGS, Eric Marimoutou et la présidente du Département, Nassimah Dindar.

Une intervention de Nassimah Dindar sur les ondes de radio Festival ce jeudi matin a par ailleurs contribué à crisper un peu plus les anciens de l'Arast. La présidente du Département a dit découvrir que les 64 salariés protégés, c'est-à-dire syndiqués, de l'Arast ont reçu leur salaire. " Nous sommes encore salariés de l'Arast. C'est la loi. En cas de licenciement économique, les salariés protégés ne peuvent pas être licenciés au même titre que les autres !" s'insurge Valérie Bénard, l'une des porte-parole des salariés de l'Arast et employée protégée. D'ajouter " si nous étions de mauvais salariés protégés nous serions tranquillement chez nous à l'heure qu'il est, puisqu'en effet, nous avons perçu notre salaire ce mois-ci".

Ce vendredi 8 janvier n'est pas une date anodine dans ce conflit. A compter de ce jour, les anciens de l'Arast ont la possibilité de saisir la justice pour déterminer qui du Conseil Général ou de l'AGS dit juste. Depuis la liquidation judiciaire de l'association d'aide à domicile le 27 novembre 2009, l'un et l'autre se renvoient la responsabilité des salariés.

Une réunion rassemblant l'ensemble des parties concernées par l'imbroglio autour du statut juridique des anciens de l'Arast s'est tenue pendant plus de 5 heures ce jeudi à la Préfecture. À l'issue de cette table ronde, la caisse d'allocations familiales s'est engagée à examiner les dossiers des familles en détresse et le Pôle emploi à prendre en charge les personnes ayant souscrit une convention de reclassement personnalisée. Le Département, quant à lui, propose à l'AGS de payer "les indemnités dues aux ex salariés, le conseil général s'engageant à rembourser l'AGS si une décision judicaire ultérieure venait à reconnaître la responsabilité du Département". Mais rien de concret ne ressort de ces décisions et aucune de ces promesses n'a fait l'objet d'engagement signé.

Rappelons qu'à sa liquidation, l'ARAST accusait un déficit de 10 millions d'euros. 1.196 personnes se retrouvaient au chômage. L'ARAST était spécialisée dans l'aide à domicile et le service à la personne. 8 000 personnes bénéficiaient de ses services.

   

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